|
Il faut faire preuve de prudence lorsqu'on
administre ce produit aux personnes âgées ou affaiblies
qui, dans certains cas, manifestent une sensibilité exagérée
aux effets du médicament.
L'emploi de Neuleptil peut entraîner
de la somnolence, un ralentissement des réflexes ou une perturbation
du jugement. C'est pourquoi les patients doivent s'abstenir de conduire
un véhicule ou de s'engager dans des activités pouvant
être dangereuses lorsqu'ils prennent ce médicament.
L'innocuité d'emploi de la
péricyazine au cours de la grossesse n'a pas été
établie; on ne doit donc pas administrer ce médicament
aux femmes en âge de procréer, à moins que les
résultats escomptés ne l'emportent sur les risques
possibles pour le foetus. Les patients ayant manifesté une
réaction d'hypersensibilité à une phénothiazine
(p. ex., des dyscrasies ou un ictère) ne doivent recevoir
aucune autre phénothiazine, à moins que, de l'avis
du médecin, les résultats escomptés du traitement
ne l'emportent sur les risques possibles.
Il ne faut pas utiliser ce produit
chez les malades souffrant de troubles convulsifs qui ne reçoivent
pas d'anticonvulsivants appropriés.
Comme pour les autres neuroleptiques,
on signale de très rares cas d'allongement de l'intervalle
QT faisant suite à l'emploi de Neuleptil.
Dyskinésie tardive : Comme
c'est le cas pour tous les antipsychotiques, une dyskinésie
tardive peut survenir au cours d'un traitement prolongé,
voire une fois le traitement terminé. Le syndrome se caractérise
principalement par des mouvements rythmiques involontaires de la
langue, du visage, de la bouche ou des maxillaires. Ces manifestations
peuvent être permanentes chez certains patients. La reprise
du traitement, l'augmentation de la posologie ou le recours à
un antipsychotique différent risquent de masquer ce syndrome.
Lorsqu'on prescrit Neuleptil, il faut viser à réduire
au minimum le risque de dyskinésie tardive en employant la
dose efficace la plus faible et en limitant le plus possible la
durée du traitement; on doit interrompre ce dernier à
la première occasion ou si l'on n'obtient pas de réponse
satisfaisante. Il faut envisager de mettre fin au traitement à
Neuleptil dès l'apparition de signes ou de symptômes
de dyskinésie tardive.
Syndrome malin des neuroleptiques
: Le syndrome malin des neuroleptiques peut survenir chez les patients
traités aux antipsychotiques. Il se caractérise par
de l'hyperthermie, de la rigidité musculaire, l'altération
de l'état mental et des signes d'instabilité du système
nerveux autonome (irrégularité de la tension artérielle,
tachycardie, arythmies et diaphorèse). À cela peuvent
s'ajouter une élévation du taux sérique de
la créatine-kinase, une myoglobinurie (rhabdomyolyse), une
insuffisance rénale aiguë et une leucocytose. L'hyperthermie
est souvent un signe précoce de ce syndrome, qui commande
l'arrêt immédiat du traitement antipsychotique, la
mise en place d'un traitement de soutien et une étroite surveillance
de l'état du patient.
| PRÉCAUTIONS |
|
 |
En raison de son action potentialisatrice,
Neuleptil doit être employé avec précaution
si l'on prescrit de façon concomitante d'autres phénothiazines
ou des dépresseurs du SNC : barbituriques, analgésiques,
narcotiques ou antihistaminiques. Les doses habituelles de ces derniers
doivent être réduites au moins de moitié pendant
la période de mise en place graduelle du traitement à
Neuleptil. Il faut aussi mettre les patients en garde contre la
consommation d'alcool pendant le traitement.
Il faut amorcer le traitement à
faible dose et faire preuve de prudence lorsqu'on administre ce
produit à des patients souffrant d'artériosclérose,
de maladie cardiovasculaire ou de toute autre affection pour laquelle
on doit éviter la survenue d'une hypotension soudaine. Il
faut adapter la posologie avec soin si l'on administre concurremment
d'autres médicaments susceptibles de produire de l'hypotension
orthostatique. En cas d'hypotension commandant l'emploi d'un vasopresseur,
on doit administrer de la noradrénaline ou de la phényléphrine
et non de l'adrénaline, cette dernière pouvant abaisser
davantage la pression artérielle.
En raison de ses propriétés
anticholinergiques, la péricyazine doit être administrée
avec précaution en présence de glaucome ou d'hypertrophie
de la prostate. Des cas d'iléus paralytique ont été
signalés, en particulier chez des malades âgés
soumis depuis longtemps à un traitement anticholinergique
faisant parfois appel à plus d'un médicament. Chez
ces derniers, il faut donc surveiller tout début de constipation.
Des modifications de la rétine
et une pigmentation anormale de la peau ont été observées
à la suite de l'administration de phénothiazines et
peuvent survenir après un traitement prolongé. On
doit interrompre le traitement si de telles manifestations sont
observées. On recommande généralement d'effectuer
des épreuves fonctionnelles du foie à intervalles
réguliers pendant un traitement prolongé à
Neuleptil, ainsi que des numérations globulaires périodiques
- surtout au cours des deux ou trois premiers mois de traitement.
Il faut en outre surveiller l'apparition de tout symptôme
de dyscrasie.
Afin de diminuer le risque d'apparition
d'effets indésirables reliés à l'accumulation
du médicament, les patients recevant un traitement prolongé,
particulièrement à fortes doses, doivent subir des
évaluations périodiques permettant de déterminer
s'il est possible de réduire la dose d'entretien ou de mettre
fin au traitement. Il faut toujours envisager la possibilité
d'apparition brusque de réactions graves visant le système
nerveux central ou de symptômes vasomoteurs.
| EFFETS
INDÉSIRABLES |
|
 |
La somnolence, l'hypotension et les
réactions extrapyramidales sont les effets indésirables
les plus fréquemment observés. Les réactions
touchant le système nerveux autonome et les troubles psychomoteurs
apparaissent habituellement au début du traitement, mais
ils ont souvent tendance à s'atténuer en cours de
route, ou cèdent lorsqu'on adapte la posologie. Les signes
extrapyramidaux surviennent généralement plus tard
et surtout chez les patients qui reçoivent des doses élevées.
Les effets indésirables observés
à la suite de l'administration de différentes phénothiazines
varient quant au type, à la fréquence et au mécanisme
d'apparition, c'est-à-dire que certains sont reliés
à la dose alors que d'autres sont fonction de la sensibilité
du patient. Certains effets défavorables sont plus susceptibles
d'apparaître ou d'atteindre une plus grande intensité
chez les patients présentant des problèmes médicaux
particuliers; par exemple, des patients souffrant d'insuffisance
mitrale ou d'un phéochromocytome ont présenté
une hypotension grave après avoir pris certaines phénothiazines
aux doses recommandées.
Les effets secondaires suivants n'ont
pas tous été observés à la suite de
l'administration de tous les dérivés de la phénothiazine;
cependant, ils ont été signalés après
l'emploi de l'un ou de plusieurs d'entre eux, et c'est ce dont il
faut tenir compte lorsqu'on administre des médicaments de
cette classe.
Effets sur le comportement : La somnolence
et le ralentissement de l'activité psychomotrice sont les
effets indésirables les plus fréquemment observés
au début du traitement, mais tendent à s'atténuer
en une à trois semaines. L'administration de petites doses
de départ sert à vérifier la tolérance
individuelle. En cas de toxi-confusion, il faut interrompre le traitement
immédiatement. Des effets paradoxaux tels que l'agitation,
l'insomnie, l'inversion du sommeil, l'augmentation de l'agressivité
et l'aggravation des symptômes psychotiques ont été
occasionnellement signalés.
Système nerveux autonome :
De l'hypotension orthostatique et des crises aiguës d'hypotension
ont été observées, particulièrement
chez les personnes âgées, le plus souvent au début
du traitement ou lorsque les doses d'attaque sont élevées.
On peut éviter la survenue de ces réactions en vérifiant
la tolérance du patient au moyen de petites doses initiales.
Des modifications de l'ECG et du rythme cardiaque, y compris le
bloc A-V, la tachycardie paroxystique et la fibrillation ventriculaire,
n'ont pas été observées à la suite de
l'administration de la péricyazine, mais ont été
signalées après l'emploi de certaines phénothiazines.
Les effets anticholinergiques prédominants
des phénothiazines, ou la dépression du système
sympathique que ces médicaments provoquent, peuvent entraîner
les effets indésirables suivants : tachycardie, vision brouillée,
aggravation du glaucome, sécheresse de la bouche (parfois
accompagnée d'infections buccales et de caries dentaires),
nausées, vomissements, constipation, fécalome, iléus
paralytique, transpiration, diarrhée et congestion nasale.
Des variations de la température corporelle et de l'hyperglycémie
ont été signalées à la suite de l'utilisation
des phénothiazines.
Système nerveux central : Le
parkinsonisme, les troubles dystoniques et l'akathisie sont parmi
les réactions extrapyramidales signalées.
Les syndromes parkinsoniens sont plus
fréquents chez les patients qui reçoivent des doses
élevées de médicament et cèdent habituellement
à une réduction de la posologie ou à l'interruption
momentanée du traitement; au besoin, on administrera un antiparkinsonien.
Comme réactions dystoniques, on observe surtout la protrusion
de la langue, l'hyperextension du cou et du tronc, la contraction
des muscles du cou et de la face, les crises oculogyres, les contractions
myocloniques et les spasmes carpopédaux. Ces réactions
sont habituellement sans rapport avec la dose administrée,
mais peuvent cependant être très graves et commander
la mise en place d'un traitement d'urgence. Des dystonies ont été
signalées après traitement à la péricyazine.
Une dyskinésie tardive persistante
résistant au traitement a été signalée
en association avec l'emploi des phénothiazines (pour en
avoir une description détaillée, voir la rubrique
Mises en garde).
On a également constaté
des modifications de l'EEG, des variations dans la régulation
thermique et des convulsions. La péricyazine est généralement
bien tolérée par les épileptiques qui reçoivent
des médicaments anticonvulsivants. Toutefois, des crises
d'épilepsie se sont produites, et il n'est pas prouvé
que la péricyazine agisse efficacement sur l'excitation et
la tension émotive de ces patients.
Réactions allergiques et toxiques
: L'agranulocytose et d'autres dyscrasies comptent parmi les plus
graves réactions défavorables attribuables aux phénothiazines.
Elles peuvent survenir soudainement ou suivre une baisse de la numération
globulaire, en général au cours des deux ou trois
premiers mois de traitement. L'ictère cholestatique est rare.
Des réactions cutanées,
de la photosensibilité, de l'asthme, un oedème laryngé
ou de Quincke, de l'hyperthermie et d'autres manifestations allergiques
peuvent aussi survenir. On a observé une pigmentation anormale
et des dépôts sur la cornée et le cristallin,
principalement lors de l'administration prolongée de fortes
doses de phénothiazines.
Système endocrinien : Des troubles
endocriniens faisant suite à l'administration de phénothiazines
- retard de l'ovulation, irrégularité menstruelle,
sécrétion lactée, gynécomastie, modifications
de la libido, inhibition de l'éjaculation, faux tests positifs
de grossesse, prise de poids et oedème - peuvent apparaître.
L'augmentation de l'appétit et du poids a été
observée chez certains patients traités par la péricyazine.
Divers : Au cours de traitements aux
phénothiazines, on a signalé des cas de mort subite
inattendue et de pneumonie, de congestion ainsi que la potentialisation
d'autres médicaments. Dans certains cas de mort subite, des
lésions du myocarde ont été constatées.
Des lésions cérébrales ou des convulsions antérieures
peuvent être des facteurs prédisposants ; il faut éviter
d'administrer de fortes doses aux épileptiques. Plusieurs
patients ont manifesté une exacerbation brusque de leur comportement
psychotique juste avant la mort. Les résultats d'autopsie
ont aussi révélé une pneumonie ou une pneumonite
aiguë foudroyante et l'aspiration du contenu gastrique. Le
médecin doit donc envisager l'apparition d'une «pneumonie
silencieuse ». On signale de très rares cas d'allongement
de l'intervalle QT.
| SYMPTÔMES
ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE |
|
 |
Symptômes : Dans les
cas bénins de surdosage aux phénothiazines, on peut
observer de l'agitation, du délire, de la confusion mentale
et souvent de la léthargie ou un état comateux. D'autres
symptômes peuvent aussi se manifester : contractions nerveuses,
mouvements dystoniques ou convulsions, hypotension, collapsus cardiovasculaire,
arythmie et hypothermie.
Traitement : Le lavage gastrique,
s'il est indiqué, permet d'éliminer une grande quantité
de médicament. On doit instituer un traitement symptomatique
approprié et le poursuivre jusqu'à ce que disparaisse
la dépression du SNC attribuable au médicament. Le
collapsus cardiovasculaire, l'arythmie, la défaillance respiratoire
et l'hypothermie constituent les principaux problèmes à
traiter. Lorsqu'on doit administrer un vasopresseur, il faut utiliser
la noradrénaline ou la phényléphrine.
| POSOLOGIE
ET ADMINISTRATION |
|
 |
Adultes : On recommande les
doses quotidiennes suivantes :
le matin : 5 à 20 mg
le soir : 10 à 40 mg
En traitement d'entretien, réduire
la posologie à la dose efficace minimale. On recommande alors
l'administration de doses plus faibles, soit 2,5 à 15 mg
le matin et 5 à 30 mg le soir.
Patients âgés :
La dose initiale quotidienne doit être d'environ 5 mg, que
l'on augmentera progressivement suivant la tolérance, jusqu'à
l'obtention de l'effet désiré. Une dose quotidienne
de plus de 30 mg est rarement nécessaire.
Enfants et adolescents (à
partir de 5 ans) : On recommande les doses suivantes:
le matin : 2,5 à 10 mg
le soir : 5 à 30 mg
Ces doses sont à peu près
équivalentes à une dose quotidienne de 1 à
3 mg par année d'âge.
En général, pour les
enfants comme pour les adultes, il ne faut pas dépasser les
doses les plus faibles au début du traitement. Par la suite
on augmentera la posologie progressivement jusqu'à l'obtention
de la dose efficace. Il faut être prudent si l'on dépasse
cette dose.
De la somnolence gênante a souvent
été signalée au début du traitement
par Neuleptil. On peut l'éviter en donnant le médicament
en 2 prises, la plus faible dose le matin et la plus forte le soir.
En l'absence de données cliniques
suffisantes, l'emploi de Neuleptil n'est pas recommandé chez
les enfants de moins de 5 ans.
| PRÉSENTATION |
|
 |
Capsules :
Une capsule avec corps et coiffe bleus, portant l'inscription 5
mg, 10 mg ou 20 mg, renferme 5, 10 ou 20 mg de péricyazine.
Ingrédients non médicamenteux : phosphate de calcium,
croscarmellose de sodium, bleu no 1 AD&C, rouge no 3 AD&C,
gélatine, stéarate de magnésium et oxyde de
titane. Sans tartrazine. Flacon de 100 capsules.
Gouttes orales :
Un mL de liquide renferme 10 mg de péricyazine. Ingrédients
non médicamenteux : alcool, acide ascorbique, caramel, glycérine,
huile de menthe, eau purifiée, sucrose et acide tartrique.
Alcool : 12,0 % v/v; sucrose : 250 mg/mL. Sans tartrazine. Flacon
de 100 mL avec compte-gouttes gradué.
| PHARMACOLOGIE |
|
 |
Les propriétés pharmacologiques
de la péricyazine ont été comparées
à celles de la chlorpromazine, milligramme pour milligramme,
dans le cadre d'études menées sur diverses espèces
animales.
La péricyazine possède
une action sédative relativement marquée, mais ses
propriétés cataleptiques sont plutôt faibles.
Elle potentialise la narcose à l'éther ou à
l'hexobarbital et l'analgésie à la morphine. Elle
exerce également une action hypothermique chez la souris,
dont elle déprime aussi l'activité motrice spontanée.
Au cours de ces essais, son activité a été
constamment supérieure à celle de la chlorpromazine,
milligramme pour milligramme. Dans la potentialisation de la narcose
aux barbituriques, la DE50 de la péricyazine administrée
par voie orale était de 3 mg/kg alors que celle de la chlorpormazine
était de 8 mg/kg. La péricyazine a bloqué chez
le rat le conditionnement d'évitement à une DE50 de
0,65 mg/kg (voie orale), comparativement à une DE50 de 5
mg/kg pour la chlorpromazine. Elle a aussi fait preuve d'une puissante
activité anti-apomorphine.
La péricyazine ne possède
que de faibles propriétés antihistaminiques, mais
une nette activité antisérotonine. Dans les divers
essais menés chez le rat et la souris, elle a manifesté
des effets analgésiques comparables à ceux de la méthotriméprazine;
de plus, elle a exercé une activité antispasmodique
au cours d'essais effectués sur l'intestin isolé du
lapin.
La péricyazine a produit un
blocage adrénergique chez la souris et le chien, et son effet
anticholinergique chez ces animaux était plus marqué
que celui de la chlorpormazine.
Biodisponibilité : Dans une
étude de biodisponibilité, 12 sujets volontaires sains
ont reçu 2 capsules à 10 mg de Neuleptil. La courbe
moyenne de concentration plasmatique en fonction du temps a révélé
que la concentration maximale de 150 ng/mL était obtenue
2 heures après l'administration du produit et que la demi-vie
de ce dernier était d'environ 12 heures. Chez certains sujets,
des quantités de péricyazine étaient encore
décelables dans le sang après 36 heures.
On a aussi démontré
que les capsules à 10 mg et les gouttes à 1 % (10
mg/mL) étaient biologiquement équivalentes.
| TOXICOLOGIE |
|
 |
Toxicité aiguë
Les études de toxicité aiguë menées chez
la souris ont donné les DL50 suivantes : 530 mg/kg par voie
orale; 44 mg/kg par voie i.v.; 375 mg/kg par voie s.c.; 115 mg/kg
par voie i.p. La DL50 orale de la chlorpromazine était de
380 mg/kg. Les signes d'intoxication se sont manifestées
par un état profond de torpeur suivi d'hypothermie et de
mort par arrêt respiratoire.
La DL50 orale approximative chez le
rat est de 395 mg/kg. Les signes d'intoxication observés
étaient les suivants : larmoiement, salivation, prostration
et hémorragie de la conjonctive.
Dans les essais de tolérance
aiguë chez le chien, à des doses allant jusqu'à
960 mg/kg par voie orale, on n'a pas signalé de mort.
Toxicité sous-aigüe
Au cours d'une étude de toxicité subaiguë d'un
mois chez des rats recevant par voie orale des doses quotidiennes
de 2,5 et de 5 mg/kg, on n'a signalé aucune anomalie importante.
Par ailleurs, chez le chien soumis pendant un mois à des
doses orales quotidiennes croissantes (de 1,25 à 10 mg/kg),
on a observé une légère diminution du taux
d'hémoglobine et quelques anomalies touchant les épreuves
fonctionnelles du foie et du rein.
Toxicité chronique
Une étude de toxicité chronique d'un an a été
effectuée chez de jeunes rats, à des doses de 3,3,
de 10 et de 30 mg/kg par jour; on a noté une légère
diminution du gain pondéral et une augmentation du poids
de la glande pituitaire dans le groupe traité à la
plus forte dose. On a signalé un néoplasme chez deux
rats de l'élevage de Charles River recevant des doses différentes,
qui sont morts au cours de la 16e et de la 36e semaines de l'étude.
Une étude de six mois a été
menée chez le chien aux doses orales quotidiennes de 0, de
3, de 9 et de 27 mg/kg. Des effets proportionnels à la dose
administrée ont été observés dans tous
les groupes. Dans le groupe traité à 3 mg/kg, on n'a
constaté que de légers changements pharmacologiques.
Dans le groupe traité à la plus forte dose, tous les
animaux ont manifesté les signes et les symptômes suivants
: perte de poids, sédation, ataxie au cours des premières
semaines, relâchement de la membrane nictitante, contraction
des pupilles, larmoiement, sécheresse du nez et énophtalmie.
La mort, précédée de convulsions cloniques,
est survenue chez 2 des 4 chiens au cours de la 13e semaine.
Les chiens du groupe qui a reçu
9 mg/kg ont présenté des altérations hépatiques
mineures, principalement de nature congestive. À la dose
de 27 mg/kg, on a observé des dégénérescences
des tubules rénaux chez tous les animaux et des modifications
hépatiques chez 2 des 4 chiens. Ces changements étaient
accompagnés d'une élévation du taux d'azote
uréique du sang et de SGPT et apparemment d'une augmentation
du poids du foie, des reins et des surrénales. On a évalué
la présence de thiocyanate dans l'urine de deux chiens bâtards
qui avaient reçu, pendant 4 jours, des doses croissantes
de péricyazine (de 30 à 60 mg/kg par jour); chez l'un
des chiens on a décelé des traces de ce produit; et
chez l'autre chien, les concentrations de thiocyanate étaient
élevées, même 3 jours après l'arrêt
du traitement. D'autres tests menés chez le rat et le chien
n'ont pas montré d'augmentation importante des taux sérique
et urinaire de thiocyanate à la suite de l'administration
de péricyazine.
Au cours d'une longue étude
de toxicité chez l'homme, 10 patients hospitalisés
de façon prolongée ont reçu des doses de 20
à 40 mg de péricyazine par jour pendant 6 mois. Un
patient a éprouvé de la somnolence et de la constipation,
un autre a présenté des réactions extrapyramidales
graves et, chez un troisième, on a observé une élévation
des taux de phosphatases alcalines, de SGOT et de SGPT.
Tératogenèse
Des études de reproduction et tératogènes ont
été réalisées chez le rat, la souris
et le lapin. Les souris ont reçu de 5 à 15 mg/kg de
péricyazine par gavage une fois par jour du 8e au 14e jours
après l'accouplement. Le nombre de foetus morts a été
un peu plus élevé dans ce groupe que dans le groupe
témoin; il semble aussi que le processus d'ossification ait
été plus lent chez les souriceaux du groupe ayant
reçu la dose la plus élevée.
Un groupe de 12 rates et de 6 rats
a reçu de la péricyazine dans la nourriture, à
raison de 30 mg/kg par jour, au cours des 33 jours précédant
l'accouplement, puis pendant toute la gestation et la période
d'allaitement. La fertilité a semblé perturbée,
puisque le délai moyen entre l'accouplement et la mise bas
a été plus long dans le groupe étudié
que dans le groupe témoin. Neuf femelles ont mis bas, et
aucune malformation n'a été décelée
dans un groupe de ratons examinés minutieusement à
la période de sevrage.
Chez la lapine, la péricyazine
a été administrée pendant la gestation à
des doses quotidiennes orales de 5 et de 100 mg/kg, du 8e au 15e
jours inclusivement. Aucun effet nocif n'a été noté
chez les femelles pleines, ni aucun signe létal ou tératogène
chez les petits.
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