|
Chez lhumain, le procaïnamide est
acétylé et le N-acétylprocaïnamide (NAPA),
un métabolite actif, peut être décelé
à la fois dans le plasma et dans lurine. La proportion
de procaïnamide excrétée sous forme de N-acétylprocaïnamide
peut varier grandement, allant de 6 à 52 %.
Ladministration dun comprimé PROCAN SR toutes
les 6 heures par voie orale et dune dose comparable sous forme
de capsule ordinaire à libération immédiate
toutes les 3 heures permettent dobtenir des concentrations
sériques moyennes à peu près équivalentes
de procaïnamide et de NAPA à létat déquilibre.
Après ladministration de comprimés à
libération prolongée de 500 mg pendant 3 jours, environ
48 % et 15 % du médicament ont été retrouvés
dans lurine sous forme de procaïnamide et de NAPA, respectivement.
Les autres métabolites, par exemple lacide p-aminobenzoïque
sous forme libre ou conjuguée qui représente habituellement
environ 10 % de la dose, nont pas fait lobjet danalyses
durant cette étude.
| INDICATIONS |
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Aucun médicament antiarythmique
na permis de réduire la fréquence de mort subite
dans les cas darythmie ventriculaire asymptomatique. La plupart
des antiarythmiques peuvent provoquer des arythmies dangereuses;
ertains ont été associés à une fréquence
accrue de mort subite. À la lumière de ce qui précède,
les médecins devraient évaluer avec soin les risques
et les bienfaits dun traitement antiarythmique dans tous les
cas
darythmie ventriculaire.
Arythmie ventriculaire: PROCAN SR est indiqué pour
le traitement dune arythmie ventriculaire avérée
qui met la vie en danger, par exemple une tachycardie ventriculaire
soutenue. PROCAN SR peut également servir à traiter
des patients ayant une arythmie ventriculaire symptomatique avérée
lorsque la gravité des symptômes le justifie. Compte
tenu de leffet arythmogène de PROCAN SR, lemploi
de ce médicament doit être réservé aux
cas où, selon le médecin, les bienfaits du traitement
lemportent nettement sur les risques.
Dans les cas de tachycardie ventriculaire soutenue, on doit amorcer
le traitement avec PROCAN SR à lhôpital.
En outre, lhospitalisation peut être nécessaire
pour certains autres patients, selon leur état cardiaque
et la cardiopathie sous-jacente.
Chez les patients venant de subir un infarctus du myocarde, les
effets de PROCAN SR nont pas été suffisamment
étudiés pour que ladministration du produit
dans de tels cas soit recommandée.
Arythmie supraventriculaire: PROCAN SR est également
indiqué pour le traitement de la fibrillation auriculaire,
en particulier si larythmie est dapparition récente
et que les traitements de premier recours ne conviennent pas ou
sont inefficaces. Par ailleurs, on peut avoir recours à ce
médicament dans les cas de tachycardie auriculaire paroxystique
réfractaire à la stimulation réflexe ou à
dautres mesures.
| CONTRE-INDICATIONS |
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Lhypersensibilité
à PROCAN SR (comprimés de chlorhydrate de procaïnamide
à libération prolongée) constitue une contre-indication
absolue; pour cette raison, il ne faut pas oublier quil y
a possibilité dune hypersensibilité croisée
à la procaïne et aux substances apparentées.
Le procaïnamide ne doit pas être administré aux
personnes qui ont un bloc auriculo-ventriculaire complet; le médicament
est également contre-indiqué dans les cas de bloc
auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième
degré, sauf en présence dun stimulateur cardiaque.
En outre, le procaïnamide est contre-indiqué chez les
patients atteints de lupus érythémateux disséminé
et chez ceux qui sont en arythmie ventriculaire avec torsades de
pointe. Enfin, il a été proposé que la myasthénie
grave devienne une contre-indication à ladministration
de procaïnamide.
| MISES EN GARDE |
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Mortalité:
Les résultats de létude CAST (Cardiac Arrhythmia
Suppression Trial), menée chez des patients ayant subi un
infarctus du myocarde et atteints dune arythmie ventriculaire
asymptomatique, ont révélé une augmentation
significative de la mortalité et des arrêts cardiaques
non fatals chez les patients ayant reçu de lencaïnide
ou de la flécaïnide, par rapport à un groupe
témoin apparié ayant reçu un placebo. Le protocole
a été révisé, et létude
CAST sest poursuivie, mais seulement avec les groupes recevant
de la moricizine ou un placebo.
On a mis fin à létude de façon prématurée
en raison dune tendance à la hausse de la mortalité
dans le groupe recevant la moricizine.
Il nest pas certain que ces résultats sappliquent
à dautres populations de patients ou à dautres
médicaments antiarythmiques, mais il est plus prudent den
tenir compte lors de ladministration dun antiarythmique.
Dyscrasies: Une agranulocytose, une aplasie médullaire,
une neutropénie, une anémie hypoplastique et une thrombocytopénie
ont été signalées chez environ 0,5 % des patients
ayant reçu du chlorhydrate de procaïnamide. Dans la
plupart des cas, la dose administrée se situait dans les
limites posologiques recommandées. Des patients sont morts
(la mortalité a atteint 20 à 25 % dans les cas signalés
dagranulocytose). Étant donné que la plupart
deces événements se sont produits pendant les 12 premières
semaines de traitement, il est recommandé de procéder
à un hémogramme incluant une numération
et une formule leucocytaires et une numération plaquettaire
à intervalles hebdomadaires pendant les 3 premiers mois de
traitement, puis périodiquement par la suite. Un hémogramme
simpose sans tarder si le patient présente des signes
dinfection (fièvre, frissons, mal de gorge ou stomatite),
des ecchymoses ou des saignements. En présence de nimporte
lequel de ces troubles sanguins, il faut cesser ladministration
du procaïnamide. Lhémogramme redevient habituellement
normal au cours du mois qui suit larrêt du traitement.
Il faut faire preuve de prudence chez les patients qui sont déjà
en insuffisance médullaire ou qui présentent nimporte
quelle forme de cytopénie (voir Effets indésirables).
On doit conseiller aux patients
de rapporter sans tarder tout symptôme de type grippal, tels
que malaise, courbatures, mal à la bouche, à la gorge
ou aux gencives, fièvre inexpliquée, éruptions
cutanées, ecchymoses ou saignements inhabituels, symptômes
évocateurs darthrite ou symptômes dinfection
des voies respiratoires supérieures.
Anticorps antinucléaires: Ladministration prolongée
de procaïnamide mène souvent à un résultat
positif lors de la recherche danticorps antinucléaires
(AAN), avec ou sans symptômes dun syndrome semblable
au lupus érythémateux.
Si le titrage des anticorps antinucléaires est positif, il
y a lieu de soupeser les bienfaits contre les risques associés
à la poursuite du traitement au procaïnamide. Une telle
évaluation peut mener à larrêt du traitement
et à son remplacement par un autre traitement antiarythmique.
| PRÉCAUTIONS |
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Généralités:
Ladministration de PROCAN SR doit se faire sous étroite
surveillance dans tous les cas, car le produit peut parfois provoquer
des réactions myocardiques indésirables. Sil
y a déjà une atteinte du myocarde, le procaïnamide
peut à loccasion déclencher des réactions
indésirables. En effet, en présence dune fibrillation
ou dun flutter auriculaires, à mesure que la fréquence
auriculaire ralentit, la fréquence des contractions ventriculaires
peut saccélérer soudainement. Une digitalisation
judicieuse peut réduire ce danger, sans toutefois léliminer.
En présence dune lésion du myocarde, la tachycardie
ventriculaire est particulièrement dangereuse.
La correction de la fibrillation
auriculaire fait augmenter la puissance des contractions de loreillette,
ce qui peut déloger un thrombus mural et provoquer une embolie.
Toutefois, il se pourrait que, chez un patient ayant déjà
des emboles, le procaïnamide puisse enrayer le processus plutôt
que laggraver.
Toute tentative visant à ralentir la fréquence cardiaque
chez un patient en tachycardie ventriculaire pendant un épisode
docclusion coronarienne exige la plus grande prudence. Il
en va de même en présence de troubles marqués
de la conduction auriculo-ventriculaire par exemple un bloc auriculo-ventriculaire,
un bloc de branche ou une intoxication digitalique grave, car le
procaïnamide peut ralentir encore plus la conduction et ainsi
provoquer une asystole ou une fibrillation ventriculaire. La présence
dun complexe QRS élargi sur lélectrocardiogramme
commande une très grande prudence. Les effets du procaïnamide
dans le cas dune intoxication digitalique, surtout si larythmie
saccompagne de troubles de conduction prononcés, sont
imprévisibles; il y a même déjà eu des
morts.
Étant donné que les patients atteints dune cardiopathie
organique grave et dune tachycardie ventriculaire peuvent
également avoir un bloc cardiaque complet, difficile à
diagnostiquer dans de telles circonstances, on ne doit jamais oublier
la possibilité dune telle complication lors du traitement
dune arythmie ventriculaire par le procaïnamide.
Si le procaïnamide ralentit nettement la fréquence ventriculaire
sans pour autant normaliser la conduction auriculo-ventriculaire,
il faut alors cesser ladministration du médicament
et réévaluer létat du patient, car une
asystole pourrait se produire dans de telles circonstances.
Une vasodilatation périphérique ainsi quune
diminution de la contractilité myocardique et du débit
cardiaque peuvent provoquer une hypotension grave. À des
taux plasmatiques élevés, le procaïnamide peut
causer une tachycardie sinusale par suite dune réaction
sympathique réflexe à leffet hypotenseur du
produit. Des doses élevées peuvent augmenter lautomaticité
cardiaque et provoquer un bloc auriculo-ventriculaire complet, un
arrêt des contractions du coeur ou des extrasystoles ventriculaires
qui peuvent se transformer en fibrillation ventriculaire.
Ces effets sur le myocarde sont visibles sur lélectrocardiogramme;
le plus souvent, ils se traduisent par un élargissement du
complexe QRS et, moins souvent, par un allongement des intervalles
PR et QT ainsi que par une diminution de lamplitude (en voltage)
du complexe QRS et de londe T. Ces effets du procaïnamide
peuvent sintensifier chez les patients atteints dinsuffisance
cardiaque.
Une augmentation de lazote uréique sanguin entraîne
une haussemarquée des concentrations plasmatiques de procaïnamide
et de NAPA; il existe une bonne corrélation entre ces concentrations
et la clairance de la créatinine.
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale ou
hépatique, voire des deux, qui reçoivent des doses
non adaptées à leurs besoins, des symptômes
de surdosage (principalement une tachycardie ventriculaire ou une
hypotension grave) peuvent se manifester en raison dune accumulation
du médicament. De plus, on a constaté une hausse de
la concentration plasmatique du médicament chez des patients
âgés, probablement à cause dune diminution
de leur fonction rénale. Par conséquent, il faut réduire
la fréquence des prises chez les patients atteints dinsuffisance
rénale ou hépatique et chez les patients âgés.
Il y a lieu de surveiller les concentrations plasmatiques de procaïnamide
et de NAPA en présence de maladie rénale, de troubles
hépatiques, dinsuffisance cardiaque ou détats
associés à un débit cardiaque faible.
Chez les patients en état de choc ou en insuffisance cardiaque,
ou encore chez les patients ayant un débit cardiaque faible
et une hyperazotémie dorigine extrarénale, le
volume de distribution apparent ou la vitesse délimination
du procaïnamide en fonction de la dose, voire les deux, peuvent
être considérablement réduits, doù
une augmentation de la concentration plasmatique. Par conséquent,
il faut surveiller ces patients de près et réduire
la dose du médicament ou la fréquence des prises au
besoin.
Des anticorps antinucléaires sont souvent décelés
chez les patients qui suivent un traitement prolongé au procaïnamide.
Lapparition des AAN semble indépendante de la dose.
Les patients ayant une hausse du titre danticorps antinucléaires
déclenchée par le procaïnamide peuvent présenter
un syndrome ressemblant au lupus érythémateux disséminé
(LED). Le mécanisme en cause na pas encore été
élucidé. Une polyarthralgie, des symptômes darthrite,
de la fièvre, des lésions cutanées et une pleuralgie
en sont des manifestations courantes. Dautres manifestations,
moins fréquentes, incluent une myalgie, un épanchement
pleural, une péricardite, des céphalées, de
la fatigue, de la faiblesse, des nausées et des douleurs
abdominales. Enfin, on a signalé de rares cas de thrombocytopénie,
danémie hémolytique avec test de Coombs positif
ainsi que délévation des taux sériques
dAST, dALT et damylase; ces manifestations peuvent
avoir un lien avec le syndrome lupoïde.
Chez les patients qui suivent un traitement dentretien au
procaïnamide, il est conseillé de procéder à
des analyses à intervalles réguliers dans le but de
dépister toute manifestation du lupus érythémateux
disséminé. Il faut cesser ladministration du
médicament en cas délévation du titre
dAAN ou dapparition de signes lupiques. Le syndrome
lupoïde pourrait disparaître une fois le traitement arrêté.
Sil ny a pas de rémission après larrêt
du traitement, une corticothérapie pourrait se révéler
efficace. Si un syndrome lupoïde se produit chez un patient
souffrant darythmie récidivante mettant sa vie en danger
et impossible à corriger au moyen dautres médicaments
antiarythmiques, on peut administrer une corticothérapie
et du procaïnamide en concomitance afin de maîtriser
les symptômes.
Grossesse: Aucune étude na été
menée chez lanimal pour vérifier les effets
du procaïnamide sur la reproduction.
En outre, on ne sait pas si ce médicament peut être
nocif pour le foetus lorsquil est administré à
une femme enceinte ou sil peut nuire à la capacité
de reproduction.
Certaines données confirment la diffusion du procaïnamide
à travers la membrane placentaire. Par conséquent,
compte tenu du risque daccumulation et de la lenteur délimination
du procaïnamide et du N-acétylprocaïnamide chez
le foetus, il faut soupeser les bienfaits potentiels de ladministration
du procaïnamide pendant la grossesse contre les risques éventuels
pour le foetus.
Allaitement: Le procaïnamide et le N-acétylprocaïnamide
passent tous deux dans le lait maternel, et ils sont absorbés
par le nourrisson. En raison du risque de réactions indésirables
graves chez le nourrisson allaité, on doit décider
darrêter soit lallaitement, soit le médicament,
selon limportance du médicament pour la mère.
Pédiatrie: Linnocuité et lefficacité
du procaïnamide chez lenfant nont pas été
établies.
Interactions médicamenteuses: Antiarythmiques: Ladministration
concomitante dun antiarythmique et de procaïnamide peut
avoir un effet cardiaque additif ou un effet toxique additif, voire
les deux. Dans le cas dun infarctus aigu du myocarde, le procaïnamide
peut potentialiser leffet cardiodépresseur des bêtabloquants,
tel le propranolol.
Anticholinergiques: Le procaïnamide amplifie les effets anticholinergiques.
Il faut faire preuve dune grande prudence lors de ladministration
dune telle association.
Anticholinestérases: Le procaïnamide est un antagoniste
des anticholinestérasiques administrés en cas de myasthénie
grave, et fait donc réapparaître la paralysie.
Antihypertenseurs: Le procaïnamide peut potentialiser
les effets hypotenseurs des diurétiques thiazidiques et dautres
antihypertenseurs. Un réglage de la posologie peut être
nécessaire.
Cimétidine: On a rapporté que la cimétidine,
un antagoniste des récepteurs H2 de lhistamine, diminue
la clairance rénale du procaïnamide et du NAPA; par
conséquent, la concentration plasmatique demeure plus élevée
pendant plus longtemps. La prudence est donc de mise lorsque ces
médicaments sont administrés de façon concomitante,
surtout chez les personnes âgées qui éliminent
moins bien ces trois substances. Un réglage de la posologie
peut être nécessaire.
Curarisants: Le procaïnamide potentialise les effets
des myorelaxants tels que la succinylcholine. Il peut également
provoquer une dépression respiratoire en augmentant ou en
prolongeant laction curarisante des médicaments suivants:
bacitracine, colistiméthate, dihydrostreptomycine, gentamicine,
gramicidine, kanamycine, néomycine, polymyxine B, streptomycine
et viomycine.
Antibiotiques: On a également rapporté que
des interactions entre le procaïnamide dune part et la
kanamycine, la néomycine et la streptomycine dautre
part ont provoqué une apnée et une faiblesse musculaire
à cause dun effet curarisant additif.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
|
 |
La fréquence globale des réactions
indésirables associées au procaïnamide est denviron
9,2 %. Les réactions les plus fréquentes sont les
suivantes: troubles de lappareil digestif, 3,9 %; effets cardiovasculaires
(dysrythmie ventriculaire, bradycardie, hypotension et état
de choc), 3,3 %; fièvre dorigine médicamenteuse,
1,6 %.
La granulocytopénie et la formation danticorps antinucléaires
sont les réactions indésirables les plus graves.
La granulocytopénie, si elle se manifeste, survient le plus
souvent pendant les 3 premiers mois de traitement. Un traitement
prolongé au procaïnamide entraîne souvent la mise
en évidence danticorps antinucléaires, avec
ou sans symptômes dun syndrome ressemblant au lupus
érythémateux (voir Mises en garde).
Fréquence supérieure à 1%: Élévation
du titre des anticorps antinucléaires, parfois associée
à un syndrome lupoïde dorigine médicamenteuse.
Symptômes gastrointestinaux, surtout à doses élevées
par voie orale: anorexie, nausées, vomissements, diarrhée.
Chez les patients qui ont reçu des comprimés de chlorhydrate
de procaïnamide à libération prolongée
pendant une longue période, ces réactions ont été
signalées dans plus de 5 % des cas.
Effets cardiovasculaires: bradycardie, arythmie, insuffisance cardiaque,
état de choc.
Hypersensibilité pouvant semanifester par une ou plusieurs
des réactions suivantes: prurit, urticaire, oedème
angioneurotique, éruption maculopapuleuse, fièvre,
éosinophilie, hypergammaglobulinémie.
Fréquence inférieure à 1 %: granulocytopénie
(fréquence denviron 0,5 %) causant parfois la mort,
thrombocytopénie, anémie hémolytique autoimmune,
convulsions, psychose accompagnée dhallucinations,
confusion, dépression, vertiges, étourdissements,
faiblesse, goût amer.
Réactions rares: hypotension. Un cas de fièvre
et de frissons, accompagnés de nausées, de vomissements,
de douleur abdominale, dune hépatomégalie aiguë
et dune hausse du taux plasmatique daspartate aminotransférase
(AST) a été signalé après ladministration
dune dose unique du médicament. Angéite (vascularite)
allergique.
| SURDOSAGE |
|
 |
Symptômes:
Les signes et symptômes dun surdosage de PROCAN SR incluent
une hypotension grave, une fibrillation ventriculaire, un élargissement
du complexe QRS, une tachycardie jonctionnelle, un retard de conduction
intraventriculaire, une oligurie, de la léthargie, de la
confusion, des nausées et des vomissements.
Traitement: Si le médicament a été ingéré
depuis peu, on peut en réduire labsorption en effectuant
un lavage gastrique ou en provoquant des vomissements. La dopamine,
la phényléphrine ou la norépinéphrine
peuvent savérer utiles pour neutraliser les réactions
hypotensives graves. En cas de surdosage, le traitement inclut la
surveillance des symptômes au moyen de lélectrocardiographie
et de la mesure de la tension artérielle. Les effets toxiques
du procaïnamide peuvent habituellement être corrigés,
au besoin, en administrant un vasopresseur après avoir obtenu
une réplétion vasculaire adéquate. Il a été
rapporté que la perfusion intraveineuse dune solution
de lactate de sodium de 0,17 M (soit 1/6 molaire) atténue
les effets cardiotoxiques du procaïnamide.
Lélimination urinaire du procaïnamide est proportionnelle
à la filtration glomérulaire, mais elle peut également
dépendre des variations du pH urinaire. Le procaïnamide
est relativement liposoluble à létat de base
libre, mais sa forme ionisée ne lest pas. Par conséquent,
une urine acide favorise la captation ionique du procaïnamide
qui passe du plasma à lurine par diffusion passive.
Il est donc possible daugmenter considérablement la
clairance rénale du procaïnamide en maintenant un pH
urinaire acide et des débits rénaux élevés.
Lorsque leffet toxique du procaïnamide provoque une hypotension
grave et une insuffisance rénale, lélimination
urinaire du procaïnamide et du NAPA diminue et lhémodialyse
peut devenir nécessaire. Lhémodialyse réduit
considérablement la demi-vie plasmatique du procaïnamide
et constitue un moyen efficace pour éliminer le procaïnamide
et le NAPA. La dialyse péritonéale nest pas
efficace.
Des symptômes de surdosage peuvent se manifester à
la suite dune dose unique de 2 g de la forme ordinaire de
procaïnamide à libération immédiate. Une
dose de 3 g peut être dangereuse, surtout si le patient a
un métabolisme acétylateur lent ou quil est
atteint dinsuffisance rénale ou encore dune cardiopathie
organique sous-jacente.
On a rapporté le cas dun patient qui avait ingéré
environ 7 g de procaïnamide et qui sest rétabli
grâce à un traitement qui incluait ladministration
intraveineuse de norépinéphrine et de furosémide,
une tentative de correction volumique au moyen dalbumine et
une hémodialyse. Un autre cas a été rapporté,
celui dun patient âgé qui sest rétabli
après avoir ingéré environ 19 g de procaïnamide.
Le patient a été traité au moyen disoprotérénol
et dépinéphrine par voie i.v. Selon ce dernier
rapport, la mise en place dune électrode de stimulation
du ventricule savère une précaution raisonnable,
au cas où un bloc auriculo-ventriculaire de haut degré
se produirait.
| POSOLOGIE |
|
 |
PROCAN
SR est présenté sous une forme pharmaceutique qui
nest pas destinée au traitement initial. Pour un traitement
initial par voie orale, il est conseillé dadministrer
les préparations orales ordinaires de procaïnamide.
Le patient dont létat sest stabilisé grâce
à une posologie appropriée peut ensuite passer à
une posologie quotidienne équivalente avec le comprimé
PROCAN SR.
Il ne faut pas écraser ni croquer le comprimé PROCAN
SR, car cela nuirait à la dissolution du produit. Le véhicule
de PROCAN SR peut être visible dans les selles puisquil
ne se désintègre pas après la libération
du procaïnamide.
La durée daction du chlorhydrate de procaïnamide
sous forme à libération prolongée permet un
intervalle de 6 heures entre les doses, ce qui devrait favoriser
la fidélité au traitement.
Chez les patients âgés ou en insuffisance rénale
(diminution de la clairance de la créatinine), lélimination
est retardée et il faut réduire la fréquence
dadministration du produit (voir Précautions).
Fibrillation auriculaire et tachycardie auriculaire paroxystique:
Schéma proposé pour ajuster la posologie: (administrer
des comprimés ordinaires). Dose dattaque de 1,25 g
dune préparation ordinaire de chlorhydrate de procaïnamide
par voie orale, suivie 1 heure plus tard dune dose de 0,75
g sil ny a aucune modification de lECG, puis dune
dose de 0,5 g à 1,0 g toutes les 2 heures jusquà
larrêt de larythmie ou latteinte du seuil
de tolérance.
Tachycardie ventriculaire: Schéma proposé pour
ajuster la posologie: (administrer des comprimés ordinaires).
Dose dattaque de 1,0 g dune préparation ordinaire
de chlorhydrate de procaïnamide par voie orale, suivie dune
dose quotidienne totale de 50 mg/kg de poids corporel fractionnée
en doses administrées toutes les 3 heures; augmenter la dose
jusquà larrêt de larythmie ou latteinte
du seuil de tolérance.
Posologie dentretien recommandée pour PROCAN SR:
Dose quotidienne de 50 mg/kg de poids corporel fractionnée
en doses prises toutes les 6 heures, en commençant 2 ou 3
heures après la dernière dose de la préparation
orale ordinaire de procaïnamide. Bien que la posologie pour
chaque patient doive être établie de façon individuelle,
le Tableau 1 peut servir de guide pour le calcul de la dose quotidienne
totale de
PROCAN SR.
Tableau 1: PROCAN SR
Posologie dentretien proposée
|
Poids du
patient
|
Dose quotidienne
totale
approximative
|
Posologie
de PROCAN SR
|
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Moins de 55
kg
|
2 000 mg
|
2 comprimés
à 250 mg ou
1 comprimé à 500 mg q6h
|
|
De 55 à
91 kg
|
3 000 mg
|
1 comprimé
à 750 mg q6h
|
|
Plus de 91
kg
|
4 000 mg
|
2 comprimés
à 500 mg q6h
|
| PRÉSENTATION |
|
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250 mg: Un comprimé
vert de forme elliptique, pelliculé et à libération
prolongée, portant linscription PROCAN SR 250 mg, contient
250 mg de chlorhydrate de procaïnamide. Ingrédients
non médicinaux: cire de carnauba, huile de soya hydrogénée,
lactose, silice colloïdale et stéarate de magnésium;
enrobage: cire de candelilla, méthylhydroxypropylcellulose,
parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle,
polyéthylèneglycol, vanilline et vert Opaspray. Énergie:
2,67 kJ (0,64 kcal). Sodium: <1 mmol (0,04 mg). Sans gluten,
sulfite ni tartrazine. Flacons de 100.
500 mg: Un comprimé jaune, sécable, de forme
elliptique, pelliculé et à libération prolongée,
portant linscription PROCAN SR 500 mg, contient 500 mg de
chlorhydrate de procaïnamide. Ingrédients non médicinaux:
cire de carnauba, polyéthylèneglycol, silice colloïdale,
stéarate de magnésium et sucre; enrobage: cire de
candelilla, jaune Opaspray, méthylhydroxypropylcellulose,
parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle,
polyéthylèneglycol et vanilline. Énergie: 2,31
kJ (0,55 kcal). Sodium: <1 mmol (0,06 mg). Sans gluten, lactose,
sulfite ni tartrazine. Flacons de 100.
750 mg: Un comprimé orange, sécable, de forme
elliptique, pelliculé et à libération prolongée,
portant linscription PROCAN SR 750 mg, contient 750 mg de
chlorhydrate de procaïnamide. Ingrédients non médicinaux:
cire de carnauba, polyéthylèneglycol, silice colloïdale
et stéarate de magnésium; enrobage: alcool, cire de
candelilla, méthylhydroxypropylcellulose, orange moyen Opaspray,
polyéthylèneglycol, propylèneglycol et vanilline.
Énergie: 0 kcal. Sodium: <1 mmol (0,07 mg). Sans gluten,
lactose, parabène, sulfite ni tartrazine. Flacons de 100.
Entreposer à une température ambiante stable (entre
15 et 30 °C) et à labri de lhumidité.
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