|
Bien que cette substance provoque
une élévation des concentrations intracellulaires
d'AMP cyclique en inhibant la phosphodiestérase, d'autres
agents exercent une action semblable sans entraîner d'effet
bronchodilatateur manifeste.
D'autres mécanismes ont été proposés
pour expliquer les effets de la théophylline, tels que la
translocation du calcium intracellulaire, l'inhibition de la synthèse
des prostaglandines, la stimulation des catécholamines endogènes,
l'antagonisme du métabolisme de la guanosine monophosphate
cyclique et l'antagonisme des récepteurs de l'adénosine.
Toutefois, aucun de ces mécanismes n'a été
confirmé.
Une synergie médicamenteuse entre la théophylline
et les bêtastimulants a été démontrée
in vitro. Des données in vivo obtenues à la suite
de l'administration concomitante de ces médicaments ont révélé
des effets additifs. Pharmacocinétique: Un certain nombre
de facteurs connus influent sur la demi-vie de la théophylline.
L'alcoolisme chronique, surtout dans les cas d'hépatopathie
(p. ex., la cirrhose ou une maladie du foie causée par l'alcoolisme),
l'insuffisance cardiaque et l'administration concomitante de certains
médicaments sont associés à une prolongation
de la demi-vie (voir Précautions, Interactions médicamenteuses).
La clairance de la théophylline varie de très lente
chez les nouveau-nés à rapide chez les enfants âgés
de plus de 1 an. Elle se situe entre ces deux extrêmes chez
la plupart des adultes non fumeurs. Chez l'enfant prématuré,
la diminution de la clairance est liée au développement
incomplet de la voie oxydative.
La demi-vie moyenne de la théophylline est de 3,7 heures
(intervalle de 1 à 9 heures) chez l'enfant et de 7,7 heures
(3 à 15 heures) chez l'adulte non fumeur. Elle est beaucoup
plus courte chez le fumeur (1 ou 2 paquets de cigarettes/jour),
où elle variede4à5 heures, que chez le non-fumeur.
On pense que l'augmentation de la clairance liée à
la cigarette est causée par une stimulation de la voie de
biotransformation hépatique de la théophylline en
réponse aux composantes de la fumée du tabac. On ne
sait pas combien de temps cet effet persiste après l'abandon
du tabac, mais une période d'abstinence de 3 mois à
2 ans peut être nécessaire avant que la clairance de
la théophylline ne soit réduite au taux observé
chez le non-fumeur.
| INDICATIONS |
|
 |
L'élixir CHOLEDYL est indiqué
dans le traitement symptomatique de l'asthme bronchique et d'autres
maladies s'accompagnant de spasmes bronchiques telles que la bronchite
chronique et l'emphysème pulmonaire chronique.
| CONTRE-INDICATIONS |
|
 |
L'élixir CHOLEDYL est contre-indiqué
chez les patients qui ont déjà manifesté une
hypersensibilité à l'oxtriphylline ou à d'autres
dérivés de la théophylline, en présence
de maladie coronarienne si le médecin estime qu'une stimulation
du myocarde peut être nocive et chez les patients présentant
des troubles convulsifs sous-jacents (à moins que leur état
ne soit stabilisé à l'aide d'un anticonvulsivant).
Il ne faut pas administrer ce médicament en cas d'ulcère
gastroduodénal.
| MISES
EN GARDE |
|
 |
Les enfants ont une sensibilité
marquée aux xanthines, et celles-ci possèdent une
marge d'innocuité étroite au-delà du seuil
thérapeutique. L'élixir CHOLEDYL n'est pas recommandé
chez les enfants de moins de 10 ans. La prudence est de rigueur
en présence d'hypertension grave ou d'autres maladies cardiovasculaires.
Le dosage de la théophylline sérique ne fournit pas
un indice précis de la toxicité, mais demeure la meilleure
méthode de prédiction. Il est rare que la concentration
sérique de théophylline soit supérieure à
20µg/mL après l'administration adéquate de la
dose recommandée. Malgré tout, une diminution de la
clairance plasmatique de la théophylline, quelle qu'en soit
la cause, peut entraîner une élévation de la
concentration sérique du médicament et des effets
toxiques, même si on administre les doses usuelles. Une diminution
de la clairance de la théophylline a été démontrée
chez les patients suivants:
1. patients présentant une altération de la fonction
hépatique,
2. patients de plus de 55 ans, surtout les hommes et ceux qui sont
atteints d'une maladie pulmonaire chronique,
3. patients atteints d'insuffisance cardiaque, quelle qu'en soit
la cause,
4. patients qui ont une fièvre persistante,
5. nouveau-nés et bébés de moins de 1 an, et
6. patients qui prennent certains médicaments (voir Précautions,
Interactions médicamenteuses).
Également, les infections virales des voies respiratoires
supérieures ont été associées à
une diminution de la clairance de la théophylline entraînant
une toxicité. Dans les cas mentionnés ci-dessus, il
arrive souvent que les concentrations sériques de théophylline
se maintiennent longtemps après l'arrêt du traitement.
Chez tous ces patients, une réduction de la dose et la surveillance
des concentrations sériques de théophylline revêtent
une importance particulière.
Des effets indésirables graves, telles des arythmies ventriculaires,
des convulsions, voire la mort, peuvent survenir inopinément
et constituer le premier signe de toxicité. Souvent en début
de traitement, la théophylline peut aussi causer des effets
toxiques moins graves (p. ex., des nausées et de l'agitation),
généralement passagers, mais qui, lorsqu'ils persistent
au cours du traitement d'entretien, sont souvent associés
à une concentration sérique supérieure à
20µg/mL. Une toxicité grave n'est pas systématiquement
précédée d'effets indésirables moins
graves. Par conséquent, le dosage de la théophylline
sérique est la méthode la plus sûre de prédire
une toxicité susceptible de mettre la vie du malade en danger.
Un grand nombre de patients chez qui la théophylline est
indiquée présentent une tachycardie en raison d'une
maladie sous-jacente. Dans ces cas, il n'est pas toujours possible
de déterminer une relation de cause à effet entre
l'élévation de la concentration sérique de
théophylline et la réaction en question.
La théophylline peut provoquer des troubles du rythme ou
aggraver une arythmie existante. Toute modification importante du
rythme cardiaque ou de la fréquence des battements justifie
un examen approfondi et la surveillance du patient.
Les études chez les animaux de laboratoire (pourceaux miniatures,
chiens et rongeurs) ont révélé des cas d'arythmie
cardiaque et de mort subite (avec signes histologiques de nécrose
myocardique) à la suite de l'administration concomitante
d'un bêtastimulant et d'une méthylxanthine. À
l'heure actuelle, on ne connaît pas la portée de ces
observations chez l'humain.
| PRÉCAUTIONS |
|
 |
Généralités: La demi-vie moyenne de
la théophylline est plus courte chez les fumeurs de tabac
et de marijuana que chez les non-fumeurs, mais la demi-vie chez
un fumeur particulier peut être aussi longue que chez un non-fumeur.
La théophylline ne doit pas être administrée
en association avec d'autres dérivés de la xanthine.
La prudence est de mise dans les cas d'hypoxémie et d'hypertension,
ainsi que chez les patients qui ont des antécédents
d'ulcère gastroduodénal. La théophylline provoque
parfois une irritation locale de la muqueuse digestive, mais les
symptômes gastro-intestinaux sont le plus souvent attribuables
à une médiation nerveuse centrale et associés
à une concentration sérique de théophylline
supérieure à 20µg/mL.
Épreuves de laboratoire: Le dosage périodique
de la théophylline sérique est indiqué afin
de maintenir une concentration thérapeutique et d'évaluer
le risque de toxicité. Il faut prélever l'échantillon
de sérum lorsque la concentration plasmatique de la théophylline
atteint son maximum, soit 1 à 2 heures après l'administration
de la dose pour les préparations à libération
immédiate. Il est important que le patient n'omette ni ne
reçoive des doses additionnelles au cours des 48 heures précédentes,
et que l'intervalle entre les doses soit raisonnablement constant.
L'ajustement de la posologie doit être fondé sur une
méthode de dosage de la théophylline sérique
conforme aux directives mentionnées ci-dessus, sinon les
modifications de la dose risquent d'entraîner dessignes de
toxicité.
Les parents doivent être prévenus du risque de surdosage
chez leur enfant. Les enfants ont une sensibilité marquée
aux dérivés de la xanthine; au-delà des doses
thérapeutiques, la marge d'innocuité est très
étroite.
S'assurer que l'élixir CHOLEDYL n'est pas administré
à des enfants qui reçoivent un dérivé
de la xanthine par voie rectale.
Envisager la possibilité d'un surdosage chez tous les patients,
surtout lorsque de fortes doses sont administrées, car des
réactions mortelles ont été signalées.
Un surdosage d'oxtriphylline peut causer un collapsus vasculaire
périphérique.
La même dose d'élixir CHOLEDYL administrée à
différents patients amène des concentrations sériques
de théophylline très variables. Par conséquent,
certains patients sont plus vulnérables à l'égard
des effets indési-rables graves. La grande variabilité
des concentrations sériques de théophylline s'explique
probablement par des différences individuelles dans le métabolisme
du médicament. Par conséquent, il est recommandé
d'ajuster la posologie selon le patient. Idéalement, il faudrait
déterminer la concentration sérique de théophylline
chez tous les patients et en calculer la demi-vie afin d'établir
une posologie qui permette d'assurer la réponse optimale
du patient et l'absence de toxicité. La consommation de thé,
de café ou de cacao peut modifier les résultats du
dosage.
L'administration concomitante d'autres médicaments à
base de xanthines est susceptible de fausser les résultats
des dosages (méthode de Schack et Waxler) et pourrait entraîner
des effets indésirables, notamment une stimulation du SNC
chez l'enfant.
La théophylline peut augmenter le taux d'acide urique sérique,
les taux de catécholamines urinaires et les taux plasmatiques
d'acides gras libres.
Le métabolisme de l'oxtriphylline peut être ralenti
dans les cas de maladie pulmonaire ou cardiovasculaire grave et
de dysfonctionnement hépatique. Dans ces cas, l'administration
de doses normales peut entraîner des concentrations toxiques
du médicament.
L'administration d'oxtriphylline en association avec des amines
sympathicomimétiques ou avec d'autres dérivés
de la xanthine impose la prudence. En général, les
doses d'oxtriphylline doivent être espacées d'au moins
six heures et ne doivent pas être administrées moins
de 12 heures après l'ingestion d'une autre xanthine.
Cancérogenèse, mutagenèse et atteinte à
la fertilité: La théophylline n'a pas fait l'objet
d'études de cancérogénicité à
long terme. Une fragmentation chromosomique a été
détectée dans des cultures de cellules humaines à
des concentrations de théophylline pouvant atteindre 50 fois
les concentrations sériques thérapeutiques chez l'humain.
La théophylline n'a pas montré de pouvoir mutagène
lors du test du gène létal dominant chez des souris
mâles ayant reçu le médicament par voie intrapéritonéale
à des doses atteignant 30 fois la dose quotidienne maximale
par voie orale.
Aucune étude visant à déterminer l'effet de
la théophylline sur la fertilité n'a été
effectuée.
Grossesse: L'élixir CHOLEDYL traverse la barrière
placentaire et passe librement dans le lait maternel, où
sa concentration est semblable à celle retrouvée dans
le plasma. L'innocuité de la théophylline au cours
de la grossesse n'a pas été établie en ce qui
a trait au risque de malformation foetale, bien que l'administration
de théophylline à la mère n'ait pas été
associée à une augmentation du risque de malformation
foetale. Par conséquent, il faut déterminer s'il y
a lieu d'administrer de la théophylline aux femmes enceintes
en tenant compte du risque d'asthme non maîtrisé.
Aucune étude n'a été effectuée relativement
aux effets du théophyllinate de choline sur la reproduction
chez l'animal. Il n'y a pas suffisamment de données provenant
d'études adéquates et bien contrôlées
chez la femme enceinte pour déterminer si la théophylline
peut nuire au foetus lorsqu'elle est administrée à
la mère, ou si elle peut causer des troubles de fertilité.
Par conséquent, dans les cas de grossesse, le théophyllinate
de choline ne doit être administré que si le besoin
du médicament ne fait aucun doute.
Allaitement: Jusqu'à ce que des études adéquates
et bien contrôlées aient été effectuées
en période d'allaitement, l'élixir CHOLEDYL ne doit
être administré qu'en cas de stricte nécessité
à des femmes qui allaitent.
La théophylline passe dans le lait maternel et peut causer
une irritabilité ou d'autres signes de toxicité chez
le nourrisson. Étant donné que l'administration de
théophylline à la femme qui allaite comporte un risque
de réactions indésirables graves chez l'enfant, il
faut déterminer s'il est nécessaire de suspendre l'allaitement,
ou de cesser le traitement au cours de l'allaitement, en tenant
compte de l'importance du médicament pour la mère.
Pédiatrie: Le recours à la théophylline chez
les enfants de moins de 1 an n'est pas étayé par des
essais cliniques à cause du petit nombre d'enfants évalués
dans ce groupe d'âge. Selon les données consignées,
l'administration de théophylline à des enfants de
moins de 1 an, aux doses recommandées chez les enfants plus
âgés (16 mg/kg/24 heures de théophylline anhydre),
peut mener à des concentrations sériques toxiques.
Ces données reflètent sans doute des différences
quant au devenir du médicament en l'absence d'un système
enzymatique complètement développé. Par conséquent,
il faut bien soupeser les risques que comporte l'administration
de la théophylline à des enfants de moins de 1 an
en regard des avantages qu'elle représente. Si elle est nécessaire,
la théophylline sera administrée à une dose
d'entretien conservatrice, conformément aux directives présentées
dans Posologie.
Interactions médicamenteuses: Une synergie toxique
a été signalée à la suite de l'administration
concomitante d'éphédrine et peut se produire quand
la théophylline est administrée avec d'autres bronchodilatateurs
sympathicomimétiques. D'autres interactions médicamenteuses
établies sont présentées dans le Tableau 1.
|
Médicament
|
Interaction
|
|
Allopurinol
(fortes doses)
|
Élévation
de la concentration sérique de théophylline
|
|
Antibiotiques
(fluoroquinolones,
acide pipémidique, clarithromycine, érythromycine,
lincomycine,
troléandomycine)
|
Idem
|
|
Cimétidine
|
Idem
|
|
Mexilétine
|
Idem
|
|
Contraceptifs
oraux
|
Idem
|
|
Propranolol
|
Élévation
de la concentration sérique de théophylline
et
blocage de l'effet du propranolol
|
|
Tacrine
|
Élévation
de la concentration sérique de théophylline
|
|
Thiabendazole
|
Idem
|
|
Ticlopidine
|
Idem
|
| Vérapamil
|
Idem
|
| Isoprotérénol |
Baisse de la concentration
sérique de théophylline |
| Phénytoïne
|
Baisse de la concentration
sérique de théophylline et de
phénytoïne |
| Rifampine |
Baisse de la concentration
sérique de théophylline |
| Sulfinpyrazone |
Idem |
| Adénosine |
Diminution de l'effet
de l'adénosine |
| Carbonate de lithium
|
Hausse de l'excrétion
rénale du lithium |
| Furosémide |
Augmentation de la
diurèse provoquée par le furosémide |
| Hexaméthonium |
Diminution de l'effet
chronotrope induit par l'hexaméthonium |
| Réserpine |
Tachycardie provoquée
par la réserpine |
| Chlordiazépoxide
|
Mobilisation des
acides gras provoquée par le chlordiazépoxide
|
L'élixir CHOLEDYL bloque l'effet
du propranolol. L'administration concomitante de morphine ou de
curare peut bloquer l'effet de la théophylline, car ces médicaments
provoquent une bronchoconstriction en stimulant la libération
d'histamine. Le tabac et le phénobarbital diminuent la demi-vie
de la théophylline, et la consommation d'alcool l'allonge.
L'administration prolongée d'un dérivé de la
xanthine à forte dose entraîne une néphrotoxicité.
Il faut donc se rappeler que l'administration de théophylline
en association avec d'autres médicaments potentiellement
néphrotoxiques peut entraîner des effets toxiques concomitants.
Les substances acidifiantes bloquent les effets de la théophylline,
car elles augmentent l'excrétion urinaire des bases faibles,
telles les xanthines, alors que les substances alcalinisantes les
potentialisent en diminuant l'excrétion urinaire des bases
faibles. L'administration concomitante de plusieurs dérivés
de la xanthine peut provoquer une stimulation excessive du SNC.
Des effets toxiques découlant d'une élévation
importante de la concentration sérique de théophylline
ont été observés à la suite de l'administration
concomitante d'érythromycine. Il est donc important de surveiller
la concentration sérique de théophylline chez les
patients qui reçoivent de l'érythromycine en concomitance
avec de la théophylline.
Les méthylxanthines augmentent les concentrations sanguines
de prothrombine et de fibrinogène, diminuent le temps de
prothrombine et, par conséquent, bloquent l'effet des anticoagulants
coumariniques. Elles bloquent également l'effet uricosurique
du probénécide, de la sulfinpyrazone et des dérivés
de la pyrazolone. L'administration d'une xanthine en association
avec un sympathicomimétique peut provoquer une stimulation
excessive du SNC. La cimétidine, l'érythromycine,
le vaccin antigrippal et le propranolol peuvent potentialiser l'effet
de la théophylline en diminuant sa clairance.
L'oxtriphylline ainsi que les autres dérivés de la
xanthine potentialisent l'effet diurétique des diurétiques
thiazidiques et l'effet cardiaque des glucosides digitaliques.
L'oxtriphylline augmente le rapport de la clairance lithium/créatinine
et peut ainsi diminuer l'effet du lithium en en abaissant la concentration
sérique.
Les interactions médicamenteuses suivantes ont également
été associées à la théophylline:
adénosine - diminution de l'effet de l'adénosine;
furosémide - augmentation de la diurèse provoquée
par le furosémide; hexaméthonium - diminution de l'effet
chronotrope induit par l'hexaméthonium; réserpine
- tachycardie provoquée par la réserpine; chlordiazépoxide
- mobilisation des acides gras provoquée par le chlordiazépoxide.
Interactions médicamenteuses - épreuves de laboratoire:
Les méthodes d'analyse actuelles, notamment la chromatographie
liquide à haute performance et le dosage radio-immunologique,
fournissent des mesures précises des concentrations sériques
de théophylline. En général, la présence
de métabolites ou d'autres médicaments ne modifie
pas les résultats de ces épreuves. D'autres procédés
analytiques nouveaux sont utilisés. Le médecin doit
connaître la méthode utilisée pour le dosage
de la théophylline, ainsi que les médicaments administrés
en concomitance qui pourraient en fausser les résultats.
La théophylline et les autres méthylxanthines sont
réputées pour causer une fausse élévation
des concentrations d'acide urique mesurées par la méthode
adaptée de Bittner.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
|
 |
Les réactions indésirables
énumérées ci-après ont été
observées par suite de l'administration du théophyllinate
de choline, mais les données recueillies à ce jour
ne sont pas suffisantes pour en estimer la prévalence. Les
effets indésirables les plus fréquents sont généralement
causés par un surdosage.
Appareil digestif: nausées, vomissements, gêne
dans la région supérieure de l'abdomen, douleur épigastrique,
anorexie, réactivation d'un ulcère gastroduodénal,
crampes abdominales, diarrhée, hémorragie intestinale,
hématémèse.
Système nerveux central: céphalées,
nervosité, insomnie, étourdissements, vertiges, excitation,
irritabilité, agitation, hyperréflexivité,
contractions musculaires, convulsions tonico-cloniques généralisées.
Appareil cardiovasculaire: palpitations, tachycardie sinusale,
accélération du pouls, vasoconstriction périphérique
ou collapsus vasculaire périphérique, extrasystoles,
bouffées vasomotrices, hypotension, défaillance circulatoire,
arythmie ventriculaire.
Appareil urinaire: albuminurie et hausse de la diurèse.
Reins: potentialisation de la diurèse.
Peau: On observe de rares cas d'urticaire, de prurit généralisé,
d'oedème de Quincke, d'eczéma de contact, d'éruptions
et d'alopécie.
Sang: Très rarement, on a signalé une aplasie
médullaire, une leucopénie, une thrombocytopénie
et une diathèse hémorragique, bien que leur lien avec
le traitement par la théophylline soit incertain.
Autres: tachypnée, hyperglycémie et syndrome
d'antidiurèse inappropriée.
| SURDOSAGE |
|
 |
Symptômes:
Les réactions le plus souvent observées par suite
d'un surdosage d'élixir CHOLEDYL ou de ses dérivés
sont les suivantes:
Appareil digestif: anorexie, nausées, vomissements,
douleur épigastrique, hématémèse, diarrhée.
SNC: en plus des réactions mentionnées plus
haut, hyperréflectivité, fasciculations et convulsions
tonico-cloniques.
Ces réactions surviennent surtout en cas de surdosage chez
de jeunes enfants ou des nouveau-nés.
L'insomnie, l'agitation, l'excitation
légère ou l'irritabilité ainsi qu'un pouls
rapide sont les symptômes précoces d'un surdosage pouvant
évoluer vers un léger délire. Les troubles
sensoriels tels l'acouphène et les éclairs lumineux
sont fréquents. La fièvre, la diurèse, la déshydratation
et une soif intense se manifestent également.
L'intoxication grave entraîne des vomissements sanglants d'un
aspect «marc de café», des tremblements, un spasme
tonique en extension interrompu par des convulsions cloniques, des
extrasystoles, une tachypnée, la stupeur et le coma.
Appareil cardiovasculaire: en plus des réactions
mentionnées plus haut, possibilité d'hypotension marquée
et de collapsus circulatoire.
Un surdosage massif provoque des troubles cardiovasculaires et un
collapsus respiratoire qui aboutissent au choc, à la cyanose
et à la mort.
Appareil respiratoire: possibilité de tachypnée
et d'arrêt respiratoire.
Reins: l'albuminurie, la microhématurie ainsi que
l'excrétion accrue de cellules tubulaires rénales
ont été observées.
Organisme en général: syncope, collapsus,
fièvre et déshydratation.
Traitement: Prise en charge: Il est recommandé de
suivre les lignes directrices suivantes (selon l'état clinique
du patient au moment de la consultation initiale).
Dans les cas probables de surdosage par voie orale et en l'absence
de convulsions:
a. On peut faire vomir le patient s'il est conscient et s'il est
observé dans les quelques heures suivant l'ingestion. Le
lavage gastrique sera plus efficace si l'ingestion remonte à
moins d'une heure.
b. Administrer un purgatif. Une solution de sorbitol s'est révélée
donner de bons résultats.
c. Administrer des doses répétées de charbon
activé et surveiller les concentrations sériques de
théophylline.
d. L'administration prophylactique de phénobarbital augmente
le seuil convulsif chez les animaux de laboratoire. L'emploi de
ce médicament peut être envisagé.
En présence de convulsions:
a. Dégager les voies respiratoires.
b. Administrer de l'oxygène.
c. Maîtriser les convulsions à l'aide de diazépam
administré par voie i.v., conformément aux directives
établies. Si les convulsions persistent, envisager le recours
à l'anesthésie générale.
d. Surveiller les signes vitaux, maintenir la tension artérielle
et procurer au patient une hydratation adéquate.
Coma consécutif aux convulsions:
a. Maintenir les voies respiratoires libres et assurer une bonne
oxygénation.
b. En cas de surdosage par voie orale, suivre les recommandations
ci-dessus pour prévenir l'absorption du médicament
en ayant soin de ne pas provoquer le vomissement, mais de recourir
plutôt à l'intubation et au lavage gastrique, et d'administrer
le purgatif et le charbon dans une sonde gastrique de gros calibre.
c. Continuer de maintenir les fonctions vitales du patient et de
lui procurer une hydratation adéquate jusqu'à ce que
le médicament soit métabolisé.
d. En général, le métabolisme de la théophylline
est suffisamment rapide pour éviter de recourir à
l'hémodialyse.
Si l'administration répétée de charbon activé
par voie orale est inefficace (les taux sériques de théophylline
augmentent ou restent stables), l'hémoperfusion sur colonne
de charbon activé sera peut-être nécessaire.
Maintenir les fonctions vitales du patient et soulager ses symptômes.
Souvent, les symptômes peuvent être maîtrisés
au moyen d'un dépresseur du SNC tel qu'un barbiturique à
action brève. Les convulsions peuvent être stabilisées
au moyen d'un anesthésique, ou de diazépam par voie
i.v. Il peut être nécessaire d'administrer une solution
parentérale, une solution d'électrolytes ou de l'oxygène,
et de recourir à un traitement de l'état de choc.
| POSOLOGIE |
|
 |
À noter:
Une cuillerée à thé d'élixir CHOLEDYL
(5 mL ou 100 mg d'oxtriphylline) contient l'équivalent de
64 mg de théophylline.
Il faut ajuster individuellement la dose quotidienne totale selon
la réponse du patient ou la concentration sérique
de théophylline, laquelle doit se maintenir entre 55 et 110µmol/L
(10 à 20mg/L).
Adultes: La dose initiale recommandée d'élixir
CHOLEDYL est de 2 cuillerées à thé (10 mL de
solution équivalant à 128 mg de théophylline)
4 fois par jour.
Il faut ensuite ajuster la dose selon la réponse clinique
du patient ou la concentration sérique de théophylline,
laquelle doit se situer entre 8 et 20 mg/mL.
Les doses doivent être espacées de 6 à 8 heures.
La dose quotidienne moyenne sera de 8 à 12 cuillerées
à thé (40 à 60 mL de solution, ou 512 à
768 mg de théophylline).
Enfants: 10 à 14 ans ou plus : La dose initiale recommandée
d'élixir CHOLEDYL est de 1 à 2 cuillerées à
thé (5 à 10 mL de solution, ou 64 à 128 mg
de théophylline).
Il faut ensuite ajuster la dose selon la réponse clinique
du patient ou la concentration sérique de théophylline,
laquelle doit se situer entre 8 et 20 mg/mL.
Les doses doivent être espacées de 6 à 8 heures.
La dose quotidienne moyenne sera de 1 à 2 cuillerées
à thé (5 à 10 mL de solution, ou 64 à
128 mg de théophylline) par 10 kg (22 lb).
L'élixir CHOLEDYL n'est pas recommandé chez les
enfants de moins de 10 ans.
À noter: Prendre le médicament avec un verre
d'eau, de préférence avant les repas.
| PRÉSENTATION |
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Cinq mL de solution transparente,
ambre foncé, aromatisée à la cerise contiennent
100 mg d'oxtriphylline, USP.
Ingrédients non médicinaux: acide citrique,
alcool, aromatisants, chlorure de sodium, citrate de sodium, cyclamate
de sodium, D&C jaune no 10, D&C vert no 5, FD&C rouge
no 2, glycérine, sorbitol et sucre.
Alcool: 20 %. Énergie: 58,6 kJ (14 kcal)/5 mL.
Sodium: <1 mmol (11,8 mg)/5 mL. Sans gluten, lactose, parabène,
sulfite ni tartrazine. Flacons de 500 mL.
Conserver à une température ambiante stable (entre
15 et 25 °C).
|