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PHARMACOLOGIE

Pharmacocinétique: L’éthosuximide est complètement et rapidement absorbé par le tube digestif. Le pic plasmatique est atteint 1 à 7 heures après l’administration d’une dose unique par voie orale. Comme l’éthosuximide ne se lie pas fortement aux protéines plasmatiques, il atteint dans la salive et le liquide céphalo-rachidien une concentration à peu près égale à celle du plasma. Les concentrations thérapeutiques se situent entre 280 et 710 µmol/L (40 à 100 µg/mL). L’éthosuximide est biotransformé en au moins 3 métabolites dans le plasma. Seulement 12 à 20 % du médicament est excrété sous forme inchangée dans l’urine. La demi-vie d’élimination est de 40 à 60 heures chez l’adulte et de 30 heures chez l’enfant.

INDICATIONS

Pour maîtriser les absences épileptiques (petit mal).

CONTRE-INDICATIONS

Chez les patients hypersensibles aux imides succiniques ou à leurs composants.

MISES EN GARDE

Des dyscrasies sanguines, dont certaines ont eu une issue fatale, ont été associées à l’emploi
de l’éthosuximide; il convient donc de procéder à des numérations globulaires périodiques. Si des signes ou des symptômes d’infection (p. ex., maux de gorge et fièvre) se manifestent, une numération globulaire doit être envisagée.
Des changements morphologiques et fonctionnels du foie ont été signalés chez des animaux ayant reçu de l’éthosuximide. Des études ont révélé des anomalies des fonctions hépatique et rénale chez l’humain.


Disponible uniquement
sur ordonnance

Par conséquent, l’éthosuximide doit être administré avec une extrême prudence en présence d’une affection rénale ou hépatique. Il est recommandé de soumettre tous les sujets qui prennent ce médicament à des analyses d’urine et à des épreuves d’évaluation de la fonction hépatique à intervalles réguliers.
Des cas de lupus érythémateux disséminé ont été signalés lors de l’emploi d’éthosuximide. Le médecin doit en tenir compte.

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Grossesse: D’après des rapports récents, il existe un lien entre l’emploi d’anticonvulsivants chez des femmes épileptiques enceintes et l’augmentation de la fréquence de malformations congénitales chez les enfants nés de ces femmes. La fréquence des malformations congénitales, qui est d’environ 2 % dans la population générale, peut doubler ou tripler chez les enfants de femmes épileptiques traitées. Cette augmentation est en majeure partie imputable à des anomalies particulières, dont des malformations cardiaques et des fentes labiopalatines. Néanmoins,
la grande majorité des femmes épileptiques sous traitement anticonvulsivant donnent naissance à des enfants normaux.

Même si plus de données concernent la phénytoïne et le phénobarbital, il ne faut pas oublier que ce sont aussi les anticonvulsivants le plus souvent prescrits. Certains rapports évoquent toutefois la possibilité qu’un tel lien puisse être établi avec d’autres anticonvulsivants, y compris la triméthadione et la paraméthadione. Il est cependant possible que d’autres facteurs, telles une prédisposition génétique ou l’épilepsie proprement dite, contribuent à la fréquence élevée de malformations congénitales ou en soient principalement responsables.

On ne doit pas interrompre la médication antiépileptique chez les patientes dont le traitement vise à prévenir les crises majeures, sous peine de précipiter l’apparition de l’état de mal épileptique et d’une hypoxie pouvant mettre en danger tant la mère que l’enfant à naître. En ce qui concerne les médicaments administrés pour prévenir les crises d’épilepsie mineures, on doit, dans chaque cas, peser le risque que comporte l’interruption du traitement avant ou pendant la grossesse contre le risque de malformations congénitales, en tenant compte des antécédents
familiaux.

On doit inciter les femmes épileptiques en âge de procréer à consulter un spécialiste et à signaler sans tarder toute grossesse à leur médecin. Si le bien-fondé du traitement antiépileptique est remis en question, il convient de consulter.

Il faut garder à l’esprit les considérations qui précèdent et n’administrer l’éthosuximide aux femmes en âge de procréer que si les bienfaits thérapeutiques escomptés pour la mère l’emportent sur les risques pour le foetus.
Allaitement:
Les femmes sous éthosuximide ne doivent pas allaiter leur enfant.
Pédiatrie: L’innocuité et l’efficacité de l’éthosuximide chez les enfants de moins de 3 ans n’ont pas été établies (voir Posologie).

Amoindrissement des facultés: L’éthosuximide peut altérer les capacitésmentales et physiques nécessaires à l’exécution de tâches potentiellement dangereuses, telles que la conduite d’un véhicule motorisé ou d’autres activités requérant de la vigilance.

PRÉCAUTIONS

Administré seul dans des états épileptiques de type mixte, l’éthosuximide peut, dans certains cas, accroître la fréquence des crises tonico-cloniques (grand mal).
L’augmentation ou la diminution de la dose d’éthosuximide, à l’instar d’autres anticonvulsivants, doit se faire progressivement, tout comme l’ajout ou le retrait d’un autre médicament. L’interruption soudaine de la médication antiépileptique peut précipiter l’état d’absence (petit mal).


Renseignements à communiquer aux patients: Amoindrissement des facultés: L’éthosuximide peut altérer les capacitésmentales
et physiques nécessaires à l’exécution de tâches potentiellement dangereuses, telles que la conduite d’un véhicule motorisé ou d’autres activités requérant de la vigilance. Il faut en avertir les patients. Il faut aussi leur souligner l’importance de suivre à la lettre la posologie prescrite, et leur dire de communiquer sans tarder avec le médecin dès l’apparition de signes ou de symptômes évocateurs d’une infection (mal de gorge et fièvre).

Interactionsmédicamenteuses: Étant donné que l’éthosuximide peut interagir avec les autres antiépileptiques administrés en concomitance, un dosage périodique des concentrations sériques de ces médicaments peut s’avérer nécessaire (p. ex., l’éthosuximide peut provoquer une élévation des taux sériques de phénytoïne, alors que l’acide valproïque aurait fait augmenter ou diminuer la concentration d’éthosuximide selon certains rapports).

Cancérogenèse, mutagenèse et altération de la fertilité: Aucune étude rigoureuse n’a évalué systématiquement les effets de ce médicament sur la cancérogenèse, la mutagenèse et la fertilité.

EFFETS INDÉSIRABLES

Gastro-intestinales: Anorexie, malaises gastriques, nausées et vomissements, crampes, douleurs épigastriques et abdominales, maigrissement et diarrhée comptent parmi les symptômes digestifs fréquents. Des cas d’hypertrophie des gencives et d’oedème de la langue ont été signalés.

Troubles hématopoïétiques: leucopénie, agranulocytose, pancytopénie, anémie aplasique, avec ou sans aplasie médullaire, et éosinophilie.

Troubles du système nerveux: Les réactions nerveuses et sensorielles signalées au cours du traitement par l’éthosuximide comprennent les manifestations suivantes: somnolence, céphalées, étourdissements, euphorie, hoquet, irritabilité, hyperactivité, léthargie, fatigue et ataxie. Parmi les anomalies psychiatriques ou psychologiques associées à l’administration d’éthosuximide, soulignons la perturbation du sommeil, les terreurs nocturnes, l’incapacité de se concentrer et l’agressivité. Ces effets sont plus susceptibles de se produire chez les patients ayant déjà éprouvé des troubles psychologiques. On a aussi signalé de rares cas de psychose paranoïaque, d’augmentation de la libido et d’aggravation de la dépression avec intention suicidaire déclarée.

Troubles tégumentaires: Les manifestations cutanées observées lors de l’administration d’éthosuximide comprennent l’urticaire, le syndrome de Stevens-Johnson, le lupus érythémateux disséminé et les éruptions érythémateuses et prurigineuses.

Troubles de l’appareil génito-urinaire: hématurie microscopique et saignements vaginaux.
Divers: myopie et hirsutisme.

SURDOSAGE

Symptômes: Un surdosage aigu peut provoquer des nausées, des vomissements et une dépression du SNC incluant un coma accompagné d’insuffisance respiratoire. Aucun lien n’a été établi entre la toxicité de l’éthosuximide et sa concentration plasmatique. L’intervalle thérapeutique s’étend de 280 à 710 µmol/L; une concentration atteignant 1050 µmol/L a toutefois été signalée en l’absence de signes de toxicité.

Traitement: On doit faire vomir le patient (àmoins qu’il ne soit obnubilé, comateux ou pris de convulsions, ou encore qu’il risque de sombrer rapidement dans un tel état) ou lui faire subir un lavage gastrique, ou encore lui administrer du charbon activé ou un purgatif et appliquer des mesures de soutien générales. L’hémodialyse peut être utile dans le traitement du surdosage à l’éthosuximide. La diurèse forcée et l’exsanguino-transfusion sont inefficaces.

POSOLOGIE

Dose initiale: Enfants de 3 à 6 ans: 250 mg/jour; patients plus âgés: 500 mg/jour en plusieurs prises.
La dose doit ensuite être individualisée en fonction de la réponse et de la tolérance du patient. L’augmentation doit se faire graduellement, à raison, par exemple, de 250 mg/jour tous les 4 à 7 jours jusqu’à ce que les crises soient maîtrisées avec un minimum d’effets indésirables. L’administration de 1 à 1,5 g/jour en plusieurs prises suffit souvent à maîtriser les crises; il se peut toutefois qu’on doive continuer d’augmenter progressivement la dose en surveillant de très près la réponse du patient. L’administration de plus de 1,5 g/jour en plusieurs prises exige
l’étroite surveillance d’un médecin. Chez la plupart des enfants, la posologie optimale s’établit à 20 mg/kg/jour; la concentration plasmatique moyenne se situant alors dans l’intervalle thérapeutique: 280 à 710 µmol/L (40 à 100 µg/mL). Le schéma thérapeutique ultérieur dépend de l’efficacité du traitement et du dosage des concentrations plasmatiques.


L’éthosuximide peut être administré conjointement avec d’autres anticonvulsivants lorsque diverses formes d’épilepsie coexistent avec les absences (petit mal). La posologie optimale chez la plupart des enfants est de 20 mg/kg/jour.

PRÉSENTATION

Capsules: Une capsule de gélatine soluble, portant l’inscription «PD 237» en relief contient 250 mg d’éthosuximide. Ingrédients non médicinaux: D&C jaune no 10, FD&C rouge no 3, gélatine, glycérine, polyéthylèneglycol et sorbitol. Flacons de 100. Conserver à une température de 15 à 25 °C, à l’abri de la chaleur.

Sirop: 5 mL de sirop contiennent 250 mg d’éthosuximide. Ingrédients non médicinaux: acide citrique anhydre, alcool, aromatisants, benzoate de sodium, citrate de sodium, eau purifiée, FD&C jaune no 6, glycérine, saccharine sodique, sucrose et vanilline. Alcool: 3 %. Énergie: 62,76 kJ (15 kcal)/5 mL. Sodium: <1 mmol (6,7 mg)/5 mL. Sans gluten, lactose, parabènes, sulfite ni tartrazine. Flacons de 500 mL. Conserver à une température de 15 à 25 °C, à l’abri du gel et de la lumière.












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