|
Voie intramusculaire: La fosphénytoïne est entièrement
biodisponible après ladministration i.m. de CEREBYX.
Elle atteint ses pics plasmatiques environ 30 minutes après
linjection. Les concentrations plasmatiques de fosphénytoïne
sont plus basses, mais plus persistantes, après linjection
i.m. quaprès son injection i.v., à cause du
temps nécessaire à son absorption à partir
du point dinjection.
Distribution: La fosphénytoïne se lie dans une
grande proportion (95 à 99 %) aux protéines plasmatiques
humaines, surtout à lalbumine. La liaison aux protéines
plasmatiques est saturable, de sorte que la fraction liée
diminue à mesure que les concentrations de fosphénytoïne
totale augmentent. La fosphénytoïne déplace la
phénytoïne de ses sites de liaison aux protéines.
Le volume de distribution de la fosphénytoïne augmente
proportionnellement à la dose de CEREBYX et à la vitesse
dadministration, pouvant varier de 4,3 à 10,8 L.
Métabolisme et élimination: La demi-vie de
transformation de la fosphénytoïne en phénytoïne
est denviron 15 minutes. Le mécanisme de cette transformation
nest pas élucidé, mais il est probable que les
phosphatases jouent un rôle important dans ce processus. La
fosphénytoïne nest pas excrétée
dans lurine. Chaque millimole de fosphénytoïne
se transforme en une millimole de phénytoïne, de phosphate
et de formiate (voir Introduction et Précautions, Quantité
de phosphate pour les insuffisants rénaux).
Phénytoïne (après administration de CEREBYX):
En général, ladministration i.m. de CEREBYX
donne des concentrations sanguines de phénytoïne assez
semblables à celles obtenues avec la phénytoïne
orale pour permettre, en pratique, linterchangeabilité
de ces deux médicaments.
La pharmacocinétique de la fosphénytoïne à
la suite de ladministration i.v. de CEREBYX est toutefois
complexe et, lorsquon sen sert en situation durgence
(p. ex., dans les états de mal), des différences quant
au temps nécessaire pour quelle soit biodisponible
pourraient être dimportance critique. Cest pourquoi
on a déterminé empiriquement, par des études,
un débit de perfusion de CEREBYX qui correspond à
une vitesse et à un degré de biodisponibilité
générale semblables à ceux que donne une perfusion
de phénytoïne sodique au débit de 50mg/min.
CEREBYX à la dose de 15 à 20 mg ÉP/kg perfusé
au débit de 100 à 150 mg ÉP/min donne, avec
le temps, des concentrations plasmatiques de phénytoïne
libre à peu près pareilles à celles obtenues
par la perfusion dune dose équivalente de phénytoïne
sodique (p. ex., phénytoïne sodique injectable) au débit
de 50 mg/min (voir Posologieet Mises en garde). Voir Figure 1.
Figure 1: CEREBYX
Concentrations plasmatiques moyennes de phénytoïne libre
suivant la perfusion de 1200 mg ÉP de CEREBYX au débit
de 100 mg ÉP/min (triangles) ou de 150 mg ÉP/min (carrés)
et de 1200 mg de phénitoine sodique au débit de 50
mg/min (losanges) à des sujets sains (N=12). Le graphique
en médaillon montre la courbe pour toute la période
de prélèvement, soit pendant 96 heures.

À la suite de l'administration
i.v. de CEREBYX à des doses uniques de 400 à 1200
mg ÉP, les pics plasmatiques moyens de la phénytoïne
totale ont augmenté en proportion de la dose, mais ils n'ont
pas sensiblement varié en fonction des changements du débit
de la perfusion. Par contre, les pics plasmatiques moyens de phénytoïne
libre ont augmenté à la fois en fonction de la dose
et du débit.
Absorption et biodisponibilité : La fosphénytoïne
se transforme entièrement en phénytoïne à
la suite de son administration i.v., avec une demi-vie d'environ
15 minutes. La fosphénytoïne se transforme aussi entièrement
en phénytoïne à la suite de son administration
i.m. et les pics plasmatiques de phénytoïne totale atteignent
leur maximum dans un délai d'environ 3 heures.
Distribution : La phénytoïne a un volume apparent
de distribution de 0,6 L/kg et se lie fortement aux protéines
plasmatiques (90 %), surtout à l'albumine. La concentration
de phénytoïne libre chez les sujets dont les caractéristiques
de fixation protéique s'écartent de la normale peut
différer de celle des autres sujets. En l'absence de fosphénytoïne,
environ 12 % de la phénytoïne totale présente
dans le plasma, dans l'intervalle des concentrations pour usage
clinique, s'y trouve sous forme libre. Toutefois, la fosphénytoïne
déplace la phénytoïne de ses sites de liaison
aux protéines. Il en résulte une augmentation de la
fraction libre de phénytoïne (jusqu'à 30 %) pendant
la période nécessaire à la transformation de
la fosphénytoïne en phénytoïne (environ
0,5 à 1 h après la perfusion). À la suite de
l'administration i.v. de fosphénytoïne à des
doses uniques de 400 à 1200 mg ÉP, l'ASC de la phénytoïne
totale et de la phénytoïne libre augmente de façon
non proportionnelle à la dose. La demi-vie moyenne de la
phénytoïne totale (12,0 à 28,9 h) après
l'administration de fosphénytoïne à ces doses
est semblable à celle obtenue après l'administration
de doses égales de phénytoïne injectable et elle
a tendance à être plus longue à des concentrations
plasmatiques supérieures de phénytoïne. Les concentrations
de phénytoïne dans le liquide céphalorachidien,
le cerveau et la salive sont approximativement semblables à
la concentration plasmatique de phénytoïne libre.
Métabolisme et élimination : La phénytoïne
est biotransformée dans le foie par oxydation. La voie principale
de biotransformation fait intervenir la 4-hydroxylase, qui produit
80 % des métabolites. L'isoenzyme CYP2C9, quant à
elle, participe de façon importante à la biotransformation
de la phénytoïne (procède à 90 % de la
clairance intrinsèque), alors que la CYP2C19 y joue un rôle
mineur (10 % de la clairance intrinsèque). L'apport de la
CYP2C19 peut toutefois être plus important avec l'augmentation
des concentrations de phénytoïne.
Comme la phénytoïne subit
dans le foie une hydroxylation par un système enzymatique
saturable à des concentrations plasmatiques élevées,
de légères augmentations de la dose peuvent prolonger
la demi-vie et majorer de façon très importante la
concentration sérique lorsque celle-ci atteint ou dépasse
la limite supérieure de l'intervalle thérapeutique.
Il a été démontré que la clairance de
la phénytoïne est altérée par les inhibiteurs
de la CYP2C9, tels que la phénylbutazone et le sulfaphénazole.
On a également noté une altération de la clairance
chez les patients traités par des inhibiteurs de la CYP2C19,
la ticlopidine notamment.
La phénytoïne est excrétée
en presque totalité dans la bile, sous forme de métabolites
inactifs qui sont réabsorbés dans les intestins, puis
excrétés dans l'urine en partie par filtration glomérulaire,
mais surtout par sécrétion tubulaire. Moins de 5 %
de la dose est excrétée dans l'urine sous forme inchangée.
Groupes particuliers de patients
Patients souffrant de maladie rénale
ou hépatique : En raison de l'augmentation de la fraction
de phénytoïne libre chez les patients souffrant de maladie
rénale ou hépatique, ou en présence d'hypoalbuminémie,
l'interprétation des concentrations plasmatiques de phénytoïne
totale doit se faire avec prudence (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).
Les concentrations de phénytoïne libre pourraient être
plus utiles dans ces cas. Suivant l'administration i.v. de CEREBYX
à des patients souffrant de maladie rénale ou hépatique
ou dans des cas d'hypoalbuminémie, la clairance de la fosphénytoïne
en phénytoïne peut être accélérée
sans augmentation correspondante de la clairance de phénytoïne.
Cette situation pourrait comporter un risque d'augmentation de la
fréquence et de la gravité des réactions indésirables
(voir PRÉCAUTIONS).
Âge : L'effet de l'âge
a fait l'objet d'évaluation chez des sujets de 5 à
98 ans; cependant, aucune étude systématique n'a été
menée chez les personnes âgées. L'âge
des sujets n'a eu aucune répercussion significative sur la
pharmacocinétique de la fosphénytoïne. La clairance
de la phénytoïne a tendance à diminuer à
mesure que l'âge augmente (20 % de moins chez les sujets de
plus de 70 ans par rapport à ceux de 20 à 30 ans).
Les besoins de phénytoïne varient d'une personne à
l'autre et la posologie doit être adaptée individuellement
(voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).
Sexe et race : Le sexe et la race n'ont pas d'effet significatif
sur la pharmacocinétique de la fosphénytoïne
ou de la phénytoïne.
Essais cliniques
La tolérance de la perfusion a fait l'objet d'évaluation
dans les essais cliniques. Dans un essai à double insu, on
a évalué la tolérance au point de perfusion
pour des doses d'attaque équivalentes (15 à 20 mg
ÉP/kg) de CEREBYX au débit de 150 mg ÉP/min
ou de phénytoïne au débit de 50 mg/min. L'essai
a fait ressortir une meilleure tolérance locale (douleur
et sensation de brûlure au point de perfusion), moins d'interruptions
de la perfusion et une durée de perfusion plus courte pour
les sujets traités par CEREBYX (tableau I).
TABLEAU 1 Tolérance à
la perfusion de doses d'attaque équivalentes de CEREBYX injecté
par voie i.v. et de phénytoïne injectée par voie
i.v.
|
|
CEREBYX injecté par voie
i.v.
N = 90
|
Phénytoïne injectée
par voie i.v.
N = 22
|
|
Intolérance
locale
|
9
%a
|
90
%
|
|
Interruption
de la perfusion
|
21
%
|
67
%
|
|
Durée
moyenne de la perfusion
|
13
min
|
44
min
|
a Pourcentage de sujets
Les sujets traités par CEREBYX ont toutefois éprouvé
davantage de troubles sensitifs généraux (voir PRÉCAUTIONS,
Troubles sensitifs). Les interruptions des perfusions chez les sujets
traités par CEREBYX ont principalement été
occasionnées par des sensations générales de
brûlure, de prurit ou de paresthésie, tandis que les
interruptions chez les sujets traités par la phénytoïne
étaient principalement dues à des douleurs et des
sensations de brûlure au point de perfusion (voir le tableau
1).
Dans un essai à double insu visant à évaluer
le remplacement temporaire de la phénytoïne orale par
CEREBYX, ce dernier administré par voie i.m. a été
aussi bien toléré que le placebo également
administré par voie i.m. L'administration i.m. de CEREBYX
a provoqué une légère augmentation du prurit
local passager, qui a été léger ou modéré
(chez 23 % des sujets contre 11 % des témoins ayant reçu
le placebo, à n'importe quel moment de l'essai). Cet essai
a aussi démontré qu'on pouvait remplacer la phénytoïne
sodique orale par des doses équimolaires de CEREBYX injecté
par voie i.m. sans qu'il soit nécessaire d'adapter la posologie
lors du passage à la voie i.m. ou du retour à la voie
orale. Par contre, le passage de la phénytoïne injectée
par voie i.m. à la phénytoïne orale ou vice versa
exige des adaptations posologiques à cause de son absorption
lente et erratique à partir des muscles.
| INDICATIONS |
|
 |
CEREBYX
(fosphénytoïne sodique injectable) est indiqué
pour l'administration parentérale de courte durée
lorsque d'autres moyens d'administrer de la phénytoïne
sont inexistants ou jugés inadéquats ou moins avantageux.
L'innocuité et l'efficacité de CEREBYX pour cet usage
n'ont pas fait l'objet d'évaluation systématique pour
plus de 5 jours.
On peut se servir de CEREBYX pour
maîtriser les états de mal généralisés
convulsifs et pour prévenir et traiter les convulsions pendant
des interventions neurochirurgicales. Il peut aussi remplacer la
phénytoïne orale pour une courte durée.
| CONTRE-INDICATIONS |
|
 |
CEREBYX (fosphénytoïne
sodique injectable) est contre-indiqué chez les patients
ayant manifesté une hypersensibilité à CEREBYX
ou à des substances qui entrent dans sa composition, à
la phénytoïne ou à d'autres hydantoïnes.
À cause de l'effet de la phénytoïne injectable
sur l'automatisme ventriculaire, CEREBYX est contre-indiqué
chez les patients souffrant de bradycardie sinusale, de bloc sino-auriculaire,
de bloc auriculo-ventriculaire du 2e et du 3e degré ou du
syndrome d'Adams-Stokes.
| MISES
EN GARDE |
|
 |
Les doses de CEREBYX (fosphénytoïne
sodique injectable) sont exprimées, dans la présente
monographie, en équivalents de phénytoïne sodique
(ÉP=équivalent de phénytoïne sodique).
Il ne faut donc pas adapter les doses recommandées quand
on remplace la phénytoïne sodique par CEREBYX ou vice
versa..
Les mises en garde suivantes sont fondées sur l'expérience
avec CEREBYX ou avec la phénytoïne.
Posologie pour les états de mal: Ne pas administrer
CEREBYX à un débit supérieur à 150 mg
ÉP/min.
La dose de CEREBYX injectée par voie i.v. (15 à 20
mg ÉP/kg) pour traiter les états de mal doit être
administrée au débit maximal de 150 mg ÉP/min.
La perfusion type de CEREBYX chez un patient de 50 kg dure de 5
à 7 minutes. Il est à noter que l'administration d'une
dose molaire identique de phénytoïne en ayant recours
à Dilantin injectable ou à une phénytoïne
sodique injectable générique ne peut se faire en moins
de 15 à 20 minutes à cause des effets cardiovasculaires
indésirables qui accompagnent l'administration i.v. directe
de phénytoïne à des débits supérieurs
à 50 mg/min. Si le but principal est d'administrer rapidement
une dose d'attaque de phénytoïne, l'administration i.v.
de CEREBYX est préférable, car il faut plus de temps
pour atteindre des concentrations plasmatiques thérapeutiques
de phénytoïne avec l'administration i.m. qu'avec l'administration
i.v. (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).
Crises épileptiques et états de mal déclenchés
par le retrait du médicament
L'administration d'antiépileptiques ne doit pas être
arrêtée brusquement à cause du risque d'augmenter
la fréquence des crises, voire de provoquer un état
de mal. Lorsque le clinicien juge nécessaire de réduire
la posologie, d'interrompre l'administration du médicament
ou de le remplacer par un autre antiépileptique, un tel changement
doit se faire graduellement. Toutefois, dans le cas d'une réaction
d'allergie ou d'hypersensibilité, il peut être nécessaire
de remplacer rapidement le médicament par un autre. Dans
un tel cas, il faut avoir recours à un antiépileptique
n'appartenant pas à la classe chimique des hydantoïnes.
Ralentissement cardiovasculaire :
Une hypotension peut survenir, en particulier après l'administration
i.v. de fortes doses à des débits rapides. Des réactions
cardiovasculaires graves et des décès causés
par un ralentissement de la conduction auriculaire et ventriculaire
et par une fibrillation ventriculaire sont survenus à la
suite de l'administration de phénytoïne. Des complications
graves surviennent plus fréquemment chez des personnes âgées
ou gravement malades. Une surveillance cardiaque attentive est donc
nécessaire lorsqu'on administre des doses d'attaque de CEREBYX
par voie i.v. Il peut être nécessaire de diminuer le
débit ou d'interrompre la perfusion.
CEREBYX doit être employé avec prudence chez les
patients souffrant d'hypotension et d'insuffisance myocardique grave.
Éruptions cutanées
Il faut interrompre l'administration de CEREBYX dès l'apparition
d'une éruption cutanée. Si l'éruption est de
nature exfoliatrice, purpurique ou bulleuse, ou si on soupçonne
l'apparition d'un lupus érythémateux, d'un syndrome
de Stevens-Johnson ou d'une épidermolyse nécrosante
suraiguë, on ne doit pas recommencer à utiliser ce médicament.
Il faut alors penser à un autre traitement. Si l'éruption
est plus bénigne (morbilliforme ou scarlatiniforme), on peut
reprendre le traitement après sa disparition complète.
Si l'éruption réapparaît après la reprise
du traitement, l'administration de CEREBYX ou de phénytoïne
sera dès lors contre-indiquée.
Atteinte hépatique :
Des cas d'hépatotoxicité aiguë, y compris
de rares cas d'insuffisance hépatique aiguë, ont été
signalés avec la phénytoïne. Ces incidents ont
été associés à un syndrome d'hypersensibilité
caractérisé par de la fièvre, des éruptions
cutanées et une adénopathie. Ils surviennent généralement
au cours des deux premiers mois de traitement. Les autres manifestations
fréquentes comprennent l'ictère, l'hépatomégalie,
des élévations des taux plasmatiques de transaminases,
une leucocytose et une éosinophilie. L'évolution clinique
de l'hépatotoxicité aiguë causée par la
phénytoïne varie d'un prompt rétablissement à
des issues fatales. Dans les cas d'hépatotoxicité
aiguë, on doit cesser immédiatement l'administration
de CEREBYX et ne pas la recommencer.
Système hématopoïétique :
Des complications hématopoïétiques, dont
certaines fatales, ont parfois été signalées
en association avec l'administration de phénytoïne.
Ces complications comprennent : thrombopénie, leucopénie,
granulopénie, agranulocytose et pancytopénie accompagnée
ou non d'aplasie médullaire.
Plusieurs rapports font état d'une relation entre la
phénytoïne et l'apparition d'une adénopathie
(locale ou généralisée), y compris une hyperplasie
bénigne des ganglions lymphatiques, un pseudolymphome, un
lymphome et la maladie de Hodgkin. Même si une relation de
cause à effet n'a pas été établie, l'apparition
d'une adénopathie impose la nécessité d'un
diagnostic différentiel pour écarter la possibilité
d'autres affections ganglionnaires. L'atteinte des ganglions lymphatiques
peut s'accompagner ou non de signes et de symptômes rappelant
la maladie du sérum, par exemple fièvre, éruption
cutanée et atteinte hépatique. Tous les sujets ayant
manifesté une adénopathie doivent faire l'objet d'une
surveillance médicale pendant une longue période.
On doit, de plus, s'efforcer de stabiliser l'état épileptique
à l'aide d'autres antiépileptiques.
Abus d'alcool :
Une intoxication aiguë par l'alcool peut augmenter les
concentrations plasmatiques de phénytoïne, alors que
l'alcoolisme chronique peut les diminuer.
Grossesse : Aspects cliniques:
A. Risques pour la mère - Les crises peuvent devenir
plus fréquentes pendant la grossesse à cause de modifications
de la pharmacocinétique de la phénytoïne. Le
dosage périodique des concentrations plasmatiques de phénytoïne
peut être utile pour établir la posologie appropriée
(voir PRÉCAUTIONS, Épreuves de laboratoire). Toutefois,
il est probable qu'il faille revenir à la posologie initiale
après l'accouchement.
B. Risques pour le ftus - Si ce médicament est
pris pendant la grossesse ou si une femme devient enceinte pendant
qu'elle le prend, il faut avertir la patiente du risque de nocivité
pour le ftus.
L'exposition prénatale à la phénytoïne
peut accroître les risques de malformations congénitales
et d'autres phénomènes défavorables dans le
développement du ftus. On a signalé des fréquences
accrues de malformations majeures (fentes labiopalatines, malformations
cardiaques), d'anomalies mineures (dysmorphie faciale, hypoplasie
des ongles et des doigts), d'anomalies de la croissance (y compris
la microcéphalie) et d'arriération mentale chez les
enfants nés de mère épileptique ayant pris
de la phénytoïne, seule ou en association avec d'autres
antiépileptiques, pendant la grossesse. On a aussi signalé
quelques cas de tumeurs malignes, dont des neuroblastomes, chez
des enfants nés de mère ayant pris de la phénytoïne
pendant la grossesse. La fréquence globale de malformations
chez les enfants de femmes épileptiques traitées par
antiépileptiques (phénytoïne et/ou autres agents)
pendant leur grossesse est d'environ 10 %, soit deux ou trois fois
supérieure à celle de la population générale.
On ne connaît pas exactement la part respective des antiépileptiques
et d'autres facteurs associés à l'épilepsie
dans l'accroissement du risque et, dans la plupart des cas, il a
été impossible d'imputer une anomalie spécifique
du développement à un antiépileptique particulier.
Les femmes doivent consulter leur médecin pour peser les
risques et les avantages de la phénytoïne pendant leur
grossesse et pour choisir le schéma thérapeutique
qui comporte le moins de risques pour la mère et pour le
ftus.
C. Nouveau-nés - Un trouble hémorragique, relié
à des facteurs de coagulation dépendant de la vitamine
K, peut survenir chez les nouveau-nés ayant été
exposés in utero à la phénytoïne et mettre
leur vie en danger. On peut prévenir cet état d'origine
médicamenteuse en administrant de la vitamine K à
la mère avant l'accouchement et au nouveau-né après
la naissance.
| PRÉCAUTIONS |
|
 |
Précautions générales
(particulières à CEREBYX): Troubles sensitifs:
Des sensations de brûlure, des démangeaisons et/ou
des paresthésies ont été signalées par
7 volontaires sains sur 16 lors de ladministration i.v. de
CEREBYX (fosphénytoïne sodique injectable) à
la dose de 1200 mg ÉP au débit maximal (150 mg ÉP/min).
Le trouble sensitif intense a duré de 3 à 50 minutes
chez 6 de ces sujets et 14 heures chez le septième.
Dans certains cas, des troubles sensitifs plus légers ont
persisté jusquà 24 heures. Le siège des
troubles variait dun sujet à lautre, laine
ayant été la région du malaise le plus souvent
mentionnée. Dans une autre cohorte de 16 volontaires sains
(pris à partir de deux autres essais) ayant reçu CEREBYX
par voie i.v. à la dose de 1200 mg ÉP au débit
maximal (150 mg ÉP/min), aucun sujet na éprouvé
de troubles sensitifs intenses, mais la plupart ont eu des sensations
légères ou modérées de prurit ou de
picotement.
Il faut sattendre à ce que les patients qui reçoivent
CEREBYX à des doses de 20 mg ÉP/kg au débit
de 150 mg ÉP/min éprouvent un certain degré
de sensations désagréables. On peut en diminuer la
survenue et lintensité en ralentissant le débit
de la perfusion ou en linterrompant temporairement.
On ne sait pas quel effet pourrait avoir la poursuite de la perfusion
sans changement en présence de telles sensations. Jusquà
présent, aucune séquelle permanente na été
signalée. On ne connaît pas la raison pharmacologique
de ces phénomènes sensitifs, mais dautres médicaments
à base desters phosphoriques, libérant de plus
faibles quantités de phosphate, ont été associés
à des sensations de brûlure, de prurit et/ou de picotement,
notamment dans la région de laine.
Quantité de phosphate: On doit tenir compte de la
quantité de phosphate libérée par CEREBYX (0,0037
mmol de phosphate par milligramme ÉP de CEREBYX) chez les
patients ayant besoin dun apport réduit en phosphate,
comme dans les cas dinsuffisance rénale grave.
Dose dattaque par voie i.v. en présence daffection
rénale ou hépatique, ou dans les cas dhypoalbuminémie:
À la suite de ladministration i.v. de CEREBYX à
des patients souffrant de maladie rénale ou hépatique,
ou dans les cas dhypoalbuminémie, la clairance de la
fosphénytoïne en phénytoïne peut saccélérer
sans augmentation correspondante de la clairance de la phénytoïne.
Une telle situation risque daugmenter la fréquence
et la gravité des réactions indésirables (voir
Pharmacologie, Groupes particuliers de patients et Posologie, Posologie
pour des
groupes particuliers de patients).
Précautions générales (en rapport avec la phénytoïne):
CEREBYX nest pas indiqué pour le traitement des crises
à type dabsences.
Chez un faible pourcentage de personnes traitées par la phénytoïne,
on a constaté une lenteur du métabolisme du médicament.
Une telle lenteur métabolique peut provenir dune carence
enzymatique ou de labsence dinduction enzymatique; elle
semble être dorigine génétique.
La phénytoïne et les autres hydantoïnes sont contre-indiquées
chez les patients ayant des antécédents dhypersensibilité
à la phénytoïne. Dans de tels cas, la prudence
est également de rigueur avec lutilisation de médicaments
de structure semblable (tels que les barbituriques, les succinimides,
les oxazolidinédiones et dautres substances apparentées).
La phénytoïne a, dans de rares cas, été
associée à une exacerbation de la porphyrie. La prudence
simpose quand CEREBYX est administré à des patients
atteints de cette maladie.
On a signalé des cas dhyperglycémie occasionnée
par leffet inhibiteur de la phénytoïne sur la
libération dinsuline.
La phénytoïne peut également augmenter la glycémie
chez les sujets diabétiques. La persistance de concentrations
plasmatiques de phénytoïne au-dessus de lintervalle
thérapeutique optimal peut causer divers états confusionnels
appelés «délire», «psychose»
ou «encéphalopathie» et, plus rarement, un syndrome
cérébelleux irréversible.
Il est, par conséquent, recommandé de doser la phénytoïne
présente dans le plasma dès lapparition des
premiers signes dintoxication aiguë (voir Précautions,
Épreuves de laboratoire). Il faut réduire la dose
de CEREBYX si les concentrations plasmatiques de phénytoïne
sont excessives et en interrompre ladministration si les symptômes
persistent.
Le foie constitue le principal organe de biotransformation de la
phénytoïne; les personnes souffrant dinsuffisance
hépatique et les personnes âgées ou gravement
malades peuvent présenter des signes précoces dintoxication.
La phénytoïne et les autres hydantoïnes ne sont
pas indiquées pour le traitement des crises convulsives causées
par lhypoglycémie ou dautres troubles métaboliques.
Lapplication de méthodes diagnostiques judicieuses
simpose lorsque cest nécessaire.
La phénytoïne a le pouvoir dabaisser les concentrations
plasmatiques de folates.
Épreuves de laboratoire: La posologie de la phénytoïne
est habituellement établie de manière à obtenir
des concentrations plasmatiques thérapeutiques de phénytoïne
totale comprises entre 40 et 80 µmol/L (10 à 20 µg/mL)
(des concentrations de phénytoïne libre de 4 à
8 µmol/L [1 à 2 µg/mL]). Après ladministration
de CEREBYX, il est recommandé de ne pas doser les concentrations
de phénytoïne avant que la transformation de la fosphénytoïne
en phénytoïne ne soit quasi terminée. Elle se
termine environ 2 heures après la fin de la perfusion et
4 heures
après linjection i.m. Avant la fin de cette transformation,
les techniques dimmunoanalyse courantes comme limmunodosage
à polarisation
de fluorescence (TDx/TDxFLx) et limmunodosage par enzymes
multipliées (EMIT 2000) peuvent surestimer considérablement
les concentrations plasmatiques de phénytoïne à
cause dune réactivité croisée avec la
fosphénytoïne.
Limmunodosage TDx/TDxFLx nest pas recommandé
tant que de la fosphénytoïne non convertie est présente
dans le plasma, à cause dune marge derreur inacceptable
(surestimation) dans la mesure de la phénytoïne.
Quatre heures après ladministration du médicament,
lécart entre les concentrations de phénytoïne
prévues et réelles est = 20 µmol/L (= 5 µg/mL).
Lerreur dépend des concentrations plasmatiques de phénytoïne
et de fosphénytoïne (influencées par la dose
de CEREBYX, la voie et la vitesse dadministration et lheure
du prélèvement par rapport à celle de ladministration)
et de la méthode danalyse. Les méthodes chromatographiques
permettent de doser avec précision les concentrations de
phénytoïne dans les liquides biologiques en présence
de fosphénytoïne.
Avant la conversion complète, on doit recueillir les échantillons
de sang pour dosage de la phénytoïne dans des tubes
contenant de lEDTA comme anticoagulant afin de réduire
autant que possible la transformation ex vivo de la fosphénytoïne
en phénytoïne. Cependant, même avec des méthodes
de dosage précises, les concentrations de phénytoïne
dosées avant que la conversion de la fosphénytoïne
ne soit terminée ne correspondront pas aux concentrations
de phénytoïne finalement atteintes.
Interactions médicamenteuses: On ne connaît
aucun médicament qui interfère avec la biotransformation
de la fosphénytoïne en phénytoïne. Desmodifications
de lactivité des phosphatases pourraient nuire à
cette transformation, mais comme les phosphatases sont très
abondantes et très répandues dans lorganisme,
il est peu probable que des médicaments puissent modifier
suffisamment leur activité pour avoir des répercussions
sur la biotransformation de la fosphénytoïne en phénytoïne.
Les médicaments qui se lient fortement à lalbumine
pourraient augmenter la fraction libre de fosphénytoïne.
Bien quon ne sache pas si une telle éventualité
pourrait entraîner des effets dimportance clinique,
il y a lieu dagir avec prudence lorsquon administre
CEREBYX en même temps que dautres médicaments
qui se lient fortement à lalbumine plasmatique.
Les interactions médicamenteuses les plus importantes auxquelles
on peut sattendre après ladministration de CEREBYX
pourraient se produire avec des médicaments qui interagissent
avec la phénytoïne. Celle-ci se lie dans une forte proportion
aux protéines plasmatiques et elle est très sujette
au déplacement compétitif. La phénytoïne
subit son catabolisme par laction des enzymes hépatiques
du cytochrome P450 et, à cause dun métabolisme
saturable, elle est très vulnérable aux interactions
médicamenteuses inhibitrices. Linhibition du métabolisme
peut provoquer des élévations importantes des concentrations
de phénytoïne circulante et augmenter ainsi le risque
dintoxication médicamenteuse. La phénytoïne
est un puissant inducteur des enzymes hépatiques qui interviennent
dans la biotransformation des médicaments.
Les médicaments pouvant causer les interactions médicamenteuses
les plus courantes sont énumérés ci-dessous.
Médicaments pouvant augmenter
les concentrations plasmatiques de la phénytoïne:
De nombreux médicaments peuvent augmenter la concentration
plasmatique de la phénytoïne, soit en ralentissant sa
biotransformation par les enzymes 2C9 et 2C19 du cytochrome P450
(loméprazole et la ticlopidine, notamment), soit en
entrant en compétition pour se fixer aux protéines
plasmatiques (tels que les salicylates, le sulfisoxazole et le tolbutamide)
ou encore en associant ces deux processus (la phénylbutazone
et le valproate de sodium, par exemple). Les classes de médicament
suivantes peuvent également avoir cette capacité.
Le Tableau 2 présente un résumé des classes
de médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques
de la phénytoïne:
Tableau 2: CEREBYX
|
CLASSES DE
MÉDICAMENTS
|
EXEMPLES
|
|
Alcool (consommation importante)
|
|
|
Analgésiques et anti-inflammatoires
|
phénylbutazone
salicylates
|
|
Anesthésiques
|
halothane
|
|
Antagonistes des récepteurs
H2
|
cimétidine
|
|
Antibactériens
|
chloramphénicol
érythromycine
isoniazide
sulfonamides
|
|
Anticonvulsivants
|
dérivés du succinimides
|
|
Antifongiques
|
amphotéricine B
fluconazole
kétoconazole
miconazole
itraconazole
|
|
Benzodiazépines et psychotropes
|
chlordiazépoxide
diazépam
méthylphénidate
trazodone
|
|
Hormones
|
strogènes
|
|
Hypoglycémiants oraux
|
tolbutamide
|
|
Inhibiteurs calciques et autres
agents cardiovasculaires
|
amiodarone
diltiazem
nifédipine
ticlopidine
|
|
Inhibiteurs de la pompe à
protons
|
oméprazole
|
|
Inhibiteurs du recaptage de
la sérotonine
|
fluoxétine
fluvoxamine
sertraline
|
Médicaments pouvant diminuer
les concentrations plasmatiques de la phénytoïne
Le tableau 2 présente un résumé des médicaments
qui peuvent diminuer les concentrations plasmatiques de la phénytoïne.
Tableau 3: CEREBYX
|
|
EXEMPLES
|
|
Agents cardiovasculaires
|
réserpine
|
|
Alcool (alcoolisme chronique)
|
|
|
Antibactériens
|
rifampine
ciprofloxacine
|
|
Anticonvulsivants
|
vigabatrine
|
| Antiulcéreux |
sucralfate
|
|
Bronchodilatateurs
|
théophylline
|
|
Hypoglycémiants oraux
|
diazoxide
|
Médicaments pouvant soit augmenter,
soit diminuer les concentrations plasmatiques de la phénytoïne
Le tableau 3 présente un résumé des classes
de médicaments qui peuvent soit augmenter, soit diminuer
les concentrations plasmatiques de la phénytoïne.
Tableau 4: CEREBYX
|
CLASSES
DE MÉDICAMENTS
|
EXEMPLES
|
|
Anticonvulsivants
|
acide valproïque
carbamazépine
phénobarbital
valproate de sodium
|
|
Antinéoplasiques
|
téniposide
|
|
Psychotropes
|
chlordiazépoxide
diazépam
|
De même, la phénytoïne
peut modifier de façon imprévisible les concentrations
plasmatiques de carbamazépine, de phénobarbital, d'acide
valproïque et de valproate de sodium.
Médicaments dont la phénytoïne peut modifier
la concentration plasmatique ou les effets, ou les deux
Le tableau 4 présente un résumé des classes
de médicaments dont la phénytoïne peut modifier
la concentration plasmatique ou les effets, ou les deux.
Tableau 5: CEREBYX
|
CLASSES
DE MÉDICAMENTS
|
EXEMPLES
|
|
Analgésiques narcotiques
|
méthadone
|
| Antibactériens |
doxycycline
praziquantel
rifampine
tétracycline
|
| Anticoagulants coumariniques |
|
| Anticonvulsivants |
lamotrigine
|
| Antifongiques |
azoles
|
| Antinéoplasiques |
téniposide
|
| Bronchodilatateurs |
théophylline
|
| Corticostéroïdes |
|
| Curarisants |
pancuronium
vécuronium
|
| Cyclosporine |
|
| Diurétiques |
furosémide
|
| Hormones |
contraceptifs oraux
strogènes
|
| Hyperglycémiants |
diazoxide
|
| Hypoglycémiants
oraux |
chlorpropamide
glyburide
tolbutamide
|
| Inhibiteurs
des canaux calciques et agents cardiovasculaires |
digitoxine
nicardipine
nimodipine
quinidine
vérapamil
|
|
Psychotropes et antidépresseurs
|
clozapine
paroxétine
sertraline
|
|
Vitamine D
|
|
Même s'il ne s'agit pas d'une
véritable interaction médicamenteuse, les antidépresseurs
tricycliques peuvent déclencher des crises épileptiques
chez des personnes prédisposées; il peut alors être
nécessaire de modifier la posologie de CEREBYX.
L'administration simultanée
de phénytoïne et de lamotrigine double la clairance
plasmatique de la lamotrigine et raccourcit sa demi-vie de 50 %.
Cette interaction d'importance clinique exige une adaptation posologique.
Le dosage des concentrations plasmatiques de la phénytoïne
peut être utile lorsqu'on soupçonne une interaction
médicamenteuse (voir Épreuves de laboratoire).
Interactions entre le médicament
et les épreuves de laboratoire: La phénytoïne
peut diminuer les concentrations sériques de T4. Elle peut
aussi produire des résultats artificiellement bas aux épreuves
de freinage à la dexaméthasone ou à la métyrapone.
La phénytoïne peut causer une augmentation des taux
sériques de glucose, de phosphatases alcalines et de gamma-glutamyl
transpeptidase (GGT).
Lutilisation des méthodes dimmunodosage pour
doser les concentrations plasmatiques de la phénytoïne
exige des précautions particulières à la suite
de ladministration de CEREBYX (voir Épreuves de laboratoire).
Allaitement: On ne sait pas si la fosphénytoïne
passe dans le lait maternel.
À la suite de ladministration de phénitoine
sodique, la phénytoïne apparaît en faibles concentrations
dans le lait maternel.
Lallaitement nest donc pas recommandé aux femmes
traitées par CEREBYX.
Pédiatrie: Linnocuité de CEREBYX chez
les enfants nest pas établie. Il existe peu de données
sur la pharmacocinétique chez les enfants (N=8; âge
de 5 à 10 ans). Les concentrations plasmatiques de fosphénytoïne,
de phénytoïne totale et de phénytoïne libre
en fonction du temps observées chez ces patients en état
de mal, qui avaient reçu des doses dattaque de CEREBYX,
nont indiqué aucune différence majeure par rapport
à celles des patients adultes en état de mal traités
par des doses correspondantes.
Gériatrie: Aucune étude systématique
na été réalisée chez des personnes
âgées. La clairance de la phénytoïne a
tendance à diminuer à mesure que lâge
augmente (voir Pharmacologie, Groupes particuliers de patients).
Amoidrissement des facultés: On doit conseiller aux
patients de ne pas conduire ni de faire fonctionner de la machinerie
potientiellement dangereuse jusquà ce quon sache
si le médicament altère leur capacité à
mener ces activités.
| EFFETS INDÉSIRABLES |
|
 |
Les plus importantes réactions
cliniques indésirables, causées par l'administration
i.v. de CEREBYX (fosphénytoïne sodique injectable) ou
de phénytoïne, sont le collapsus cardiovasculaire et/ou
la dépression du système nerveux central. Une hypotension
peut survenir lorsque l'un ou l'autre de ces médicaments
est administré rapidement par voie i.v. Le débit de
la perfusion est très important; pour CEREBYX, il ne doit
pas dépasser 150 mg ÉP/min.
Les réactions cliniques indésirables le plus souvent
observées avec l'emploi de CEREBYX dans les essais cliniques
sont : nystagmus, étourdissements, prurit, paresthésies,
céphalées, somnolence et ataxie. De telles réactions
sont couramment associées à l'administration i.v.
de la phénytoïne, à part deux exceptions : les
paresthésies et le prurit ont été observés
beaucoup plus fréquemment à la suite de l'administration
de CEREBYX et plus souvent avec son injection i.v. qu'avec son injection
i.m. Ces réactions étaient reliées à
la dose et à la vitesse d'injection; la plupart des patients
à l'état vigile (41 sur 64; 64 %) ayant reçu
des doses ³ 15 mg ÉP/kg au débit de 150 mg ÉP/min
ont éprouvé des sensations désagréables
à un certain degré d'intensité. Ils ont habituellement
décrit ces sensations comme des démangeaisons, des
sensations de brûlure ou de picotement, en général
dans des régions autres que celle de la phlébotomie.
Le siège de ces sensations a varié d'un sujet à
l'autre, l'aine ayant été la région le plus
souvent mentionnée. Les paresthésies et le prurit
ont été des réactions passagères qui
sont survenues quelques minutes après le début de
la perfusion de CEREBYX et qui ont habituellement disparu en l'espace
de 10 minutes après la fin de la perfusion. Certains patients
ont ressenti des symptômes pendant quelques heures. L'intensité
de ces réactions n'a pas augmenté lors des perfusions
suivantes. On n'a pas observé de réactions indésirables
concomitantes ni de modifications des résultats d'analyse
de laboratoire évoquant une réaction allergique (voir
PRÉCAUTIONS, Troubles sensitifs).
Environ 2 % des 859 sujets traités par CEREBYX dans les essais
avant commercialisation ont abandonné le traitement à
cause de réactions indésirables. Les réactions
ayant le plus souvent motivé l'abandon sont le prurit (0,5
%), l'hypotension (0,3 %) et la bradycardie (0,2 %).
Relation entre les réactions indésirables, la dose
et le débit de perfusion de CEREBYX - Les réactions
indésirables ont eu tendance à être de plus
en plus fréquentes à mesure qu'augmentaient la dose
et le débit de perfusion. En particulier, les réactions
passagères de prurit, d'acouphènes, de nystagmus,
de somnolence et d'ataxie sont survenues deux à trois fois
plus souvent à des doses ³ 15 mg ÉP/kg et à
des débits ³ 150 mg ÉP/min qu'à des doses
ou à des débits plus bas.
Fréquence dans les essais cliniques comparatifs
Pendant les essais cliniques, les cliniciens chercheurs ont noté
les réactions indésirables selon leur propre terminologie.
On a ensuite réparti les réactions de mêmes
types en catégories uniformisées à l'aide du
dictionnaire de terminologie modifiée COSTART. Ces catégories
ont servi à dresser les tableaux et les énumérations
ci-dessous, les fréquences représentant la proportion
de sujets traités par CEREBYX ou par un traitement comparatif.
Le prescripteur doit savoir qu'il ne peut se servir de ces chiffres
pour prévoir la fréquence des réactions indésirables
dans la pratique de la médecine, car les caractéristiques
des patients et d'autres facteurs peuvent différer de ceux
qui régnaient dans les essais cliniques. On ne peut pas non
plus comparer directement les fréquences mentionnées
avec celles observées dans d'autres essais cliniques portant
sur des traitements ou des emplois cliniques différents et
menés par des chercheurs différents. L'examen de ces
fréquences donne toutefois au médecin prescripteur
des données de base lui permettant d'évaluer les parts
respectives du médicament et des facteurs non médicamenteux
dans les fréquences de réactions indésirables
survenues chez les sujets étudiés.
Fréquence de réactions indésirables dans
les essais cliniques comparatifs. Administration i.v. à des
sujets épileptiques ou subissant une intervention neurochirurgicale
- Le tableau 2 présente les réactions indésirables
survenues pendant le traitement chez au moins 2 % des sujets traités
par CEREBYX par voie i.v. à la dose et au débit maximaux,
dans un essai clinique comparatif à double insu, dans lequel
les débits de perfusion de la phénytoïne et de
CEREBYX auraient produit une exposition générale équivalente
à celle de la phénytoïne.
Tableau 6: CEREBYX
Fréquence des réactions indésirables survenues
durant le traitement après ladministration i.v. à
la dose et au débit maximaux à des sujets épileptiques
ou subissant une intervention neurochirurgicale (Réactions
survenues dans au moins 2 % des cas traités par CEREBYX)
|
APPAREIL
OU SYSTÈME
Réaction indésirable
|
CEREBYX
par voie i.v.
N = 90
|
Phénytoïne
par voie i.v.
N = 22
|
|
APPAREIL
DIGESTIF
|
|
Nausées
|
8,9
|
13,6
|
|
Trouble
lingual
|
4,4
|
0
|
|
Sécheresse
de la bouche
|
4,4
|
4,5
|
|
Vomissements
|
2,2
|
9,1
|
|
SYSTÈME
NERVEUX
|
|
Nystagmus
|
44,4
|
59,1
|
|
Étourdissements
|
31,1
|
27,3
|
|
Somnolence
|
20,0
|
27,3
|
|
Ataxie
|
11,1
|
18,2
|
|
Stupeur
|
7,7
|
4,5
|
|
Incoordination
|
4,4
|
4,5
|
|
Paresthésies
|
4,4
|
0
|
|
Syndrome
extrapyramidal
|
4,4
|
0
|
|
Tremblement
|
3,3
|
9,1
|
|
Agitation
|
3,3
|
0
|
|
Hypoesthésie
|
2,2
|
9,1
|
|
Dysarthrie
|
2,2
|
0
|
| Vertige |
2,2
|
0
|
| Oedème cérébral |
2,2
|
4,5
|
| Peau et annexes |
| Prurit |
48,9
|
4,5
|
| Organes sensoriels |
| Acouphènes |
8,9
|
9,1
|
| Diplopie |
3,3
|
0
|
| Dysgueusie |
3,3
|
0
|
| Amblyopie |
2,2
|
9,1
|
| Surdité |
2,2
|
0
|
Fréquence des réactions
indésirables dans les essais cliniques comparatifs: Administration
i.m. à des sujets épileptiques:
Le Tableau 7 présente les réactions indésirables
survenues pendant le traitement chez au moins 2 % des sujets traités
par CEREBYX, dans un essai clinique comparatif, à double
insu, chez des adultes épileptiques, répartis aléatoirement,
qui soit recevaient CEREBYX par voie i.m. en remplacement de phénitoine
sodique par voie orale, soit continuaient de prendre phénitoine
sodique par voie orale. Les deux traitements ont duré cinq
jours.
Tableau 7: CEREBYX
Fréquence des réactions indésirables survenues
à la suite du remplacement de CEREBYX i.m. par phénitoine
sodique oral chez des sujets épileptiques (Réactions
indésirables survenues dans au moins 2 % des cas traités
par CEREBYX)
|
Appareil
ou système/Réaction indésirable
|
CEREBYX
par voie i.m.
N=179
|
phénitoine
sodique oral
N=61
|
|
Corps
entier
|
|
Céphalée
|
8,9
|
4,9
|
|
Asthénie
|
3,9
|
3,3
|
|
Blessure
accidentelle
|
3,4
|
6,6
|
|
Appareil
digestif
|
|
Nausées
|
4,5
|
0
|
|
Vomissements
|
2,8
|
0
|
|
Système
hématologique et lymphatique
|
|
Ecchymose
|
7,3
|
4,9
|
|
Système
nerveux
|
|
Nystagmus
|
15,1
|
8,2
|
|
Tremblement
|
9,5
|
13,1
|
|
Ataxie
|
8,4
|
8,2
|
|
Incoordination
|
7,8
|
4,9
|
|
Somnolence
|
6,7
|
9,8
|
|
Étourdissements
|
5,0
|
3,3
|
|
Paresthésies
|
3,9
|
3,3
|
|
Hyporéflectivité
|
2,8
|
4,9
|
|
Peau
et annexes
|
|
Prurit
|
2,8
|
0
|
Réactions indésirables
au cours de lensemble des essais cliniques: Dans lensemble
des essais cliniques, 859 sujets ont été traités
par CEREBYX. Toutes les réactions indésirables observées
au moins deux fois sont énumérées ci-dessous,
sauf celles qui figurent déjà dans les tableaux ou
les énumérations qui précèdent. Ces
réactions sont classées par catégories selon
lappareil ou le système atteint, puis énumérées
par ordre de fréquence décroissante, selon les définitions
suivantes: les réactions indésirables fréquentes
sont survenues chez plus de 1 sujet sur 100; les réactions
indésirables peu fréquentes sont survenues chez 1
sujet sur 100 à 1 sur 1000.
Corps entier: Réactions fréquentes: fièvre,
réaction au point dinjection, infection, frissons,
oedème facial, douleur au point dinjection; réactions
peu fréquentes: septicémie, inflammation au point
dinjection, oedème au point dinjection, hémorragie
au point dinjection, syndrome grippal, malaises, oedème
généralisé, état de choc, réaction
de photosensibilité, cachexie, cryptococcose.
Appareil cardiovasculaire: Réaction fréquente:
hypertension artérielle; réactions peu fréquentes:
arrêt cardiaque, migraine, syncope, hémorragie cérébrale,
palpitations, bradycardie sinusale, flutter auriculaire, bloc de
branche, cardiomégalie, infarctus cérébral,
hypotension orthostatique, embolie pulmonaire, allongement de lintervalle
QT, thrombophlébite, extrasystoles ventriculaires, insuffisance
cardiaque congestive.
Appareil digestif: Réaction fréquente: constipation;
réactions peu fréquentes: dyspepsie, diarrhée,
anorexie, hémorragie gastro-intestinale, sialorrhée,
anomalies de la fonction hépatique, ténesme, oedème
lingual, dysphagie, flatulence, gastrite, iléus.
Système endocrinien: Réaction peu fréquente:
diabète insipide.
Système hématologique et lymphatique: Réactions
peu fréquentes: thrombopénie, anémie, leucocytose,
cyanose, anémie hypochrome, leucopénie, adénopathie,
pétéchies.
Métabolisme et nutrition: Réaction fréquente:
hypokaliémie; réactions peu fréquentes: hyperglycémie,
hypophosphatémie, alcalose, acidose, déshydratation,
hyperkaliémie, cétose.
Appareil locomoteur: Réaction fréquente: myasthénie;
réactions peu fréquentes: myopathie, crampes aux jambes,
arthralgie, myalgie.
Système nerveux: Réactions fréquentes:
hyperréflectivité, trouble délocution,
dysarthrie, hypertension intracrânienne, anomalie de la pensée,
nervosité, hypoesthésie; réactions peu fréquentes:
confusion, secousses musculaires, signe de Babinski, paresthésie
péribuccale, hémiplégie, hypotonie, convulsion,
syndrome extrapyramidal, insomnie, méningite, dépersonnalisation,
dépression du SNC, dépression |