Home Page Monographie du Produit Informations pour les Pharmaciens Nos Coordonnées
 
Home Page

ACTION

Le Parsitan est un antiparkinsonien à forte activité anticholinergique, parasympatholytique et antispasmodique et à faibles effets adrénolytiques et antihistaminiques. Il exerce une forte action antagoniste sur les convulsions nicotiniques.

INDICATIONS


Traitement symptomatique des réactions extrapyramidales d'origine médicamenteuse et des manifestations (rigidité, akinésie, sialorrhée, crises oculogyres, tremblements, etc.) de la maladie de Parkinson post-encéphalotique, artério-sclérotique ou idiopathique.

CONTRE-NDICATIONS


Le glaucome et l'hypersensibilité aux autres phénothiazines sont habituellement des contre-indications à l'utilisation du Parsitan.


Disponible uniquement sur ordonnance

MISE EN GARDE


À cause de ses effets anticholinergiques, administrer le PARSITAN avec grande prudence chez les patients souffrant d'hypertrophie de la prostate, de sténose pylorique ou d'affections cardio-vasculaires.

PRÉCAUTIONS

Le traitement au PARSITAN doit être commencé à faibles doses augmentées progressivement jusqu'à l'obtention de la dose efficace. Lorsqu'on institue un traitement au PARSITAN chez les patients qui reçoivent de fortes doses d'autre antiparkinsonien, éviter tout retrait brusque de ce dernier en réduisant lentement les doses tout en augmentant progressivement celles du PARSITAN. De même lorsqu'on veut cesser un traitement au PARSITAN à fortes doses, le faire par diminutions successives de celles-ci.
Home Page
Monographie du Produit
Informations pour les Pharmaciens
Nos Coordonnées
 

Les phénothiazines peuvent, en de rares occasions, causer des troubles de la crase sanguine. Même si aucun cas n'a été rapporté avec le PARSITAN, il est conseillé, au cours d'administration prolongée de fortes doses, de surveiller l'apparition des signes cliniques de ces troubles et de pratiquer des tests de la formule sanguine à intervalles réguliers. Il est aussi recommandé d'éviter l'administration concomitante de médicaments pouvant affecter la crase sanguine tels que le thiouracil et l'aminopyrine.

EFFETS SECONDAIRES

Aux doses recommandées, les effets secondaires sont rares et lorsqu'ils se produisent, ils sont généralement bénins et transitoires. On peut les classer de la façon suivante :

Système nerveux central : La somnolence et la lassitude sont les plus fréquents et surviennent habituellement au début du traitement ou à la suite d'une augmentation trop rapide de la dose; ils sont quelquefois accompagnés d'étourdissements et d'une légère céphalée qui cèdent habituellement en quelques jours.

De rares cas d'ataxie ou d'aggravation du parkinsonisme ont été signalés. Un traitement prolongé à fortes doses peut produire de la stimulation du SNC, caractérisée par de l'irritabilité et des impatiences dans les membres.

Système nerveux autonome : Ces réactions, dues aux propriétés anticholinergiques du médicament, se présentent sous forme de sécheresse de la bouche, de diplopie transitoire ou de paresthésie.

Système gastro-intestinal : Rares cas de malaises épigastriques.

Système cardio-vasculaire : Rarement tachycardie et hypotension orthostatique à la suite de fortes doses initiales.

Effets toxiques ou allergiques : De rares cas d'ictère cholostatique et des réactions cutanées ont été notés.

SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE

Symptômes : Dépression du SNC ou stimulation paradoxale, dépression respiratoire, collapsus cardio-vasculaire et réactions extrapyramidales.

Traitement : Le lavage gastrique, pratiqué dans les premières heures après l'ingestion du médicament, permet de retirer une quantité importante du produit. Par ailleurs, le traitement est symptomatique.

Dans les cas de léthargie ou de coma, on peut administrer avec précaution un stimulant du SNC, tel que la caféine; ne pas utiliser de stimulants, tels que la picrotoxine, qui peuvent produire des convulsions. En présence de collapsus circulatoire, administrer en perfusion intraveineuse du dextrose dans un soluté physiologique. Si un hypertenseur est nécessaire, utiliser la noradrénaline dans le liquide de perfusion et non l'adrénaline qui pourrait aggraver l'hypotension. Pour combattre l'agitation ou les convulsions, administrer de l'hydrate de chloral, de la paraldéhyde ou du Gardénal; utiliser cependant ces substances avec précaution car elles peuvent déprimer la respiration.

Garder les voies respiratoires libres et assurer une oxygénation suffisante. Des antibiotiques à large spectre peuvent prévenir les risques d'infection pulmonaire.

PHARMACOLOGIE

L'éthopropazine possède une puissante action spasmolytique telle que mesurée in vitro sur le spasme provoqué par l'acétylcholine et le chlorure de baryum sur l'intestin isolé de lapin.

In vivo, l'éthopropazine possède une puissante activité parasympatholytique; elle diminue la salivation ou abolit l'hyperpérisaltisme produit par l'acétylcholine sur le petit intestin. De plus, le Parsitan est deux fois plus efficace que la diéthazine pour renverser l'hypotension et la bradycardie réflexe provoqué par l'excitation du bout périphérique du nerf vague.

Le Parsitan exerce une forte action antagoniste sur les convulsions nicotiniques chez le lapin; il n'a que peu d'action adrénolytique et antihistaminique.

Chez le chien et le lapin, après l'injection d'une dose de 250 mg/Kg de Parsitan par voie sous-cutanée, on retrouve le produit sans le sang, en majeure partie sous forme libre; après 2 heures la concentration ne dépasse pas 9% de la dose administrée et après 24 heures on ne retrouve que des traces. Par ailleurs, dans les urines, on ne recueille que 3 à 4% du produit injecté, surtout sous forme conjuguée.

TOXICITÉ

La DL50 du Parsitan est de 650 mg/Kg p.o., 500 mg/Kg s.c. et 40 à 45 mg/Kg i.v. chez la souris, et de 250 mg/Kg s.c. et 15 mg/Kg i.v. chez le lapin.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

La posologie est essentiellement individuelle.

Pour traiter les réactions extrapyramidales d'origine médicamenteuse, la dose de 100 mg b.i.d. maîtrise habituellement bien les symptômes.

Dans la maladie de Parkinson post-encéphalitique, artériosclérotique ou idiopathique, commencer le traitement à la faible dose de 50 mg, 3 fois par jour et augmenter de 50 à 100 mg par jour, tous les 2 ou 3 jours, jusqu'à ce que l'effet optimal soit obtenu ou jusqu'à la limite de tolérance du sujet. La somnolence et les effets anticholinergiques, qui peuvent apparaître au début du traitement, cèdent généralement en quelques jours. La dose quotidienne efficace se situe habituellement entre 100 et 500 mg, mais peut atteindre, chez certains malades, 1 g ou plus par jour.

PRÉSENTATIONS

Comprimés à 50 mg, flacons de 100.

BIBLIOGRAPHIE

SIGWALD, J. :
Un nouveau médicament symptomatique des syndromes parkinsoniens : le chlorhydrate de (diéthylamino-2'méthyl 2') éthyl l' N-dibenzo-parathiazine.

Preliminary Information for Clinical Investigators on "Lysivane" brand of N-(2-diethylamino-n-propyl) phenothiazine hydrochloride. MAY &BAKER, July 1949.

LEBLOND, S and PICHETTE, R. :
Tentatives de traitement de la maladie de Parkinson.
Laval Méd., 156, February 1951.

MAROTTA, M. and BOVET, D. :
Action sur l'ulcère gastrique expérimental du rat, des dérivés de la phénothiazine et en particulier du Diparcol, du Parsidol et du Phénergan.
Arch. Int. Pharmacodyn., LXXXVI, (II), April 1st, 1951.

GILLHESPY, R.O. :
Lysivane in the treatment of parkinsonism.
Brit. Med. J., 301, August 4, 1951.

PERREAU, P., FRESNEAU, M. and PASQUIER, C. :
Chorée aiguë rhumastimale résistant aux traitements classiques et à l'ACTH. Guérison par un antiparkinsonien de synthèse.
Ouest Méd., 3, 58-59, 1953.

DOSHAY, L.J., CONSTABLE Kate and AGATE, F.J. :
Ethopropazine (Parsidol) hydrochloride in treatment of paralysis agitans.
J.A.M.A., 160, 348-351, February 1956.

ST-JEAN, A., DONALD, M. and BAN, T.A. :
Interchangeability of antiparkisonian medication.
Am. J. Psychiat., 120, 1189-1190, June 1964.

RICHARDSON, J.C. and LEE, R.G. :
Drugs of parkinsonism.
Can. Med. Assoc. J., 92, 17, 928-929, April 1965.

KRUSE, W. :
Treatment of drug-induced extrapyramidal symptoms (A comparative study of three antiparkinson agents).
Diseases Nervous System, 79-81, February 1960.

ELIE, R., MORIN, L. and TETREAULT, L. :
Effets de l'éthopropazine et du trihexyphénidyle sur quelques paramètres du syndrome neuroleptique. (Submitted for publication).

® Marque enregistrée du Groupe Aventis. Utilisée sous licence par ERFA Canada Inc. Montréal, CANADA