| PRÉCAUTIONS |
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Il est essentiel de procéder
aux analyses sanguines appropriées au cours d'un traitement
par le chloramphénicol. Bien que les analyses sanguines permettent
de déceler des changements précoces dans le sang circulant,
on ne peut pas s'y fier pour déceler les cas rares et généralement
irréversibles d'insuffisance médullaire précédant
l'aplasie médullaire.
Les analyses sanguines courantes doivent être effectuées
au départ et à intervalles réguliers par la
suite. Selon la gravité de la maladie, le traitement pourra
être arrêté en cas d'apparition de réticulocytopénie,
de leucopénie, de thrombopénie, d'anémie ou
de toute autre altération sanguine imputable au chloramphénicol.
Il importe toutefois de souligner que de telles analyses n'excluent
pas la possibilité d'une insuffisance médullaire irréversible
d'apparition tardive.
Autant que possible, on doit éviter de répéter
le traitement. On doit poursuivre le traitement juste le temps qu'il
faut pour obtenir une guérison sans risque ou presque de
rechute.
On doit éviter tout traitement médicamenteux concomitant
pouvant causer une insuffisance médullaire.
Chez des patients ayant une atteinte hépatique ou rénale
et chez le nouveau-né et l'enfant en bas âge dont les
voies métaboliques sont immatures, le médicament administré
à la dose recommandée peut atteindre une concentration
excessive dans le sang. On doit donc ajuster la dose en conséquence
et, dans la mesure du possible, mesurer la concentration sanguine
du médicament aux intervalles appropriés.
On doit faire preuve de prudence lors du traitement des bébés
prématurés et des nouveau-nés pour éviter
les réactions toxiques au chloramphénicol (syndrome
gris) (voir Effets indésirables). On doit surveiller de près
les concentrations plasmatiques du médicament au cours du
traitement chez le nouveau-né.
Grossesse : On ne dispose d'aucune étude sur l'innocuité
de ce médicament durant la grossesse. On doit évaluer
les bienfaits escomptés pour la mère en fonction du
risque pour le ftus. Étant donné que le chloramphénicol
traverse facilement la barrière placentaire, l'emploi du
médicament à la fin d'une grossesse ou durant le travail
peut entraîner un risque additionnel pour le ftus. Un
cas de syndrome gris a été rapporté chez un
nouveau-né dont la mère avait reçu du chloramphénicol
par voie intraveineuse durant le travail.
L'emploi de cet antibiotique, comme tout autre antibiotique, peut
entraîner la prolifération de micro-organismes insensibles,
y compris des champignons.
| EFFETS
INDÉSIRABLES |
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Dyscrasies sanguines : L'insuffisance
médullaire constitue la réaction indésirable
la plus grave au chloramphénicol. Les dyscrasies sanguines
graves et mortelles (anémie aplasique, anémie hypoplasique,
thrombopénie et granulopénie) sont rares lors de l'administration
du chloramphénicol. Une forme habituellement irréversible
d'insuffisance médullaire, qui aboutit à l'aplasie
médullaire avec un taux de mortalité élevé,
se caractérise par l'apparition d'une aplasie ou d'une hypoplasie
médullaires, des semaines, voire des mois après le
traitement par le chloramphénicol. Dans le sang circulant,
c'est la pancytopénie qui est le plus souvent observée.
Toutefois, dans un petit nombre de cas, seulement 1 ou 2 des 3 principaux
éléments figurés du sang (globules rouges,
globules blancs, plaquettes) peuvent diminuer. On a signalé
des cas d'aplasie médullaire imputables au chloramphénicol
qui ont dégénéré plus tard en leucémie.
Une insuffisance médullaire réversible, proportionnelle
à la dose administrée, peut survenir. Elle se caractérise
par une vacuolisation des cellules de la lignée érythrocytaire,
une diminution du nombre des réticulocytes et une leucopénie;
elle répond à l'interruption du traitement par le
chloramphénicol.
On a également rapporté des cas d'hémoglobinurie
paroxystique nocturne.
Réactions gastro-intestinales
: Nausées, vomissements, glossite, stomatite, diarrhée
ou entérocolite peuvent survenir à faible fréquence.
Réactions neurotoxiques : Des céphalées,
une dépression légère, de la confusion mentale
et un delirium ont été observés chez des patients
traités par le chloramphénicol. Des névrites
optiques ou périphériques ont été rapportées,
généralement après un traitement de longue
durée. Si ces symptômes apparaissent, il faut immédiatement
interrompre l'administration du médicament.
Réactions d'hypersensibilité
: Fièvre, éruptions maculaires et vésiculaires,
dème angioneurotique, urticaire et anaphylaxie peuvent
survenir.
Une réaction d'Herxheimer a été observée
au cours du traitement de la fièvre typhoïde.
Syndrome gris imputable au chloramphénicol : Des réactions
toxiques, dont certaines ont entraîné la mort, sont
survenues chez les prématurés et les nouveau-nés.
Les signes et les symptômes de ces réactions ont été
désignés sous le vocable de syndrome gris.
Le résumé suivant fait état des signes et des
symptômes relevés chez ces patients en clinique et
en laboratoire.
Dans la plupart des cas, le traitement au chloramphénicol
avait été amorcé durant les premières
48 heures de vie.
Les symptômes sont apparus après 3 ou 4 jours de traitement
ininterrompu au chloramphénicol à fortes doses. Ces
symptômes se sont présentés dans l'ordre suivant:
a. météorisme avec ou sans vomissements;
b. cyanose blafarde progressive;
c. collapsus circulatoire souvent accompagné d'une respiration
irrégulière;
d. mort quelques heures après l'apparition de ces symptômes.
La progression des symptômes, de leur apparition jusqu'à
la mort, s'est accélérée lors du traitement
à doses plus élevées.
Les mesures plasmatiques ont révélé une concentration
anormalement élevée de chloramphénicol (supérieures
à 90 µg/mL) après l'administration de doses
répétées.
L'arrêt du traitement dès l'apparition des symptômes
associés à cette maladie a souvent permis d'inverser
le processus pathologique et d'obtenir un rétablissement
complet.
On a démontré que le chloramphénicol retarde
la biotransformation du tolbutamide, de la phénytoïne
et du dicoumarol chez l'homme.
| SURDOSAGE |
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Des concentrations de plus de 25
µg/mL sont souvent considérées toxiques.
Symptômes : La toxicité du chloramphénicol
peut être mise en évidence par des effets graves sur
l'hématopoïèse, comme l'aplasie médullaire,
la thrombopénie, la leucopénie, de même que
par l'augmentation des concentrations plasmatiques de fer, les nausées,
les vomissements et la diarrhée.
Traitement : En cas de surdosage grave, une hémoperfusion
au charbon activé peut se révéler efficace
pour éliminer le chloramphénicol du sang. Le recours
à l'exsanguino-transfusion n'est pas vraiment utile dans
les cas de surdosage grave, surtout chez les nouveau-nés
et les nourrissons.
| POSOLOGIE |
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On doit prescrire une dose suffisante
de chloramphénicol. On peut s'attendre à une inhibition
de la plupart des micro-organismes sensibles à des concentrations
sanguines de 5 à 20 µg/mL. L'administration orale de
doses de 50 mg/kg/jour produit habituellement une concentration
de l'ordre de 10 µg/mL. Le chloramphénicol devrait
être administré par voie orale dans la mesure du possible.
Ainsi, il est recommandé de passer au traitement oral dès
que le permet l'état des patients qui ont reçu au
départ du succinate sodique de chloramphénicol par
voie intraveineuse.
Adultes : Les adultes doivent recevoir 50 mg/kg/jour, fractionnés
en doses prises à intervalles de 6 heures. Dans de rares
cas, les patients atteints d'infections dues à des micro-organismes
moyennement résistants peuvent nécessiter des doses
plus élevées allant jusqu'à 100 mg/kg/jour
pour atteindre une concentration sanguine qui inhibera l'agent pathogène;
toutefois, on doit diminuer ces fortes doses dès que possible.
Chez les adultes ayant une atteinte hépatique ou rénale,
ou les deux, la capacité de métabolisation et d'excrétion
du médicament peut être réduite. Dans les cas
où il y a altération des voies métaboliques,
on doit ajuster la dose en conséquence (voir sous Nouveau-nés).
Enfants : Chez l'enfant, un traitement à raison de
50 mg/kg/jour fractionnés en plusieurs doses administrées
à intervalles de 6 heures est efficace contre la plupart
des micro-organismes sensibles. Les infections graves (p. ex., septicémie
ou méningite), surtout lorsqu'on veut obtenir une concentration
suffisante dans le liquide céphalorachidien, nécessitent
jusqu'à 100 mg/kg/jour administrés en plusieurs doses
à intervalles de 6 ou 12 heures. Il est cependant recommandé
de réduire la posologie à 50 mg/kg/jour dès
que possible.
Les enfants qui présentent une atteinte hépatique
ou rénale, ou les deux, peuvent accumuler une quantité
excessive de médicament.
Nouveau-nés (prématurés ou à terme)
: Chez le nouveau-né, 25 mg/kg/jour au total, fractionnés
en 4 doses égales administrées à intervalles
de 6 heures, permet en général d'atteindre et de maintenir
des concentrations sanguine et tissulaire suffisantes pour maîtriser
la plupart des infections pour lesquelles le médicament est
indiqué. Chez ces patients, en cas d'infection grave, on
ne doit administrer des doses plus fortes que pour maintenir la
concentration sanguine du médicament dans l'intervalle thérapeutique
efficace. Après les deux premières semaines de vie,
chez les nouveau-nés à terme, on peut normalement
administrer 50 mg/kg/jour au total, fractionnés en 4 doses
données à intervalles de 6 heures. Il est extrêmement
important de respecter ces posologies parce que la concentration
sanguine de médicament chez tous les prématurés
et les nouveau-nés à terme de moins de 2 semaines
diffère de celle obtenu chez les autres nourrissons. Cette
différence dépend du stade de maturité des
fonctions métaboliques du foie et des reins.
Quand ces fonctions sont immatures (ou gravement atteintes chez
l'adulte), le médicament atteint de fortes concentrations
qui ont tendance à s'accroître avec chaque nouvelle
dose.
Voir Effets indésirables, Syndrome gris imputable au chloramphénicol.
Chez les nourrissons et les autres enfants dont les fonctions métaboliques
pourraient être immatures, une dose de 25 mg/kg/jour permet
généralement d'atteindre une concentration sanguine
thérapeutique. Particulièrement chez ces patients,
la concentration du médicament dans le sang doit être
surveillée de près au moyen de techniques microbiologiques
si possible.
| PRÉSENTATION |
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Un flacon muni d'un bouchon de caoutchouc
entouré d'un anneau métallique contient 1 g de chloramphénicol
sous forme de succinate sodique de chloramphénicol. Le produit
a été lyophilisé dans le flacon. Une dose de
1 g de chloramphénicol sous forme de succinate sodique de
chloramphénicol contient environ 52 mg (2,25 mEq) de sodium.
Boîtes de 10. Conserver à température ambiante
stable, entre 15 et 30 °C.
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