| MISES EN GARDE |
|
 |
Ladministration dATC,
surtout à fortes doses, peut entraîner une tachycardie
sinusale, des altérations du temps de conduction et des arythmies.
Quelques cas de mort subite ont été rapportés
chez des patients atteints de troubles cardiovasculaires. On a également
fait état de cas dinfarctus du myocarde et daccident
vasculaire cérébral liés à lemploi
dATC. Il faut donc administrer SINEQUAN avec extrême
prudence aux patients ayant des antécédents de maladie
cardiovasculaire ou présentant une instabilité circulatoire,
ainsi quaux patients âgés. Dans de tels cas,
il faut commencer le traitement à faible dose et augmenter
peu à peu cette dernièreau besoin seulement
et si la prise de doses plus fortes est tolérée
et il faut surveiller étroitement létat du patient
peu importe la dose administrée.
Comme les ATC sont réputés abaisser le seuil convulsif,
SINEQUAN doit être employé avec prudence en présence
dantécédents de troubles convulsifs. Ladministration
simultanée de SINEQUAN et délectrochocs peut
être risquée, aussi faut-il limiter cette association
thérapeutique aux cas qui en ont absolument besoin.
Le traitement par SINEQUAN exige une surveillance étroite
de létat de tout patient atteint dhyperthyroïdie
ou qui reçoit des hormones thyroïdiennes, en raison
du risque de toxicité cardiovasculaire quil comporte
dans ces situations. Pris à des doses excédant 150
mg/jour, SINEQUAN peut bloquer leffet antihypertenseur de
la guanéthidine et des composés apparentés.
Grossesse: Linnocuité de SINEQUAN pendant la
grossesse et lallaitement nayant pas été
établie, cet agent ne doit pas être administré
aux femmes en âge de procréer ni aux mères qui
allaitent, à moins que le médecin juge que les avantages
possibles pour la patiente lemportent sur les risques éventuels
pour le foetus ou le nourrisson.
Allaitement: Voir Grossesse.
| PRÉCAUTIONS |
|
 |
Amoindrissement des
facultés: Étant donné le risque de somnolence
lié à lemploi de SINEQUAN, il faut conseiller
à tout patient de sabstenir de conduire un véhicule
ou de se livrer à des activités qui exigent de la
vigilance et une bonne coordination, jusquà ce que
sa réponse au traitement ait été bien établie.
Il faut avertir le patient que lemploi de SINEQUAN peut potentialiser
les effets dautres substances qui agissent sur le système
nerveux central (SNC), comme lalcool, les barbituriques et
dautres dépresseurs du SNC.
Chez le patient gravement déprimé, le risque de suicide
peut persister jusquà ce que la rémission devienne
notable. En pareil cas, il convient donc de surveiller étroitement
le patient pendant toute la durée du traitement et de considérer
léventuelle nécessité dune hospitalisation.
Ce type de patient ne doit pas avoir facilement accès à
une grande quantité de SINEQUAN.
Les ATC peuvent déclencher ou aggraver les manifestations
psychotiques chez les personnes atteintes de schizophrénie,
ou les épisodes dhypomanie ou de manie chez les patients
atteints de maladie bipolaire. Cette situation peut exiger une réduction
de dose, labandon du traitement, ladministration dun
antipsychotique ou plusieurs de ces mesures réunies.
Les ATC peuvent également entraîner des cas diléus
paralytique, surtout chez les personnes âgées et les
patients hospitalisés. Il convient donc de prendre les mesures
appropriées en présence de constipation.
Ladministration simultanée de SINEQUAN et dagents
anticholinergiques ou sympathomimétiques exige une surveillance
étroite de létat du patient et ladaptation
minutieuse des posologies.
Il faut suspendre lemploi de SINEQUAN avant la réalisation
dune intervention chirurgicale non urgente et pendant aussi
longtemps que les circonstances cliniques le permettent.
SINEQUAN doit être administré avec prudence en présence
datteinte fonctionnelle hépatique ou dantécédents
de lésions hépatiques ou de dyscrasie sanguine. Il
faut effectuer périodiquement des numérations globulaires
et des explorations fonctionnelles hépatiques si le patient
reçoit le chlorhydrate de doxépine à fortes
doses ou sur une longue période.
Substances métabolisées par lintermédiaire
de lisoenzyme (CYP) 2D6 du cytochrome P450: Comme les autres
ATC, SINEQUAN estmétabolisé par lintermédiaire
de la CYP 2D6. Ladministration simultanée dun
ATC et dinhibiteurs ou de substrats de cette isoenzyme (p.
ex., la quinidine, les inhibiteurs sélectifs du recaptage
de la sérotonine [ISRS]) peut donc se traduire par laugmentation
de la concentration plasmatique de lATC. Limportance
de linteraction dépend de la variabilité de
leffet sur la CYP 2D6 et de lindice thérapeutique
de lATC employé. La portée clinique de cette
interaction avec le chlorhydrate de doxépine na pas
été systématiquement évaluée.
Cimétidine: On a rapporté que la cimétidine
occasionne des fluctuations cliniquement notables de la concentration
sérique à létat déquilibre
de divers ATC. De graves manifestations anticholinergiques (p. ex.,
sécheresse buccale extrême, rétention urinaire
et vision trouble) ont été liées à lélévation
du taux sérique dATC consécutive à la
mise en route du traitement par la cimétidine. De plus, on
a observé des taux dATC plus élevés que
prévu chez des patients qui recevaient simultanément
de la cimétidine. Daprès certains rapports,
labandon de la cimétidine amène une baisse du
taux sérique dATC à létat déquilibre
et porte atteinte aux effets du traitement par ATC.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
|
 |
Bien que certains des effets indésirables
énumérés dans la liste qui suit naient
pas été observés chez les patients qui recevaient
SINEQUAN, le médecin qui prescrit SINEQUAN doit considérer
la possibilité de survenue de chacune de ces réactions,
étant donné la parenté pharmacologique entre
les ATC.
Système nerveux: convulsions, altérations du
tracé électro-encéphalographique, étourdissements,
tremblements, manifestations extrapyramidales, engourdissement,
picotements, paresthésies des membres, neuropathie périphérique,
bourdonnement doreilles, syndrome dantidiurèse
inappropriée, ataxie et dyskinésie tardive.
Appareil cardiovasculaire: hypotension, hypertension, tachycardie,
palpitations cardiaques. Effets rapportés chez des patients
atteints de troubles cardiovasculaires qui recevaient dautres
ATC: effet stabilisant de membrane («quinidine like»)
et autres altérations réversibles de lélectrocardiogramme
(ECG) telles quaplatissement ou inversion de londe T,
bloc de branche, sous décalage du segment ST, prolongation
du temps de conduction et pause cardiaque, arythmies, bloc cardiaque,
fibrillation, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral
et mort subite.
Système nerveux autonome: sécheresse buccale,
vision trouble, troubles de laccommodation, mydriase, constipation,
congestion nasale, retard de la miction, adénite sublinguale,
iléus paralytique, rétention urinaire, dilatation
des voies urinaires, déclenchement dun glaucome latent
ou aggravation dun glaucome existant et vertige.
Système endocrinien: augmentation ou baisse de la
libido, impuissance, irrégularité menstruelle, tuméfaction
testiculaire, hypertrophie mammaire et galactorrhée chez
la femme, gynécomastie chez lhomme, et élévation
ou baisse de la glycémie.
Réactions allergiques ou toxiques: prurit, éruption
cutanée, photosensibilité, oedème, fièvre
médicamenteuse, leucopénie, urticaire, pétéchies,
ictère par obstruction et hypoplasie médullaire, y
compris agranulocytose, éosinophilie, purpura et thrombocytopénie.
Appareil digestif: nausées, douleurs épigastriques,
vomissements, flatulences, douleurs abdominales, diarrhée,
altération de la perception gustative, stomatite.
Effets divers: faiblesse, frissons, bouffées vasomotrices,
céphalées, gain ou perte de poids, augmentation de
lappétit, anorexie, transpiration profuse, pollakiurie,
larmoiements, alopécie, tuméfaction des glandes parotides,
langue noire pileuse, hépatite, exacerbation de lasthme
et hyperpyrexie (traitement dassociation avec la chlorpromazine).
Symptômes de sevrage: labandon soudain du traitement
par ATC après un emploi de longue durée peut occasionner
des nausées, des céphalées et des malaises.
Ces symptômes ne sont pas un signe de pharmacodépendance.
| SURDOSAGE |
|
 |
Pour le traitement dune surdose,
lAPhC vous conseille de contacter votre Centre antipoison
régional. Pour la liste des Centres antipoison du Canada,
voir la section Répertoire du CPS.
Symptômes
:Une somnolence exagérée
entraînant des altérations bénignes de la conscience,
voire un état de non réactivité, peut constituer
le premier signe dun surdosage. Cependant, il est plus probable
que le surdosage de SINEQUAN se manifeste par une agitation psychomotrice
croissante et des convulsions menant à lapnée
et au coma. Les altérations de lECG (élargissement
du complexe QRS et anomalies de londe T) tendent à
se manifester tardivement et ne saccompagnent pas toujours
de modifications des paramètres hémodynamiques cardiovasculaires.
Traitement: En général, le traitement du surdosage
doit viser la suppression des symptômes et comprendre des
mesures de soutien. Les arythmies cardiaques et latteinte
du SNC constituent la plus grande menace liée au surdosage
dATC et peuvent survenir soudainement, même si les premiers
symptômes semblent bénins. Il faut donc hospitaliser
et mettre sous étroite observation tout patient qui peut
avoir ingéré une dose excessive de chlorhydrate de
doxépine, surtout sil sagit dun enfant.
Si le patient est conscient, il convient de provoquer les vomissements,
puis de pratiquer un lavage gastrique le plus rapidement possible,
tout en prenant les précautions nécessaires pour éviter
laspiration pulmonaire du contenu de lestomac. Après
le lavage, on peut administrer du charbon activé pour réduire
labsorption de la doxépine.
Si le patient est comateux, il faut assurer la perméabilité
des voies aériennes par intubation et entreprendre la ventilation
assistée sil y a lieu. Il ne faut pas oublier la possibilité
de convulsions. Il convient de réduire au minimum toute stimulation
externe afin de contrer la tendance aux convulsions. Si toutefois
des convulsions surviennent, elles peuvent céder au traitement
anticonvulsivant standard; cependant, on doit éviter lemploi
de barbituriques puisquils comportent un risque de potentialisation
de la dépression respiratoire surtout chez lenfant
, daggravation de lhypotension et de coma.
La surveillance par ECG dans une unité de soins intensifs
est recommandée chez tout patient, surtout en présence
danomalies à lECG, et doit être maintenue
pendant plusieurs jours après la normalisation du rythme
cardiaque.
Létat physique et mental du patient qui a pris une
dose toxique dATC peut demeurer instable pendant plusieurs
jours parce que le taux du médicament reste longtemps trop
élevé. Des cas de mort subite dorigine cardiaque
se sont produits jusquà six jours après le surdosage
avec dautres antidépresseurs. Il semble exister une
corrélation fiable entre la durée du complexe QRS
sur le tracé ECG et la gravité du surdosage. Si le
complexe QRS dure plus de 100 millisecondes nimporte quand
au cours des 24 heures suivant le surdosage, il faut surveiller
la fonction cardiaque par enregistrement continu pendant cinq ou
six jours. Il ne faut recourir au traitement digitalique quavec
une grande prudence en raison de ses effets sur la conduction cardiaque.
Si une digitalisation rapide est nécessaire au traitement
de linsuffisance cardiaque, on doit administrer le cardiotonique
avec un soin particulier.
Le traitement de létat de choc suppose lapplication
de mesures de soutien comme ladministration de solutés
par voie intraveineuse et de corticostéroïdes, et lapport
doxygène. Lemploi dagents vasopresseurs
comme la norépinéphrine (mais pas lépinéphrine)
est rarement indiqué et on ne devrait y recourir quaprès
mûre réflexion et en assurant une surveillance continue.
Daprès certains rapports, ladministration lente
de salicylate de physostigmine par voie intraveineuse permet de
faire rétrocéder la plupart des effets anticholinergiques
du surdosage dATC sur lappareil cardiovasculaire et
le SNC. La posologie recommandée chez ladulte sétablit
à 1 ou 2 mg en injection intraveineuse très lente.
Chez lenfant, la dose initiale ne doit pas dépasser
0,5 mg et doit être adaptée à lâge
et à la réponse du jeune patient.
Comme la physostigmine a une action de courte durée, il peut
être nécessaire den répéter ladministration
à intervalles de 30 à 60 minutes.
Le surdosage dATC délibéré ou accidentel
peut causer la mort. Comme la propension au suicide est grande chez
le patient déprimé, ce dernier peut tenter de mettre
fin à sa vie par dautres moyens pendant la convalescence
qui suit le traitement du surdosage. En outre, il ne faut pas oublier
que la prise simultanée dautres médicaments
est possible.
| POSOLOGIE |
|
 |
Loptimisation de la dose quotidienne
de SINEQUAN dépend de laffection traitée et
de la réponse du patient. Certains patients répondent
rapidement au traitement, alors que dautres peuvent mettre
deux semaines, voire plus, avant de réagir. La prise initiale
de 25 mg 3 f.p.j. est recommandée dans la plupart des cas.
Au besoin, on peut augmenter la dose par paliers de 25 mg à
intervalles appropriés jusquà lobtention
dune réponse thérapeutique. La fourchette des
doses quotidiennes optimales sétend habituellement
de 100 à 150 mg. Dans certains cas, ladministration
dune dose quotidienne pouvant atteindre 300mg peut être
nécessaire,mais il est rarement plus avantageux de dépasser
cette dose. Chez les patients âgés, il est judicieux
daugmenter la dose avec encore plus de prudence et dadministrer
une dose de départ plus faible.
Après lobtention dune réponse thérapeutique
satisfaisante, il est généralement possible de réduire
la dose tout en préservant leffet souhaité.
En ce qui a trait au traitement dentretien de la dépression,
on peut administrer la dose quotidienne totale, qui peut atteindre
150 mg, en une seule prise par jour. Il convient dobtenir
cette dose par paliers (comme on lexplique précédemment)
et de ladministrer au coucher de préférence.
Comme la capsule dosée à 150 mg a été
conçue pour le traitement dentretien uniquement, il
est déconseillé de lemployer en début
de traitement.
| PRÉSENTATION |
|
 |
10 mg: Une capsule de couleur
rose et écarlate contient du chlorhydrate de doxépine
équivalant à 10 mg de doxépine. Ingrédients
non édicinaux: amidon de maïs, amidon prégélatinisé,
laurylsulfate de sodium et stéarate de magnésium;
enveloppe de la capsule: D&C jaune no 10, dioxyde de silicium,
dioxyde de titane, FD&C bleu no 1, FD&C jaune no 6, FD&C
acide rouge 27, FD&C rouge no 3, gélatine et laurylsulfate
de sodium. Sans tartrazine. Flacons de 100.
25 mg: Une capsule de couleur rose et bleu contient du chlorhydrate
de doxépine équivalant à 25 mg de doxépine.
Ingrédients non médicinaux: amidon de maïs, amidon
prégélatinisé, laurylsulfate de sodium et stéarate
de magnésium; enveloppe de la capsule: dioxyde de silicium,
dioxyde de titane, FD&C bleu no 1, FD&C rouge no 3, gélatine
et laurylsulfate de sodium. Sans tartrazine. Flacons de 100.
50 mg: Une capsule de couleur chair et rose contient du chlorhydrate
de doxépine équivalant à 50 mg de doxépine.
Ingrédients non médicinaux: amidon de maïs, amidon
prégélatinisé, laurylsulfate de sodium et stéarate
de magnésium; enveloppe de la capsule: D&C jaune no 10,
dioxyde de silicium, dioxyde de titane, FD&C bleu no 1, FD&C
rouge no 3, gélatine et laurylsulfate de sodium. Sans tartrazine.
Flacons de 100.
75 mg: Une capsule de couleur chair et chair contient du
chlorhydrate de doxépine équivalant à 75 mg
de doxépine.
Ingrédients non médicinaux: amidon de maïs, amidon
prégélatinisé, laurylsulfate de sodium et stéarate
de magnésium; enveloppe de la capsule: D&C jaune no 10,
dioxyde de silicium, dioxyde de titane, FD&C rouge no 3, gélatine
et laurylsulfate de sodium. Sans tartrazine. Flacons de 100.
100 mg: Une capsule de couleur chair et bleu contient du
chlorhydrate de doxépine équivalant à 100 mg
de doxépine.
Ingrédients non médicinaux: amidon de maïs, amidon
prégélatinisé, laurylsulfate de sodium et stéarate
de magnésium; enveloppe de la capsule: D&C jaune no 10,
dioxyde de silicium, dioxyde de titane, FD&C bleu no 1, FD&C
rouge no 3, gélatine et laurylsulfate de sodium. Sans tartrazine.
Flacons de 100.
Conserver entre 15 et 30 °C.
|