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Syndrome malin des neuroleptiques
: Le syndrome malin des neuroleptiques peut survenir chez les patients
traités aux antipsychotiques. Il se caractérise par
de l'hyperthermie, de la rigidité musculaire, l'altération
de l'état mental et des signes d'instabilité du système
nerveux autonome (irrégularité de la tension artérielle,
tachycardie, arythmies et diaphorèse). À cela peuvent
s'ajouter une élévation du taux sérique de
la créatine-kinase, une myoglobinurie (rhabdomyolyse), une
insuffisance rénale aiguë et une leucocytose. L'hyperthermie
est souvent un signe précoce de ce syndrome, qui commande
l'arrêt immédiat du traitement antipsychotique, la
mise en place d'un traitement de soutien et une étroite surveillance
de l'état du patient.
| PRÉCAUTIONS |
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Avant tout traitement à MAJEPTIL,
il importe de s'assurer du bon fonctionnement de l'appareil cardiovasculaire,
du foie et du rein.
Il est préférable d'instituer
le traitement par voie orale; on administrera une faible dose d'attaque,
qu'on augmentera progressivement.
Étant donné l'action
potentialisatrice de la thiopropérazine, il faut user de
prudence si l'on administre en même temps que ce produit des
anesthésiques généraux, des analgésiques
dérivés de la morphine, des barbituriques, de l'alcool,
ou d'autres dépresseurs du SNC.
L'effet antiémétique
de la thiopropérazine peut masquer des symptômes tels
que nausées et vomissements qui accompagnent généralement
certaines maladies organiques (obstruction intestinale ou tumeur
cérébrale).
Utiliser la thiopropérazine
avec prudence chez les patients qui ont déjà souffert
de convulsions.
L'innocuité de la thiopropérazine
n'a pas été clairement établie chez la femme
enceinte; on ne doit donc pas administrer ce médicament au
cours du premier trimestre de la grossesse.
| EFFETS
INDÉSIRABLES |
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Les manifestations neuromusculaires
(symptômes extrapyramidaux) sont les plus fréquentes.
Elles sont généralement proportionnelles à
la dose, mais cèdent habituellement à la réduction
de la posologie ou à l'interruption temporaire du traitement.
De façon générale, l'administration d'un antiparkinsonien
combat efficacement les symptômes neuromusculaires dus à
MAJEPTIL ou aux autres phénothiazines.
On note assez souvent de l'anxiété
ou de l'apathie, de l'euphorie ou de la dépression, de la
somnolence ou de l'insomnie.
On a signalé des troubles occasionnels
de l'accommodation, de rares cas de céphalées et,
exceptionnellement, des nausées et des vomissements, de la
constipation ou de la diarrhée. La sialorrhée, les
sueurs profuses et le larmoiement sont plus fréquents. On
peut observer également de l'oligurie. On signale de très
rares cas d'allongement de l'intervalle QT faisant suite à
l'emploi d'autres phénothiazines.
| SYMPTÔMES
ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE |
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Symptômes - Le surdosage
peut occasionner des symptômes extrapyramidaux graves s'accompagnant
de dysphagie, de sialorrhée intense, d'hyperthermie rapidement
croissante et persistante, de troubles pulmonaires, d'état
de choc avec pâleur et sueurs profuses, pouvant être
suivi de collapsus et de coma.
Traitement
- Il n'existe pas d'antidote spécifique.
- En présence de symptômes
bénins (par exemple, au cours d'un traitement normal), les
mesures correctives suivantes suffisent habituellement :
- arrêt du traitement;
- contre les dyskinésies
: administration d'un antiparkinsonien ou d'hydrate de chloral,
mais utiliser ce dernier avec précaution étant donné
son effet dépresseur sur la respiration.
En présence de symptômes
graves (par exemple, dans les cas de surdosage), instituer un traitement
symptomatique, en plus des mesures déjà mentionnées
:
- lavage gastrique : l'effet antiémétique
de MAJEPTIL rend inefficace l'emploi des émétiques
à action
centrale;
- en présence d'hypotension
grave ou de collapsus : administration de norépinéphrine
ou de corticostéroïdes pour rétablir la tension
artérielle. Les phénothiazines inversent l'effet
vasopresseur de l'épinéphrine; par conséquent,
ne pas employer cette dernière, car elle peut abaisser
davantage la tension;
- contre la dépression respiratoire
: oxygénothérapie et, au besoin, intubation trachéale;
- contre la déshydratation
: perfusion intraveineuse de dextrose dans un soluté physiologique;
- contre les infections respiratoires
: administration d'antibiotiques à large spectre.
| POSOLOGIE
ET ADMINISTRATION |
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Traitement d'attaque
Adulte : voie orale (voie habituelle
de traitement) - Amorcer le traitement à faible dose, soit
environ 5 mg par jour, administrée en une ou plusieurs prises,
puis augmenter la dose de la même quantité tous les
2 ou 3 jours, jusqu'à l'obtention de la posologie efficace,
habituellement de 30 à 40 mg par jour. Dans certains cas,
des doses quotidiennes aussi élevées que 90 mg ou
plus sont nécessaires pour maîtriser les symptômes
psychotiques.
Enfant : voie orale - Chez l'enfant
de plus de 10 ans, amorcer le traitement par l'administration d'une
dose quotidienne de 1 à 3 mg, que l'on augmentera selon la
même méthode que chez l'adulte.
Traitement d'entretien (adulte et
enfant) - Réduire progressivement la posologie à la
dose minimale efficace, qui peut être aussi faible que quelques
milligrammes par jour, et poursuivre le traitement aussi longtemps
que cela est nécessaire.
Autre méthode de traitement
- Parfois, MAJEPTIL est administré en "traitement discontinu"
à la dose de 5 ou de 10 mg par voie orale 3 fois par jour,
jusqu'à l'apparition de réactions extrapyramidales
marquées. Le traitement est alors interrompu jusqu'à
la disparition complète et spontanée de ces symptômes,
puis repris au moins trois fois de suite. On doit réserver
cette méthode aux cas résistants et ne la pratiquer
que chez les patients hospitalisés et mis sous étroite
surveillance médicale.
| PRÉSENTATION |
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Un comprimé orange sécable
contient 10 mg de thiopropérazine base (sous forme de mésylate).
Ingrédients non médicamenteux : anhydride acétique,
phosphate de calcium, cire de carnauba, cellulose, silice colloïde,
phtalate de diéthyle, AD&C jaune n° 6 sur substrat
d'aluminium, stéarate de magnésium, polacriline de
dioxyde de potassium, oléate de sodium, oxyde de titane et
zéine. Flacon de 100 comprimés.
| PHARMACOLOGIE |
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La thiopropérazine est dotée
d'une puissante activité cataleptique et antiapomorphinique
et de propriétés sédatives, hypothermiques
et antispasmodiques relativement faibles. Elle est presque dépourvue
d'activité antisérotoninergique et hypotensive et
n'exerce aucune action antihistaminique.
| TOXICOLOGIE |
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Toxicité aiguë - Chez la souris, les DL50
de MAJEPTIL sont de 70 mg/kg (voie i.v.), de 120 mg/kg (voie i.p.),
de 500 mg/kg
(voie s.-c.) et de 830 mg/kg (voie orale).
L'intoxication se manifeste chez cet
animal par de l'akinésie, de l'hypertonicité musculaire
avec raideur des membres; un état de prostration précède
la mort par arrêt respiratoire.
Toxicité chronique - Pendant
une étude d'un mois, des doses orales quotidiennes de 10
et de 25 mg/kg administrées à des rats et de 5 à
19 mg/kg administrées à des chiens ont été
relativement bien tolérées.
Les courbes de poids des rats traités
à la dose quotidienne orale de 10 mg/kg étaient superposables
à celles d'un groupe témoin. Par contre, à
la dose quotidienne orale de 25 mg/kg, on a observé une perte
de poids significative par rapport au poids des rats non traités.
Chez les chiens, le poids est demeuré à peu près
constant pendant toute la durée du traitement, quelle que
soit la dose administrée.
Chez tous les rats traités,
on a noté un état marqué de catalepsie, qui
a persisté pendant toute la durée du traitement chez
ceux qui ont reçu quotidiennement par voie orale 25 mg/kg,
mais s'est atténué ou a disparu après la première
semaine chez ceux qui ont reçu quotidiennement par voie orale
10 mg/kg. Chez le chien, un léger état de catalepsie,
observé quelques heures après l'administration de
MAJEPTIL, a disparu après une semaine de traitement.
Le médicament n'a pas causé
la mort des chiens, mais la moitié des rats traités
par voie orale à raison de 25 mg/kg sont morts au cours de
la quatrième semaine de traitement, probablement à
cause d'une inanition partielle secondaire à la catalepsie.
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