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Les patients traités à
laide de NARDIL ne doivent donc pas prendre de sympathomimétiques
(amphétamines, cocaïne, méthylphénidate,
dopamine, épinéphrine et norépinéphrine,
notamment) ni de substances apparentées (méthyldopa,
lévodopa, L-tryptophane, L-tyrosine et phénylalanine
y compris). La consommation daliments riches en tyramine ou
en dopamine pendant le traitement par NARDIL peut aussi provoquer
des crises hypertensives. Les patients sous NARDIL doivent donc
éviter les aliments riches en protéines ayant subi
une dégradation protéique par maturation, fermentation,
marinade, fumaison ou contamination bactérienne; ils doivent
aussi éviter les fromages (surtout les fromages vieillis),
les harengs marinés, la bière, le vin, le foie, les
extraits de levure (dont la levure de bière en grande quantité),
le saucisson sec (salami de Gênes, salami dur, pepperoni et
saucisson libanais), les cosses de fèves (gourganes) et le
yogourt. Une consommation excessive de caféine ou de chocolat
peut aussi accentuer les réactions hypertensives.
Il ne faut pas employer NARDIL en association avec le dextrométhorphane
ou des dépresseurs du SNC tels que lalcool et certains
narcotiques. Des cas dexcitation, de convulsions, de délire,
dhyperpyrexie, de collapsus circulatoire, de coma et de mortalité
ont été signalés après ladministration
dune dose unique de mépéridine chez des patients
sous IMAO. Il ne faut pas administrer NARDIL en association avec
dautres IMAO, des dérivés de la dibenzazépine
ou dautres antidépresseurs (voir ci-après) ni
en traitements successifs rapides avant ou après de tels
agents, afin déviter les réactions suivantes:
Crises hypertensives, crises convulsives, fièvre, transpiration
profuse, excitation, délire, remblements, coma et collapsus
circulatoire.
Inhibiteurs de la MAO: moclobémide, procarbazine, tranylcypromine.
Dérivés de la dibenzazépine ou autres antidépresseurs:
amitriptyline, amitriptyline et perphénazine, amoxapine,
carbamazépine, clomipramine, cyclobenzaprine, désipramine,
doxépine, imipramine, maprotiline, nortriptyline, protriptyline
et trimipramine.
Il faut observer un délai dau moins 10 jours entre
la dernière prise dun IMAO et lamorce du traitement
par NARDIL.
Il ne faut pas employer NARDIL en association avec le chlorhydrate
de buspirone, car plusieurs cas délévation de
la tension artérielle ont été signalés
chez des patients sous IMAO ayant reçu du chlorhydrate de
buspirone. Il convient aussi dobserver un délai de
10 jours entre la dernière prise de NARDIL et la première
prise dun autre antidépresseur ou de chlorhydrate de
buspirone.
Ladministration concomitante dun IMAO et de chlorhydrate
de bupropion est contre-indiquée.
On a signalé des réactions graves (incluant hyperthermie,
rigidité, myoclonies et mort) après ladministration
dinhibiteurs du recaptage de la sérotonine ou de venlafaxine
en association avec un IMAO. Il ne faut donc pas employer NARDIL
conjointement avec la venlafaxine ou les inhibiteurs du recaptage
de la sérotonine. On doit prévoir un délai
dau moins 5 semaines entre la dernière prise de fluoxétine
et la première prise de NARDIL, et un délai dau
moins 10 jours entre la dernière prise de NARDIL et la première
prise de fluoxétine ou dun autre inhibiteur du recaptage
de la sérotonine. Avant de mettre en route un traitement
par NARDIL, il faut observer un délai suffisant après
lutilisation dun autre inhibiteur du recaptage de la
sérotonine pour en permettre lélimination ainsi
que celle de ses métabolites actifs.
Lassociation IMAO et tryptophane a causé lapparition
de symptômes comportementaux et neurologiques tels que désorientation,
confusion, amnésie, délire, agitation, signes hypomaniaques,
ataxie, myoclonie, hyperréflexie, tremblements, oscillations
oculaires et signe de Babinski.
Les patients qui prennent NARDIL ne devraient pas subir dintervention
chirurgicale non urgente nécessitant une anesthésie
générale. Ils ne devraient pas non plus recevoir de
cocaïne ni danesthésiques locaux contenant des
vasoconstricteurs sympathomimétiques. Il faut en outre garder
à lesprit la possibilité dun effet hypotensif
additif dune rachianesthésie en association avec NARDIL.
On devrait cesser ladministration de NARDIL au moins 10 jours
avant une intervention chirurgicale non urgente.
Les IMAO, y compris NARDIL, sont contre-indiqués chez les
patients recevant de la guanéthidine ou de la réserpine.
| MISES EN GARDE |
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Les variations de la tension artérielle
constituent leffet indésirable le plus grave provoqué
par NARDIL (sulfate de phénelzine).
Crises hypertensives: La crise hypertensive, parfois fatale, vient
au premier rang des effets indésirables les plus importants
associés à ladministration de NARDIL. Les crises
hypertensives se caractérisent par certains ou lensemble
des symptômes suivants: céphalée occipitale
pouvant irradier vers le front, palpitations, raideur ou douleur
à la nuque, nausées, vomissements, transpiration (accompagnée
tantôt de fièvre, tantôt dune moiteur et
dune froideur de la peau), dilatation des pupilles et photophobie.
Une tachycardie ou une bradycardie peuvent
sassocier à des douleurs thoraciques constrictives.
À noter: Il y a eu des cas dhémorragie
intracrânienne associés à une élévation
de la tension artérielle.
Il convient de mesurer fréquemment la tension artérielle
afin de déceler lapparition de toute réaction
hypertensive chez les patients recevant NARDIL. La survenue de palpitations
ou de céphalées fréquentes pendant le traitement
impose larrêt immédiat de ce dernier.
Traitement recommandé en cas de crise hypertensive:
En cas de crise hypertensive, il faut cesser immédiatement
ladministration de NARDIL et instaurer sur-le-champ des mesures
thérapeutiques pour abaisser la tension artérielle.
Selon les données dont on dispose actuellement, lemploi
de phentolamine est recommandé (la dose rapportée
sétablit à 5 mg par voie i.v.). Il faut prendre
soin dadministrer le médicament lentement pour ne pas
provoquer un effet hypotensif exagéré. On doit abaisser
la fièvre par refroidissement externe.
Renseignements à communiquer aux patients: On doit
avertir les patients de ne pas consommer les aliments, les boissons
et les médicaments figurant aux Tableau 1 et Tableau 2, pendant
le traitement par NARDIL et les deux semaines suivant son arrêt:
Tableau 1: NARDIL
Aliments et boissons à éviter pendant le traitement
par NARDIL
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Viande
et poisson:
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Harengs
marinés, foie, saucisson sec (tel que salami de Gênes,
salami dur, pepperoni et saucisson libanais)
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Légumes:
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Cosses
de gourganes et choucroute
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Produits
laitiers:
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Fromages
(à lexception des fromages cottage et à
la crème qui sont permis) et yogourt
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Boissons:
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Bière
ordinaire, sans alcool ou peu alcoolisée, vins et produits
à base de vin
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Divers:
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Extrait
de levure (dont la levure de bière en grande chocolat
ou caféine en quantité excessive
|
Les patients traités à laide de NARDIL devraient
aussi éviter de consommer des aliments riches en protéines,
préparés ou entreposés, qui sont avariés
ou mal réfrigérés, tels que viandes, poissons
et produits laitiers, ainsi que les produits pouvant avoir subi
une dégradation protéique par maturation, marinade,
fermentation ou fumaison destinées à en améliorer
la saveur.
Tableau 2: NARDIL
Médicaments en vente libre à éviter pendant
le traitement par NARDIL
|
1. Produits contre le rhume
et la toux (y compris ceux qui contiennent du dextrométhorphane)
2. Décongestionnants nasaux (comprimés, gouttes
ou solutions en vaporisateur)
3. Médicaments contre le rhume des foins
4. Médicaments pour les sinus
5. Médicaments à inhaler contre lasthme
6. Médicaments anorexigènes
7. Produits amaigrissants
8. Produits à base de L-tryptophane
|
Certains médicaments sur ordonnance
sont à éviter. Par conséquent, les patients
traités par un autre médecin ou un dentiste devraient
aviser ce dernier quils prennent NARDIL.
On doit avertir les patients que la consommation des aliments, boissons
et médicaments susmentionnés peut provoquer une réaction
caractérisée par une céphalée et dautres
symptômes graves imputables à une élévation
de la tension artérielle, à lexception du dextrométhorphane
qui peut causer des réactions semblables à celles
que lon observe avec la mépéridine.
On doit demander aux patients de signaler sans délai toute
céphalée ou autres symptômes inhabituels.
| PRÉCAUTIONS |
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Général: Le risque
de suicide chez les patients déprimés est toujours
à considérer; il y a donc lieu de prendre les précautions
qui simposent. Une observation étroite des patients
traités par NARDIL (sulfate de phénelzine) est recommandée
jusquà la rémission de létat dépressif.
Dautres mesures (sismothérapie, hospitalisation, etc.)
peuvent être prises si cela savère nécessaire.
Lapparition de symptômes dhypotension orthostatique
est à surveiller de près chez tous les patients traités
par NARDIL. Des effets indésirables hypotensifs sont survenus
tant chez des patients hypertendus que chez des sujets normotendus
et hypotendus. En général, la tension artérielle
revient rapidement aux chiffres préthérapeutiques
à larrêt du traitement ou après diminution
de la dose.
Étant donné les effets variables de NARDIL sur le
seuil convulsif, il faut prendre les précautions qui simposent
lors du traitement de sujets épileptiques.
Lhypomanie vient au premier rang des effets indésirables
plus graves signalés assez régulièrement. Elle
a surtout affecté des patients chez qui des troubles caractérisés
par des symptômes hyperkinétiques coexistaient avec
létat dépressif, mais étaient masqués
par ce dernier; lhypomanie se manifeste habituellement au
fur et à mesure que la dépression sestompe.
NARDIL peut accentuer un état dagitation pré-existant.
Lhypomanie et lagitationont été signalées
à des doses supérieures aux doses recommandées
et à la suite dun traitement de longue durée.
NARDIL peut causer une stimulation excessive chez les sujets schizophrènes
et faire passer les états maniacodépressifs de la
phase dépressive à la phase maniaque.
Les IMAO, y compris NARDIL, accentuent leffet hypnotique de
lhexobarbital chez les animaux. Il convient, par conséquent,
de diminuer la dose de barbiturique chez les patients traités
par NARDIL.
Les IMAO inhibent la dégradation de la sérotonine
et de la noradrénaline, qui seraient libérées
des réserves tissulaires sous laction des alcaloïdes
de la rauwolfia. La prudence est donc de rigueur dans les cas demploi
concomitant dun dérivé de la rauwolfia et dun
IMAO comme NARDIL.
Les résultats des études sont discordants en ce qui
concerne leffet ou labsence deffet des IMAO sur
le métabolisme glucidique ou la potentialisation éventuelle
des effets des hypoglycémiants. Il faut donc en tenir compte
lors de ladministration de NARDIL à des patients diabétiques.
À lissue dune étude non comparative menée
chez des souris leur vie durant, on a signalé que NARDIL,
à linstar dautres dérivés de lhydrazine,
entraîne la formation de tumeurs pulmonaires et vasculaires.
Interactions médicamenteuses: La prudence est de rigueur
lorsque NARDIL est employé en association avec des antihypertenseurs,
notamment des diurétiques thiazidiques et des bêtabloquants,
compte tenu du risque deffets hypotensifs accrus. Voir Contre-indications
et Mises en garde pour connaître les autres interactions médicamenteuses.
Grossesse: Linnocuité de NARDIL pendant la grossesse
et lallaitement na pas été établie.
Avant de prescrire ce médicament à une femme enceinte,
qui allaite ou qui est en âge de procréer, il faut
peser les avantages thérapeutiques escomptés contre
les risques possibles pour la mère et le foetus.
Allaitement: Linnocuité de NARDIL pendant lallaitement
na pas été établie. Le nombre dessais
systématiques auprès de femmes qui allaitent reste
insuffisant. NARDIL ne doit donc être administré aux
femmes qui allaitent quen cas de nécessité absolue.
On ne sait pas encore si ce médicament est excrété
dans le lait humain, mais comme de nombreux médicaments le
sont et quil existe un risque deffets indésirables
graves chez le nourrisson, il faut choisir entre NARDIL et lallaitement,
en tenant compte de limportance du traitement pour la mère.
Pédiatrie: Comme aucune étude comparative de linnocuité
de NARDIL na été réalisée chez
des patients de moins de 16 ans, lemploi de ce médicament
nest pas recommandé dans cette tranche dâge.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
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NARDIL (sulfate de phénelzine)
est un puissant inhibiteur de la MAO. Comme les enzymes regroupées
sous ce nom sont largement répandues dans lorganisme,
on peut sattendre à ce que leur inhibition entraîne
divers effets pharmacologiques. Ces effets, le cas échéant,
tendent à être bénins ou modérés
(voir ci-dessous) et disparaissent souvent en cours de traitement.
On peut réduire au minimum le risque dapparition de
tels
effets en ajustant la posologie en conséquence; il est rarement
nécessaire dappliquer des mesures visant à neutraliser
ces effets ou dinterrompre le traitement par NARDIL.
Les effets indésirables suivants sont fréquents:
Troubles du système nerveux: étourdissements,
céphalées, somnolence, troubles du sommeil (y compris
insomnie et hypersomnie), faiblesse et fatigue, tremblements, fasciculations,
myoclonies et hyperréflexie.
Troubles de lappareil digestif: constipation, sécheresse
de la bouche, troubles gastro-intestinaux, élévation
des taux plasmatiques de transaminases (sans signes ni symptômes
connexes).
Troubles métaboliques: gain pondéral.
Troubles de lappareil cardiovasculaire: hypotension
orthostatique, oedème.
Troubles de lappareil génito-urinaire: troubles
sexuels tels que lanorgasmie, les troubles éjaculatoires
et limpuissance.
Dautres effets indésirables plus rares dintensité
légère ou modérée nont été
signalés, dans certains cas, quà une seule reprise
ou par un seul médecin:
Troubles du système nerveux: énervement, palilalie,
euphorie, nystagmus, paresthésies.
Troubles de lappareil génito-urinaire: rétention
urinaire.
Troubles métaboliques: hypernatrémie.
Atteintes cutanés: prurit, éruptions cutanées,
transpiration.
Troubles des organes sensoriels: vision trouble, glaucome.
Autres effets indésirables graves, signalés rarement
dont certains, une seule fois:
Troubles du système nerveux: ataxie, coma simulant létat
de choc, delirium dintoxication, réaction maniaque,
convulsions, crise dangoisse, déclenchement de la schizophrénie,
insuffisance respiratoire et cardiovasculaire passagère après
sismothérapie.
Troubles de lappareil digestif: ictère réversible;
une hépatite cytolytique nécrosante dévolution
mortelle na jusquà présent été
signalée que dans très peu de cas.
Troubles hématopoïétiques: leucopénie.
Troubles immunitaires: syndrome lupique.
Troubles métaboliques: syndrome hypermétabolique
(pouvant comprendre, entre autres manifestations, lhyperpyrexie,
la tachycardie, la tachypnée, la rigiditémusculaire,
des taux élevés de CK, une acidosemétabolique,
lhypoxie et le coma; ce syndrome peut évoquer un surdosage).
Troubles de lappareil respiratoire: oedème de la glotte.
Troubles dordre général: fièvre
associée à un tonus musculaire accru.
Des nausées, des vomissements et des malaises peuvent survenir
lors de larrêt de ladministration du médicament.
On a signalé un syndrome de sevrage peu courant en de rares
occasions après un arrêt soudain de ladministration
de NARDIL. Les signes et les symptômes de ce syndrome commencent
généralement à se manifester de 24 à
72 heures après larrêt du traitement; ils peuvent
aller des cauchemars dapparence réelle avec agitation
à une psychose manifeste et aux convulsions. Habituellement,
ce syndrome cède après la reprise dun traitement
par NARDIL à faibles doses; par la suite, on diminue graduellement
et prudemment la dose jusquà larrêt du
traitement.
| SURDOSAGE |
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Symptômes
:À noter: Voir Mises
en garde pour connaître les mesures à prendre en cas
de crises hypertensives.
Le surdosage accidentel ou intentionnel (surdose) peut être
plus fréquent chez les personnes dépressives. Il ne
faut pas oublier que plusieurs médicaments et de lalcool
peuvent avoir été ingérés.
Selon limportance de la surdose de NARDIL (sulfate de phénelzine),
le tableau clinique peut varier, comprenant des signes et des symptômes
mixtes de stimulation ou de dépression du SNC et de lappareil
cardiovasculaire. Ces signes et symptômes peuvent être
absents ou très légers pendant les 12 premières
heures suivant lingestion et se développer ensuite
lentement, atteignant leur apogée en 24 à 48 heures.
Des cas de mortalité ont été signalés
par suite dun surdosage. Conséquemment, lhospitalisation
immédiate simpose, avec observation constante du
patient et surveillance électrocardiographique continue.
Le surdosage peut se manifester par un ou plusieurs des signes et
symptômes suivants: somnolence, étourdissements, lipothymie,
irritabilité, hyperactivité, agitation, céphalées
intenses, hallucinations, trismus, opisthotonos, rigidité,
convulsions et coma, pouls rapide et irrégulier, hypertension,
hypotension et collapsus artériel, précordialgie,
dépression et arrêt respiratoire, hyperpyrexie, diaphorèse
et enfin, moiteur et froideur de la peau.
Traitement:De tels états peuvent exiger un traitement
symptomatique intensif accompagné demesures de soutien.
Le vomissement provoqué ou le lavage gastrique au charbon
activé peuvent être utiles au début de lintoxication,
à condition que les voies respiratoires soit bien protégées
contre toute aspiration. Il convient de traiter les signes et les
symptômes de stimulation du SNC, dont les convulsions, par
perfusion intraveineuse lente de diazépam. Il faut éviter
les dérivés phénothiaziniques et les stimulants
du SNC. On doit remédier à lhypotension et au
collapsus circulatoire par lapport parentéral de liquides
et, au besoin, par perfusion intraveineuse dun vasopresseur
dilué pour relever la tension artérielle. Il est à
noter que les agents adrénergiques peuvent provoquer une
hausse tensionnelle très prononcée.
Il convient de faciliter la respiration par des mesures adaptées
aux besoins, telles que le dégagement des voies respiratoires,
ladministration doxygène et la ventilation assistée.
On doit surveiller étroitement la température corporelle.
Lhyperpyrexie peut nécessiter des soins intensifs.
Le maintien de léquilibre hydro-électrolytique
simpose.
Il nexiste pas de données sur la dose létale
chez lêtre humain. Les effets physiopathologiques dun
surdosage massif peuvent persister plusieurs jours, puisque le médicament
agit en inhibant des systèmes enzymatiques physiologiques.
En instaurant un traitement symptomatique et des mesures de soutien,
on peut espérer un rétablissement en trois ou quatre
jours en présence dun léger surdosage.
Lhémodialyse, la dialyse péritonéale
et lhémoperfusion sur charbon activé peuvent
être utiles dans les cas de surdosage massif, mais il nexiste
pas suffisamment de données pour en recommander lemploi
systématique dans de tels cas.
Les concentrations sanguines toxiques de phénelzine nont
pas été établies et les méthodes de
dosage ne sont pas praticables en contexte clinique ni toxicologique.
| POSOLOGIE |
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Dose initiale: La dose initiale
habituelle est de 1 comprimé de 15 mg, 3 fois par jour.
Première phase du traitement: On doit augmenter assez
rapidement la dose jusquà concurrence dau moins
60 mg/jour en tenant compte de la tolérance du patient. Pour
obtenir une inhibition suffisante de la MAO, il peut être
nécessaire, dans certains cas, de porter la dose à
90 mg/jour. Chez un bon nombre de patients, aucun effet clinique
ne se manifeste avant au moins 4 semaines de traitement à
la dose de 60 mg.
Dose dentretien: Une fois atteint leffet maximal
de NARDIL, il convient de réduire lentement la dose sur plusieurs
semaines. Un seul comprimé à 15 mg, une fois par jour
ou tous les 2 jours suffit parfois à maintenir leffet
thérapeutique.
Une fois la dose dentretien établie, on doit poursuivre
le traitement tant et aussi longtemps quon le juge nécessaire.
| PRÉSENTATION |
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Un comprimé pelliculé,
orange, biconvexe, gravé «PD 270» contient du
sulfate de phénelzine, équivalant à 15 mg de
phénelzine sous forme de base libre. Ingrédients non
médicinaux: croscarmellose sodique, éditate disodique,
émulsion de siméthicone, mannitol, orange Opadry,
povidone et stéarate de magnésium. Sans gluten, lactose,
parabène, sodium, sulfite ni tartrazine. Flacon de 60.
Conserver à une température entre 15 et 30 °C.
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