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Utiliser
avec prudence quand il y a risque de potentialiser les effets des
dépresseurs du SNC tels que les opiacés, les analgésiques,
les antihistaminiques, les barbituriques et l'alcool. La prudence
est également de rigueur chez les malades ayant des antécédents
de troubles convulsifs ou d'affection hépatique, ainsi que
dans les cas d'ictère.
Étant donné que les
phénothiazines peuvent inverser les effets hypertenseurs
de l'adrénaline, si de l'hypotension se manifeste, ne pas
utiliser l'adrénaline car elle pourrait abaisser davantage
la tension artérielle.
Utiliser avec prudence chez les enfants
gravement malades ou déshydratés, qui sont plus sujets
aux crises convulsives associées aux phénothiazines.
L'action anti-émétique
du Panectyl risque de masquer les signes d'obstruction intestinale
ou de tumeur cérébrale.
L'ingestion post-prandiale du médicament
en prolonge l'absorption, et réduit les possibilités
d'effets secondaires.
| EFFETS
SECONDAIRES |
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Aux doses thérapeutiques recommandées,
le Panectyl est en général bien toléré.
Les effets secondaires susceptibles de se manifester sont les suivants
:
Système nerveux central
La somnolence est l'effet secondaire le plus fréquemment
observé au début du traitement mais elle tend à
disparaître en l'espace d'une à trois semaines. Elle
apparaît surtout chez les sujets âgés ou à
des doses quotidiennes de 30 mg ou plus. On peut réduire
au minimum sa fréquence et son intensité en commençant
par administrer des doses faibles que l'on augmente progressivement,
ou en faisant prendre le médicament après les repas
de manière à obtenir une absorption plus graduelle.
Si la somnolence persiste, diminuer la dose.
Les symptômes extrapyramidaux
tels que tremblements, spasmodicité, contractions douloureuses
des muscles striés ou dystonies ne se manifestent que rarement.
En cas de réactions neuromusculaires, cesser le traitement
chez les enfants et les femmes enceintes; chez les autres malades,
le reprendre au bout de quelques temps, mais à des doses
plus faibles. Après interruption du traitement, les symptômes
extrapyramidaux disparaissent graduellement, le plus souvent en
l'espace de 24 à 48 heures. Si l'emploi d'un correctif se
révèle nécessaire, les barbituriques et les
antiparkinsoniens peuvent amener un soulagement rapide.
Autres effets secondaires peu fréquents
: rêves désagréables, euphorie, dépression
et évanouissements.
Système nerveux autonome
Rarement, sécheresse de la bouche et congestion nasale.
Système gastro-intestinal
Des troubles gastriques, des malaises abdominaux et des nausées
peuvent survenir mais disparaissent en général au
bout de quelques jours. De rares cas d'ictère cholestatique
ont été signalés.
Peau
Des éruptions médicamenteuses et des dermatites ont
été observées chez un très petit nombre
de malades.
Réactions allergiques ou
toxiques
De très rares cas d'agranulocytose et de leucopénie
réversibles ont été signalés. Ces effets
ont cédé à l'interruption immédiate
du traitement et à l'administration d'antibiotiques et de
corticostéroïdes. Étant donné que la plupart
des cas d'agranulocytose associée aux phénothiazines
sont survenus durant les dix premières semaines de traitement,
il convient de surveiller cette réaction tout particulièrement
pendant cette période chez les malades sous traitement prolongé.
| SYMPTÔMES
ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE |
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Symptômes
Somnolence, étourdissements, sécheresse des muqueuses
et troubles gastro-intestinaux; à doses massives, sédation
excessive, collapsus et coma.
Traitement
Il n'existe pas d'antidote spécifique; le traitement doit
être symptomatique. Procéder à un lavage gastrique
et garder l'estomac vide. Les émétiques à action
centrale ne sont d'aucune utilité à cause des propriétés
anti-émétiques du Panectyl. Veiller à ce que
les voies respiratoires soient bien dégagées et maintenir
une hydratation adéquate. Si l'emploi de stimulants s'impose,
recourir à la caféine ou au benzoate de sodium, mais
éviter les produits qui risquent de déclencher des
convulsions (par exemple la picrotoxine et le pentylènetétrazol).
En cas de collapsus, allonger le malade la tête en bas; administrer
de la noradrénaline en perfusion intraveineuse dans un soluté
physiologique glucosé, mais ne pas donner de l'adrénaline
qui pourrait abaisser davantage la tension artérielle; la
perfusion ne doit pas être interrompue brutalement; le goutte-à-goutte
doit être réduit graduellement une fois obtenue la
tension désirée.
De même que d'autres dérivés
de la phénothiazine, la triméprazine n'est pas dialysable;
aussi l'hémodialyse ne saurait-elle guère concourir
au traitement du surdosage, à moins que le patient n'ait
pris en même temps d'autres médicaments, par exemple,
des barbituriques.
| PHARMACOLOGIE |
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La triméprazine est un dérivé
propylaminé de la phénothiazine possédant une
activité centrale faible et des propriétés
antihistaminiques et antiprurigineuses prononcées. C'est
un puissant antagoniste de l'histamine doué de propriétés
sédatives et efficace pour combattre les vomissements provoqués
par l'apomorphine chez le chien. Le Panectyl n'exerce pratiquement
aucune action sur les poussées hypertensives provoquées
par l'injection intraveineuse d'adrénaline chez le chien.
C'est un faible antagoniste de la noradrénaline et de l'acétylcholine
même à forte dose. Par la voie intraveineuse, la triméprazine
à la dose de 1 à 5 mg/kg de poids, exerce une action
hypotensive négligeable chez le chien, le lapin et le chat.
Le spasme provoqué sur l'intestin isolé de lapin dans
une solution à 1.5 mg par litre d'acétylcholine, est
inhibé à 50 pour cent par la triméprazine à
la concentration de 1 mg par litre.
| TOXICOLOGIE |
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Toxicité
Chez la souris, la DL50 est la suivante : 75 mg/kg i.v.; 300 mg/kg
s.c.; 230 mg/kg p.o. Après injection intraveineuse, on a
observé une chute brutale du tonus musculaire, une sédation
intense et la mort par arrêt respiratoire au bout de 24 heures
environ. Des chiens ont toléré pendant 3 jours des
doses orales quotidiennes allant jusqu'à 24 mg/kg; toutefois,
après l'administration de 50 mg/kg par sonde gastrique, un
chien est tombé en syncope en moins de 5 minutes et a succombé
dans les 24 heures. Trois groupes de rats blancs mâles adultes
ont reçu pendant 8 semaines 0, 5 et 10 mg/kg par jour respectivement.
Tous les animaux étaient en bonne santé à la
fin de l'expérience et aucun écart significatif n'a
été constaté dans le nombre de globules rouges
et de globules blancs (y compris la formule différentielle).
Chez les chiens traités chaque jour pendant 4 semaines avec
3 mg/kg i.m., 10 mg/kg s.c. ou 10 mg/kg p.o., on a observé
une croissance pondérale normale, le maintien d'un comportement
normal, une bonne tolérance locale au point de l'injection
et une tolérance gastro-intestinale satisfaisante. Les épreuves
des fonctions hépatique et rénale, de même que
les examens macroscopiques et microscopiques, n'ont révélé
aucune anomalie.
Études de tératogénicité
À 10 lapines blanches de Nouvelle-Zélande, on a administré
chaque jour, par voie orale, des doses d'environ 3 ou 100 mg de
triméprazine par kg de poids, de 8e au 15e jour inclusivement
de la gestation. Les examens microscopiques, radiographiques et
anatomiques détaillés effectués sur les 76
ftus issus de ces lapines, n'ont rien révélé
d'anormal, exception faite d'un ftus ne possédant qu'un
seul rein, anomalie rénale jugée naturelle.
Chez le rat, de la triméprazine
a été incorporée à raison de 50 mg/kg
(sous forme de poudre) dans les rations données à
12 femelles et à 6 mâles durant 40 jours avant l'accouplement
et pendant toute la durée de la gestation et de la lactation.
Quatre-vingt-quatre jours après l'accouplement, 6 femelles
ont mis bas et 3 jeunes moururent ou furent tués par la mère
peu après leur naissance. Aucun indice d'effet tératogène
n'a été observé chez les jeunes, pourtant examinés
en détail.
| POSOLOGIE
ET ADMINISTRATION |
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La posologie peut varier suivant les
cas. Chez la plupart des malades, une dose faible est efficace,
mais il faut l'ajuster en fonction de la gravité des symptômes
et de la réponse du patient.
Adultes - 2,5 ou 5 mg deux
fois par jour après les repas, plus 5 mg au coucher. Dans
les cas à manifestations essentiellement nocturnes, une prise
unique de 5 à 10 mg au coucher.
Enfants - (de 2 à 12 ans)
2,5 ou 5 mg au coucher. Si nécessaire, une dose supplémentaire
de 2,5 mg deux fois par jour, après les repas peut être
administrée. La posologie quotidienne devra rarement dépasser
15 mg.
Administration de doses plus élevées
chez les adultes hospitalisés
Des doses quotidiennes allant jusqu'à 80 mg (en prises fractionnées)
peuvent parfois être administrées dans les cas de prurit
grave, rebelle aux doses habituelles.
En raison des risques de somnolence
prononcée, ces doses élevées ne doivent être
administrées qu'aux malades adultes hospitalisés.
| PRÉSENTATIONS |
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Comprimés
2,5 mg, flacons de 100
5 mg, flacons de 100
| RÉFÉRENCES |
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