| PRÉCAUTIONS |
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Généralités
L'augmentation ou la diminution de la dose de mésuximide
doit se faire progressivement, tout comme l'ajout ou le retrait
d'un autre médicament. L'interruption soudaine de la médication
antiépileptique peut déclencher l'état de petit
mal.
Administré seul dans des états épileptiques
de type mixte, le mésuximide peut, dans certains cas, accroître
la fréquence des crises tonicocloniques généralisées
(grand mal).
Troubles hématopoïétiques
Des dyscrasies sanguines, dont certaines ont eu une issue fatale,
ont été signalées en association avec l'emploi
des imides succiniques; il convient donc de procéder à
des numérations globulaires périodiques. Il faut aviser
les patients de communiquer sans délai avec leur médecin
en cas d'apparition de signes ou de symptômes d'infection
(par ex. mal de gorge, fièvre, etc.); en pareilles circonstances,
il convient de procéder à une numération globulaire.
Insuffisance hépatique ou rénale
Des changements morphologiques et fonctionnels du foie ont été
signalés chez des animaux ayant reçu des imides succiniques,
y compris le mésuximide. Par conséquent, le mésuximide
doit être administré avec une extrême prudence
en présence d'une affection rénale ou hépatique.
Il est recommandé de soumettre tous les sujets qui prennent
ce médicament à des analyses d'urine et à des
épreuves d'évaluation de la fonction hépatique
à intervalles réguliers.
Maladies auto-immunes
Des cas de lupus érythémateux disséminé
ont été signalés lors de l'emploi du mésuximide.
Le médecin doit en tenir compte.
Troubles psychiatriques
On recommande au médecin traitant de cesser graduellement
l'administration du médicament dès l'apparition de
signes inhabituels de dépression, d'agressivité ou
d'autres modifications du comportement.
Renseignements à l'intention des patients
Le mésuximide peut altérer les capacités mentales
et physiques nécessaires à l'exécution de tâches
potentiellement dangereuses, telles que la conduite d'un véhicule
motorisé ou d'autres activités requérant de
la vigilance; il faut en avertir les patients.
Il faut aviser les patients de l'importance de suivre à la
lettre le schéma posologique prescrit.
Il faut aviser les patients de communiquer sans délai avec
leur médecin en cas d'apparition de signes ou de symptômes
d'infection (par ex. mal de gorge, fièvre, etc.).
Interactions médicamenteuses : Étant donné
que CELONTIN (mésuximide) peut entrer en interaction avec
les autres agents anti-épileptiques administrés en
concomitance, il faut mesurer périodiquement la concentration
plasmatique de ces agents (par ex., le mésuximide peut faire
augmenter la concentration plasmatique de la phénytoïne
et du phénobarbital).
Lamotrigine : Le mésuximide peut abaisser les concentrations
sériques de lamotrigine. Lorsque le mésuximide est
employé en concomitance avec la lamotrigine, il peut être
nécessaire de régler la posologie de la lamotrigine
au moment d'amorcer ou d'interrompre un traitement par le mésuximide.
Grossesse : D'après des rapports récents, il existe
un lien entre l'emploi d'anticonvulsivants chez des femmes épileptiques
enceintes et l'augmentation de la fréquence de malformations
congénitales chez les enfants nés de ces femmes. La
fréquence des malformations congénitales, qui est
d'environ 2 % dans la population générale, peut doubler
ou tripler chez les enfants de femmes épileptiques traitées.
Cette augmentation est en majeure partie imputable à des
anomalies particulières, dont des malformations cardiaques
et des fentes labiopalatines. Néanmoins, la grande majorité
des femmes épileptiques sous traitement anticonvulsivant
donnent naissance à des enfants normaux.
Même si plus de données concernent la phénytoïne
et le phénobarbital, il ne faut pas oublier que ce sont aussi
les anticonvulsivants le plus souvent prescrits. Certains rapports
évoquent toutefois la possibilité qu'un tel lien puisse
être établi avec d'autres anticonvulsivants, y compris
la triméthadione et la paraméthadione. Il est cependant
possible que d'autres facteurs, telles une prédisposition
génétique ou l'épilepsie proprement dite, contribuent
à la fréquence accrue de malformations congénitales
ou en soient principalement responsables.
On ne doit pas interrompre la médication antiépileptique
chez les patientes dont le traitement vise à prévenir
les crises majeures, sous peine de précipiter l'apparition
de l'état de mal et d'une hypoxie pouvant mettre en danger
tant la mère que l'enfant à naître. En ce qui
concerne les médicaments administrés pour prévenir
les crises d'épilepsie mineures, on doit, dans chaque cas,
peser le risque que comporte l'interruption du traitement avant
ou pendant la grossesse contre le risque de malformations congénitales,
en tenant compte des antécédents familiaux.
On doit inciter les femmes épileptiques en âge de procréer
à consulter un spécialiste et à signaler sans
tarder toute grossesse à leur médecin. Si le bien-fondé
du traitement antiépileptique est remis en question, il convient
de consulter un spécialiste.
Il faut garder à l'esprit les considérations qui précèdent
et n'administrer le mésuximide aux femmes aptes à
procréer que si les bienfaits thérapeutiques escomptés
pour la mère l'emportent sur les risques pour le ftus.
Allaitement : Le mésuximide passe dans le lait maternel.
Comme ses effets sur l'enfant nourri au sein sont inconnus, il faut
l'utiliser avec prudence chez les mères qui allaitent, et
seulement lorsque les bienfaits du traitement l'emportent manifestement
sur les risques.
Amoindrissement des facultés : Le mésuximide peut
altérer les capacités mentales et physiques nécessaires
à l'exécution de tâches potentiellement dangereuses,
telles que la conduite d'un véhicule motorisé ou d'autres
activités requérant de la vigilance; il faut en avertir
les patients.
CONSEIL AUX PHARMACIENS ET AUX PATIENTS : Étant donné
que le mésuximide a un point de fusion relativement bas (51,1
°C), il faut éviter de le conserver dans des endroits
où la température peut monter (voiture, camion ou
à proximité d'une conduite de vapeur). Ne pas remettre
ni prendre les capsules qui ne sont plus pleines ou dont le contenu
a fondu. L'efficacité du produit peut être altérée.
Craint la chaleur (40 °C).
| RÉACTIONS
INDÉSIRABLES |
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Organisme entier : douleur
abdominale, fièvre, céphalées et lupus érythémateux
disséminé (voir PRÉCAUTIONS, Maladies
auto-immunes)
Appareil digestif : anorexie, constipation, diarrhée,
douleur épigastrique, nausées et vomissements
Système hémolymphatique
: éosinophilie, leucopénie, monocytose et pancytopénie
avec ou sans aplasie médullaire (voir PRÉCAUTIONS,
Troubles hématopoïétiques)
Paramètres métaboliques
et nutritionnels : porphyrie et perte pondérale.
Système nerveux :
agressivité, ataxie, hallucinations auditives, dépression,
étourdissements, somnolence, insomnie, irritabilité,
nervosité et psychose.
La somnolence, l'ataxie et les
étourdissements sont les effets indésirables signalés
le plus fréquemment.
Les anomalies psychologiques signalées comprennent : confusion,
instabilité, ralentissement mental, dépression, comportement
hypocondriaque et agressivité. De rares cas de psychose,
de comportement suicidaire et d'hallucinations auditives ont également
été rapportés (voir PRÉCAUTIONS, Troubles
psychiatriques).
Appareil respiratoire : hoquet
Peau et annexes cutanées : éruptions cutanées,
syndrome de Stevens-Johnson et urticaire
Sens : vision trouble et photophobie
Appareil génito-urinaire : hématurie microscopique
et protéinurie
Divers : dème périorbitaire et hyperémie
| SYMPTÔMES
ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE |
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Une surdose peut causer des nausées
et des vomissements et entraîner un effet dépresseur
sur le SNC, comme un coma avec insuffisance respiratoire. Un empoisonnement
au mésuximide peut évoluer en deux phases. Après
un état comateux initial, des patients ont repris conscience
pour retomber dans le coma en moins de 24 heures. Le N-déméthylmésuximide,
un métabolite actif du mésuximide, serait responsable
de cette évolution biphasique. En cas d'empoisonnement au
mésuximide, il faut surveiller la concentration plasmatique
du N-déméthylmésuximide. Une concentration
supérieure à 40 mcg/mL a causé une intoxication
et des cas de coma se sont produits à une concentration de
150 mcg/mL (voir MODE D'ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).
Traitement : Le traitement devrait inclure des mesures pour faire
vomir (sauf en présence d'obnubilation, de coma ou de convulsions
ou devant l'imminence de ces états) ou un lavage d'estomac,
l'administration de charbon activé et d'un purgatif et divers
soins de soutien. Une hémoperfusion au charbon activé
peut contribuer à éliminer le métabolite N-déméthylé
du mésuximide. Une hausse provoquée de la diurèse
et l'exsanguinotransfusion sont inefficaces.
| POSOLOGIE
ET ADMINISTRATION |
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La posologie optimale (suffisante
pour maîtriser les crises sans causer pour autant d'effets
indésirables gênants) doit être déterminée
par essai et adaptée en fonction des besoins individuels.
Le schéma thérapeutique proposé prévoit
l'administration de 300 mg/jour la première semaine, dose
qui peut être augmentée au besoin au cours des 3 semaines
subséquentes à raison de 300 mg/jour à intervalles
d'une semaine jusqu'à concurrence de 1200 mg/jour.
Composition
Chaque capsule jaune et orange contient 300 mg de mésuximide.
Excipients : amidon de maïs; composition de la capsule : gélatine,
jaune no 6 F.D.C., jaune no 10 D.C. et rouge no 3 F.D.C. Énergie
: 1,57 kJ (0,38 kcal). Sans gluten, lactose, parabène, sodium,
sulfite ni tartrazine.
Stabilité et conservation
Conserver CELONTIN (mésuximide) à une température
se situant entre 15 et 30 °C, à l'abri de la lumière,
de l'humidité et de la chaleur excessive.
| PRÉSENTATION |
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Chaque capsule CELONTIN (mésuximide)
jaune et orange est dosée à 300 mg et porte l'inscription
Parke-Davis. Flacons de 100.
| RENSEIGNEMENTS
PHARMACEUTIQUES |
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Substance médicamenteuse
Dénomination commune : mésuximide
Dénomination chimique : (±)-1,3-diméthyl-3-phénylpyrrolidine-2,5-dione
Formule brute : C12H13NO2
Poids moléculaire : 203,24
Intervalle de fusion : 50 à
56 oC
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